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The ALGORITHM - Polymorphic Code (2012)
Par DARK MORUE le 21 Janvier 2013          Consultée 5238 fois

Salut, c'est moi, DarkMorue, et aujourd'hui sur Nightfall je vais vous parler d'un album de musique électronique qui a gagné sa présence sur le site grâce à des grosses guitares saccadées qui font mosher jusqu'au plafond. Parce que oui, elle est là la question que vous vous êtes tous posés, toutes mes groupies, tous autant que vous êtes (roh c'est bon ça va, laissez-moi rêver) : en dehors de son Brutal Death dégueulasse, elle écoute quoi la Morue noire ? Du Goregrind ? De la Harsh noise ? Du Punk/Rock ? BABYMETAL ?
Ouais, mais non. Grosse préférence pour la musique électronique, IDM, orienté cyber. A très fortes doses de AMON TOBIN, ORBITAL, APHEX TWIN, STENDECK et autres HECQ pour citer les meilleurs. Si ça fait bzoing-scratch et que ça envoie en transe ou dans l'espace, c'est cool, et les meilleurs labels du monde c'est Warp et Tympanik Audio et mon maître à penser de chez Forces Parallèles c'est Saskatchewan.
Voilà, on fixe le décor et on parle de THE ALGORITHM si vous le voulez bien. Groupe assez original et sans trop de précédent qui m'a foutu une énorme gifle et dont je ne décroche pas (Anesthetize13, merci et dédicace).

Alors alors, c'est un One-Man Band (un DJ en quelque sorte) personnifié par un certain Rémi Gallego, qui est français (YEAH!), et qui verse dans la Djentstep.
Nan cherchez pas, ça veut rien dire, c'est une étiquette autoproclamée rigolote, en pratique ça signifie que c'est un mélange de Djent/Mathcore avec des éléments empruntés à la Trance, la Techno et la Dubstep, et c'est un beau moyen de faire écouter de l'électro aux metalleux et leur prouver que NON, le genre ne ressemble pas du tout à David Guetta (préjugé quand tu nous tiens, dire qu'on a la même chose avec le Hip-Hop...).
Bref, "Polymorphic Code" fait donc suite à deux démos de grande qualité mais bien plus crues et violentes, rappelant presque WHOURKR vu l'agression et le son de guitares cru et grésillant. Désormais, on a freiné sur la hargne et les penchants Brostep casse-burnes, et il faut l'avouer tout de suite, pris comme un album de Metal, c'est totalement de la merde.
Le travail sur les guitares est très faible, quelques notes, quelques rythmiques qui surgissent ça et là régulièrement mais linéairement pour donner un appui relativement pauvre, que si vous attendez une claque saccadée et complexe digne de MESHUGGAH vous risquez d'être déçus et de pleurer à chaudes larmes, et l'apport de batterie véritable sur certains morceaux ("Trojans" pour le plus notable) n'y change pas grand chose. Seule "Access Granted" arrive à sauver la mise avec un riff syncopé bien puissant pour nous accueillir d'office, mais rien de bien fou et de jamais entendu auparavant.
Par contre, une fois qu'on a bien compris que l'on est tout simplement PAS en présence d'un album de Metal, la claque est de mise. Parce que si aux premières écoutes ça m'a semblé juste sympa, j'ai terminé par totalement sombrer dans cet album d'une richesse assez impressionnante.

Vous voyez un peu IGORRR ? On va dire que THE ALGORITHM est sa version sage, sérieuse et focalisée. En gros ça n'a rien à voir dans l'esprit mais l'approche de la musique est la même.
Les guitares ne sont là que pour servir de charpente à une armada de bidouillages, jouant énormément plus sur les textures des riffs que sur le riff lui-même. Plongé dans une ambiance cybernétique totalement digitalisée, on nage dans les océans de pixels spatiaux de chez ACCESS TO ARASAKA mais le tout coloré par le ORBITAL des débuts shooté aux sonorités acides et 8-Bit virevoltantes et flamboyantes. Et le pire dans tout ça c'est qu'on n'a strictement aucune linéarité, que tous les morceaux sont incroyablement bien construits et tous clairement identifiables.
Bon, certes, on démarre calmement avec une "Handshake" assez basique qui nous fait faire un rapide tour du propriétaire, mais c'est avec l'hymne absolu "Bouncing Dot" que les choses sérieuses démarrent. Enchaîner de manière si fluide ambiant iridescent, hachure Djent céleste, passage House Dance agrémenté de wub-wub dustepiens, véritables riffs de synthé rehaussés et lignes mélodiques magnifiques... Mais putain de merde quoi ! Comment j'ai pu vivre aussi longtemps sans ça ?

Et tous ces ingrédients, on les trouve parsemés dans tous les coins, avec des ambiances très changeantes. On peut avoir affaire à du très sombre parfois, comme la doublette "Trojans"-"Access Granted", le premier tendant un peu l'ambiance sans oublier de faire retomber quelques séances de clubbing nocturne au moment opportun, alors que le second verse carrément dans le bourrinage Metal pur et simple, avec deux premières minutes violentes, soudainement interrompues par une sorte de Dub enfumée avant de repartir de plus belle, s'emballant de plus en plus avec les battements de notre cœur jusqu'à un final apocalyptique annoncé par une voix samplée jouissive.
Mais jamais on ne perd de vue l'exercice de style pratiqué, et ce malgré la multitude de genres et de sonorités brassées (purée on passe des travaux ambiants de chez APHEX TWIN à des jolis sons Nintendo ("Null") sans jamais oublier des beats magnifiquement ciselés ou lourds et gras empruntés à la dubstep justement). Aussi, si relativement régulièrement une grosse guitare revient derrière masser les tympans des chevelus, on peut tout aussi bien se retrouver à danser en boîte de nuit entouré de grosses Biatches alcoolisées. Mais merde quoi, la seconde moitié de "Null", ou alors cette "Logic Bomb" qui est un véritable tube Electro/House au tapis de basse rampant et aux mélodies superbement accrocheuses malgré sa grosse tension latente explosant en de nombreux points !
Bref, tout ça pour mener à un morceau final assez différent, commençant comme de la Minimale assez progressive prenant peu à peu en ampleur pour au final mettre le feu au Dancefloor jusqu'à des Bass Drop virulents, avant que la voix off nous informe que c'est le merdier, tout se coupe, et une énorme déflagration arrive et la montée en puissance résultant fait souffler l'air des baffles jusqu'à nous coller au mur opposé. Finit.

Non, sérieusement, c'est la première fois que j'ai affaire à un album pareil. Si quelqu'un a une idée d'un truc ressemblant, je suis preneur. Parce que brasser Metal rythmique, IDM et electro aux sonorités Old School, c'est quand même raisonnablement méga-bandant. Là pour le coup un courant d'air frais souffle car si on avait très souvent vu des groupes de Metal incorporer des élements cyber-electroniques, l'inverse est beaucoup plus rare (la Hardcore ça compte pas, BONG-RA si tu m'entends...). J'espère que le Metal du futur s'inspirera de ça en tout cas.
En attendant, le résultat est juste époustouflant. Voir Djent et Step dans l'étiquette fait peur parce que désolé mais une collaboration SKRILLEX-PERIPHERY c'est peut-être le dernier truc que j'ai envie de voir, mais au final cette auto-proclamation est totalement falsifiée et dévoile une musique riche et prenante malgré un unique titre en dessous du reste car ne proposant rien de bien neuf ("Warp Gate Exploit" pour ne pas le nommer).
De quoi ouvrir les portes de la musique électronique intelligente à presque tous les metalheads. Dans mon entourage je compte limite même plus les convertis. Rien que pour ça ça vaut la Sélection nan ?

Zdoing Bzt Clac Boum : un très mauvais album de Metal, mais une œuvre de Techno-Trance-Step-Cyber bluffante. Ouvrez grand l'esprit et jouissez fort.

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   (3 chroniques)



- Rémi Gallego (programmation)
- Mike Malyan (batterie live)


1. Handshake
2. Bouncing Dot
3. Trojans
4. Access Granted
5. Logic Bomb
6. Warp Gate Exploit
7. Null
8. Panic



             



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