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CELTIC FROST - Monotheist (2006)
Par DARK BEAGLE le 20 Janvier 2019          Consultée 281 fois

2006. CELTIC FROST revient sur le devant de la scène avec "Monotheist", le disque que les fans n’attendaient plus. Mais au-delà d’un nouvel opus, la question était de savoir ce que le groupe pourrait bien proposer après toutes ces années de silence, où de nombreux groupes se sont servis de son héritage pour forger leur propre légende noire. Les Suisses pouvaient-ils encore se montrer avant-gardistes comme ils le furent glorieusement durant une bonne partie des années 80 ? Certainement pas. Mais quel visage allait prendre leur offrande ?

Pour avoir un semblant de réponse, commencez par regarder cette pochette. Insistez bien, jusqu’à ce qu’elle vous mette mal à l’aise, ce qu’elle ne manquera pas de faire immanquablement. CELTIC FROST se fait plus lent, plus sombre, plus macabre que jamais. Il prend des allures Doom, il se veut funeste, sans le moindre espoir. Thomas Gabriel Warrior n’aura jamais chanté comme cela, même pas à l’époque de "To Mega Therion" où il se faisait le chantre de l’agressivité. Ici, il se fait plus guttural, même s’il laisse parfois échapper un de ses célèbres « huh », il se mue en un maître de cérémonie venu des abysses.

"Monotheist" est un disque qui ne respire pas la joie. Comme tous les albums de CELTIC FROST me direz-vous. Mais ici, le malaise devient presque palpable. L’intelligence des Suisses est de ne pas avoir repris les affaires là où elles ont été laissées, ce qui aurait donné un disque passéiste et trop prévisible. Bien sûr, on retrouve certains marqueurs, la formule n’allait pas être changée à 100%. Le chant féminin est toujours présent, toujours aussi bien utilisé, bien mieux que beaucoup de formations plus modernes ! La justesse du propos est toujours présente, également. Mais les compositions s’étendent pour durer, l’album contient quelques-unes des pièces les plus longues proposées par le groupe.

Et c’est un voyage dans l’univers de l’occulte que nous accomplissons, la plupart des textes étant inspirés par les écrits d'Aleister Crowley, nimbés d’une musique pesante, angoissante. CELTIC FROST nous a concocté la bande-son la plus horrifique qui soit, comme en témoignent "Progeny" ou "Totengott", l’ouverture angoissante du triptyque final. Mais le tout est entrecoupé de moments de paix comme le magnifique "Drown In Ashes", espèce de petit frère moins théâtral des "Tristesses De La Lune" ou encore avec "Obscured". Les voix féminines viennent vraiment apporter des îlots de paix. Tout le reste est mené tambour battant par un Warrior possédé ou même par Martin Eric Ain, qui prend le micro sur quelques titres, dont un "A Dying God Coming Into Human Flesh" dont les paroles, très répétitives, donnent un rendu terrifiant.

Ce disque suinte le mal. Il est d’une efficacité remarquable et si on l’écoute dans le noir (oui, je sais, c’est complètement idiot), c’est à ce moment que son atmosphère particulière se déclare le mieux, qu’elle se fait la plus oppressante. CELTIC FROST n’est plus à l’avant-garde du genre, il a laissé trop de temps passer pour cela. Mais son empreinte est toujours bien présente et s’il se fond complètement à travers ce qu’il a lui-même contribué, il ne ressemble en aucun cas à un suiveur. Il délivre un album comme une offrande noire à des fans qui n’en attendaient pas tant. Un disque magnifique, qui sera cette fois-ci le véritable chant du cygne d’une formation hors du commun.

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   (8 chroniques)



- Tom Gabriel Fisher (chant, guitare)
- Martin Eric Aim (basse, chant)
- Franco Sesa (batterie)


1. Progeny
2. Ground
3. A Dying God Coming Into Human Flesh
4. Drown In Ashes
5. Os Abysmi Vel Daath
6. Obscured
7. Domain Of Decay
8. Ain Elohim
9. Triptych : Totengott
10. Triptych : Synanoga Satanae
11. Triptych : Winter (requiem, Chapter Tree: Finale)



             



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