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BRUTAL DEATH TECHNIQUE  |  STUDIO

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NILE - At The Gate Of Sethu (2012)
Par DARK MORUE le 6 Août 2012          Consultée 6741 fois

Un nouvel album de NILE est toujours un événement dans le monde du Metal tout entier. Allez savoir pourquoi, malgré la brutalité d'une intensité monstre dégagée par le combo, il fait parti des seuls groupes de Brutal Death actuels transcendant véritablement les barrières des genres et connus du grand public (rajouter autant de guillemets que vous le voulez). Pourquoi ? C'est pas compliqué, trois premiers albums monstrueux avec le parfait "In Their Darkened Shrines" pour apogée, ainsi que plein plein de références à l’Égypte antique qui font croire à un combo méga original et atmosphérique !

Bref, je vais être clair, pour moi, NILE reste plus que surestimé. Déjà merci tous les fans qui se masturbent sur les ambiances développées, ça rappelle autant l’Égypte antique que le bal musette de Tati Jeanette. Oriental je veux bien, les albums solo de Karl Sanders ayant une sacré veine Indienne dans les sonorités, mais sérieusement, qui peut me dire dans la salle à quoi ressemblait la musique de l’Égypte Antique ?... Donc ils sont bien mignons à caler trois interludes reprenant le générique de Papyrus et une pyramide sur la pochette mais faut relativiser un peu. NILE est un groupe de Brutal Death pur et dur, méchant, technique et majestueux, qui fait un travail exceptionnel en tant que tel, mais ne développant plus la moindre forme d'ambiance depuis l'album culte cité dans l'intro.
Et d'ailleurs cette histoire commençait à sentir le pâté, entre un "Ithyphallic" foiré et un "Those Whom The Gods Detest" qui tournait à vide pendant quasi 30min avant de décoller...

Et là on redore le blason. Enfin. Un album homogène. On l'attendait plus. Enfin de quoi donner raison aux cohortes de fans aveugles, enfin de quoi vraiment élever le combo au dessus de la masse grouillante du Brutal Death Technique.
"At The Gate Of Sethu" frappe fort d'office : aucun titre à jeter. Et aussi une orientation plus radicale que jamais. Le côté oriental est totalement dissocié, à part quelques interludes repompées de "Saurian Exorcism" on tranche dans le lard avec toujours plus de férocité. C'est là que l'album déçoit au début. L'orientation toujours plus brutale, technique et rapide fait décrocher. Comme s'ils avaient voulu asseoir leur domination et mettre la branlée niveau maîtrise à toutes les étoiles montantes. La première partie de l'album est donc totalement démentielle de démonstration mais presque insuivable pour les oreilles vierges. Assimilation requise. Mais une fois le tout un peu décanté, les frénétiques "Enduring The Eternal Molestation Of Flame" ou "The Inevitable Degradation Of Flesh" explosent véritablement sous leur jour épique et conquérant (pfouah ces riffs d'intro, la vache) en plus d'en coller plein les mirettes, la poudre aux yeux lancée ne se dissipant absolument pas par la suite.

Mais d'autres changements se font dans la forme. Outre le fait que le groupe fonce vraiment dans le tas, la production se fait un peu plus sale que sur les albums précédents, ce qui est un comble pour un produit Nuclear Blast... Changement de taille au niveau du chant également. N'ayant jamais été un point fort de la musique de NILE, le chant de Dallas (qui sans ses cheveux ressemble maintenant à un beau mélange de John Gallagher et Devin Townsend) un poil plus hurlé façon Old School passe mieux que les grunts pénibles d'avant, renforcé par le guttural d'outre tombe de Sanders plus profond et présent que sur les albums précédents, ses interventions étant toujours pertinentes et abyssales. Les parties vocales du single "The Fiends Who Come To Steal The Magick" risquent d'en hanter plus d'un, le répondant de la voix caverneuse aux chants clairs désespérés laissant quelques frissons. Encore mieux, les titres lents sont cette fois réussis ! Bien que "When My Wrath Is Done" sonne assez étrangement de par son concept de mid-tempo rapide (?) avec quelques courtes orchestrations bien épiques comme il faut, ce sont surtout les deux derniers morceau de l'album qui font mettre un genou à terre en reprenant une tonalité solennelle et épique.

Donc certes, on en prend encore plein la gueule, le jeu est toujours aussi élevé, Mr George Kollias nous montre encore ses nouveaux bras bioniques et son endurance à toute épreuve, les solo fusent à la vitesse de la lumière ("The Inevitable Degradation Of Flesh") et n'importe quel passage de 30sec pris au pif pourrait servir de dernier niveau pour Guitar Hero 98, mais on oublie pas de rester cohérent et efficace. Et le mieux dans tout ça c'est quand une lead sort de nulle part. La dimension totalement épique et majestueuse du combo ressort plus que jamais lors de l'énormissime "The Gods Who Light Up The Sky At The Gate Of Sethu", le meilleur titre de l'album et une nouvelle pierre angulaire de leur discographie, tout comme la percée lumineuse sur "Supreme Humanism Of Megalomania". Purée je pourrais presque remplir les normes de taille d'une chro de NIME juste en écrivant tous les titres en entier...
Et que dire de cette fin d'album d'une lourdeur à réveiller la momie d'une... Rah putain j'essayais de ne pas tomber dans le cliché de la référence à l'Egypte, gnnnn désolé je m'accroche c'est bientôt fini... M'enfin bref, passé la grandiloquente et sombre "Supreme Humanism", accrochez vous pour la virée "The Chaining". Intro désertique à la flûte, puis c'est parti pour en retourner tout le Sahara et ensevelir l'auditeur sous des tonnes de sables mal famés, Sanders se faisant menaçant voir même effrayant, on en flirte presque avec une esthétique de Slam Death Technique (gné?) et torturé, pesant et rampant, énorme réussite étreintante et poignante...

Bref, jusque là je m'en cache pas, je faisais plutôt partie des détracteurs et je n'attendais absolument pas "At The Gate Of Sethu" au vu de leurs réalisations précédentes. C'était sans compter toute l'habileté du trio démoniaque, qui fait du NILE uniquement pour les amateurs de NILE, n'innovant au final en rien mais se servant plutôt de tout leur talent pour nous servir leur œuvre la plus solide depuis une bonne décennie. Et comme d'habitude on ajoute à ça un artwork magnifique bien que la véritable pochette me rappelle un peu trop le "Impressions In Blood" de VADER, le renouvellement c'est pas trop le truc de Seth, mais le digipack arrache la rétine bien comme il faut, avec toujours les explications et les titres bonus en version instrumentale pour faire Gruuuuuuuh en karaoké.
Bref, 2012 est décidément un bon cru et marque le retour gagnant de tous les poids lourds ou presque, pas d'exception ici, et même un nouveau sommet...

Carré oiseau œil pied : on stoppe encore un peu plus les ambiances en carton pour balancer un album de Death Technique parmi les meilleurs... Nouveau départ gagnant.

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   DARK MORUE

 
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- Karl Sanders (guitare, chant, basse, bidouillages ethniques)
- Dallas Toler-wade (guitare, chant, basse)
- George Kollias (batterie)


1. Enduring The Eternal Molestation Of Flame
2. The Fiends Who Come To Steal The Magick Of The Dec
3. The Inevitable Degradation Of Flesh
4. When My Wrath Is Done
5. Slaves Of Xul
6. The Gods Who Light Up The Sky At The Gate Of Sethu
7. Natural Liberation Of Fear Through The Ritual Dece
8. Ethno-musicological Cannibalism
9. Tribunal Of The Dead
10. Supreme Humanism Of Megalomania
11. The Chaining Of The Iniquitous



             



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