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The WOUNDED KINGS - Consolamentum (2014)
Par MEFISTO le 5 Avril 2014          Consultée 1973 fois

J'ai appris à aimer le Doom avec les années. Ça m'a pris plus de patience qu'avec un autre style, mais vous savez que j'ai chroniqué pas mal d'albums de ce genre et que c'est chaque fois un plaisir. J'espace les chroniques pour ne pas devenir blasé et, surtout, que ce soit une satisfaisante expérience renouvelée qui m'attende. J'ai même eu la chance de suivre certains groupes depuis leurs débuts, dont les Anglais de The WOUNDED KINGS, que je respecte énormément. Leurs albums sont différents l'un de l'autre et nous entraînent dans des dimensions aussi disparates que le film d'horreur au délire psychédélique.

Le quintette a opéré son premier gros changement en 2011, sur "In The Chapel Of The Black Hand", après deux albums plus personnels et absolument magnifiques : George Birch, cofondateur avec Steve Mills, a quitté au profit de... quatre nouveaux membres ! Quatre personnes pour en remplacer une ? C'était aussi bien de payer parce que... Le verdict ? The WOUNDED KINGS a perdu un peu de sa touche unique avec un disque plus accessible, plus Funeral Doom que mystérieux comme les deux premiers. Mais bon, la qualité était encore au rendez-vous, ça bourdonnait toujours autant, les atmosphères à l'orgue et au synthé décontenançaient suffisamment pour convaincre les fans que ce virage brusque était une bonne décision.

Cette remise en question a aussi été l'heure pour une chanteuse de faire son apparition dans le groupe. Cette dernière a rapidement mis tout le monde d'accord, ou presque, sur l'étendue de son talent. Et la plus grande vedette de "Consolamentum" est encore une fois Sharie Neyland, qui repousse les limites du chant fantomatique et possédé. Écoutez sa performance sur la pièce-titre et à la fin de "The Silence", vous entendrez une artiste au sommet. Les Américains diraient qu' « elle se classe tout là-haut ». Neyland est selon moi ce que le Doom de cette teneur, c'est-à-dire mi-épique mi-funeral, doit être. Son timbre donne la chair de poule, hypnotise, agit comme une bonne dose d'opium et donne envie de partir sur une galère d'enfer.

Elle se moule à merveille dans les riffs boueux et les distorsions que ses comparses enfantent, s'amuse comme une foule à étirer les notes, à abuser des trémolos et dramatiser les messages bizarres qu'elle nous livre, qu'elle ait vu le diable en personne ou qu'elle joue les obsessives. Je ne suis pas certain que j'aimerais qu'elle me coure après, genre Glenn Close dans Fatal Attraction... Sur "Lost Bride", c'est assez troublant de la voir incarner ce rôle, après qu'elle se soit échauffée sur "Gnosis", long morceau plutôt classique. Elle se dépasse comme j'écrivais plus haut sur la vaporeuse "Consolamentum" et met un gros point d'exclamation sur "The Silence", seule pièce au-dessus de dix minutes sur l'album qui surprenne vraiment.

Après ? Ben on a des interludes, trois en fait, pour ces quatre vraies pièces. OK, le groupe nous a habitués à ce genre de skeud, mais il se dégage de cette cuvée des Anglais un sentiment d'inachevé. Deux ans et demi pour pondre un album de la sorte ? Enlevez les entractes et on tombe à 40 minutes tout juste d'un gros Doom bien fuzzé et occulte, mais c'est trop peu. The WOUNDED KINGS ne fait ici qu'effleurer ce qu'avant il détruisait d'un seul souffle. De là à dire qu'il se ramollit, non, mais il semblerait que la nouvelle formule du groupe commence déjà à tourner en rond. Heureusement que Sharie est là pour sauver les meubles et nous offrir les quelques moments notables du disque, parce que je ne saurais quoi penser de mes chouchous...

Une semi-déception donc, qui ne vaut pas plus que trois étoiles. C'est bon, sans plus. Eh merde que ça finit mal une chronique...

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- Sharie Neyland (chant)
- Steve Mills (guitare, synthé)
- Alex Kearney (guitare)
- Mike Heath (batterie)
- Al Eliadis (basse)


1. Gnosis
2. Lost Bride
3. Elige Magistrum
4. Consolamentum
5. Space Conqueror
6. The Silence
7. Sacrifice



             



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