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QUEEN + PAUL RODGERS - Return Of The Champions (2005)
Par JEFF KANJI le 9 Avril 2012          Consultée 2693 fois

24 novembre 1991, on apprend qu’Éric Carr perd son combat contre le cancer et que l’immense Freddie Mercury est monté aux cieux. Le VIH vient de nous ôter rien de moins que le plus grand performer des vingt dernières années et laisse orphelins les tout aussi talentueux autres membres de la Reine. QUEEN, c’est terminé. Et après un ultime baroud d’honneur avec "Made In Heaven", la Reine rend son sceptre et son hermine tout en assurant l’héritage de l’un des plus grands phénomènes Rock que la Terre ait porté. John Deacon décidera même de se mettre en retraite et de laisser Brian et Roger maintenir la maison en ordre. Après avoir juré pendant des années qu’on ne les y prendrait plus (les rumeurs farfelues sur le remplacement de Freddie par George Michael ou plus récemment Robbie Williams entre autres ayant fait les choux gras de la presse britannique), les deux compères de toujours, qui jouaient déjà ensemble il y a presque quarante ans au sein de SMILE, ont participé au 46664, projet de Nelson Mandela pour récolter des fonds afin de combattre les ravages du VIH, à diverses représentations témoignant de l’immense aura de QUEEN. Et voilà que notre Brian May recroise, lors d’un meeting pour la marque Fender, l’un des chanteurs qu’il a toujours admiré et qui selon lui avait monté un groupe capable à l’époque de devenir aussi énorme que QUEEN : Paul Rodgers, l’une des plus grandes voix du Rock au sein d’abord de FREE (qui a explosé en plein vol), BAD COMPANY ou encore The FIRM. Les deux bougres ayant si bien accroché qu’un an plus tard, voilà mon Brian qui décide de partir en tournée avec Roger Taylor avec son nouveau grand copain. Cela donne QUEEN + Paul RODGERS.
Les projets QUEEN + avaient déjà rassemblé les fans, notamment le "Freddie Mercury Tribute Concert" et le "Five Live" de George MICHAEL ou la collaboration avec Elton JOHN (immortalisée sur le "Greatest Hits III"). On se doute donc que la tournée va être lucrative. Quid de la musique ? En présentant son projet QUEEN + Paul RODGERS, QUEEN reste unique en tant qu’entité (des hommages ponctuels sont rendus à Freddie Mercury tout au long du show notamment sur "These Are The Days Of Our Lives" ou encore "Bohemian Rhapsody" où la voix du chanteur nous accompagne pendant la moitié du morceau), mais interprète sur scène son répertoire et celui de son invité de luxe.

C’est à Paul Rodgers qu’incombe le rôle d’ouvrir le concert. Accompagné par une guitare acoustique, la voix d’or du chanteur entonne "Reaching Out" (extrait du projet ROCK THERAPY qu’il avait monté avec Brian May et Charlie Watts) avant d’être rejoint par la guitare rugissante de Brian May. L’espace est occupé et le guitariste a envie d’en découdre et la batterie puissante de Roger Taylor met "Tie Your Mother Down" sur orbite, nous rappelant à quel point les concerts de QUEEN étaient spéciaux. Le grand rideau nous dévoile un backing-band des plus prestigieux. Le fidèle Spike Edney, claviériste live de QUEEN sur le Magic Tour (on peut le voir assez distinctement à plusieurs moments sur le "Live At Wembley"), Jamie Moses, guitariste au sein du Brian MAY GROUP et Danny Miranda, transfuge du BLUE ÖYSTER CULT. On sent qu’on va vivre un grand show. Le son est monumental ! Les premières perles de QUEEN s’enchaînent avec "Tie Your Mother Down", "I Want To Break Free" et "Fat Bottomed Girls" et mettent en évidence les évidentes qualités d’interprétation de Paul Rodgers. On peut être rassuré, la mémoire de Freddie ne sera pas bafouée. En effet, l’ancien chanteur de FREE fait siennes les lignes de chant du défunt pour un résultat d’une homogénéité saisissante. Ainsi lorsque Paul Rodgers introduit "Wishing Well" la différence avec le répertoire de QUEEN ne se fait pas sentir, la guitare de Brian May et la batterie de Roger Taylor apportant leur couleur typique. Le passage central avec ses chœurs s’en trouve magnifié. Cela est forcément un peu plus curieux pour nous, mais les Anglais (le Live a été tourné à Sheffield) connaissent le répertoire de FREE et de BAD COMPANY aussi bien que celui de QUEEN, d’où la pertinence de cette collaboration. Néanmoins quelques morceaux ne conviennent pas au mieux à la voix bluesy du chanteur, "Another One Bites The Dust" en tête pour un résultat satisfaisant qui ne fera cependant pas oublier la prestation originale. Roger Taylor prend même le micro en lead pour interpréter une nouvelle composition, "Say It’s Not True", accompagné d’une guitare acoustique calmant l’ambiance. Celle-ci étant survoltée après "Crazy Little Thing…" où Paul Rodgers est parfaitement à son aise. Ce morceau tout en finesse, sera réarrangé pour l’album "The Cosmos Rocks". C’est ensuite à Brian May de se confier au public pour interpréter "‘39" et "Love Of My Life" toujours le théâtre d’une communion unique avec le public.

Vient ensuite pour moi le sommet du concert : cette version Blues de "Hammer To Fall" où Brian May puis Paul Rodgers nous régalent de leurs voix pleines de feeling avant que la machine ne s'emballe et retrouve son panache Hard Rock pour une démonstration de puissance intacte. L’ambiance devient un plus mollassonne avec "Feel Like Makin’ Love" pas ultra-transcendante ici, suivie par deux solos de batterie et de guitare qui mettent en évidence la dextérité des protagonistes. Mention spéciale au solo de Brian May qui nous joue même un extrait de "Chinese Torture" (extrait de "The Miracle", 1989). Et c’est sur "Last Horizon" extrait de son album "Back To The Light" que l’écran géant diffuse les premières images de Freddie Mercury, déclenchant l’hystérie des fans. Un moment de recueillement. La fibre nostalgique est encore exploitée avec "These Are The Days Of Our Lives" chantée par Roger Taylor qui montre à quel point il est un interprète doué autant en chœur qu’en lead. Sa voix s’est beaucoup adoucie avec le temps et est devenue plus mélodique. Sur la longue avant-scène (qu’il exploite au mieux) il est accompagné d’une bande de percussions, comme sur "Radio Gaga". Procédé qu’on retrouve chez X JAPAN, où les batteries pré-enregistrées accompagnent Yoshiki lorsqu’il est au piano. Les deux musiciens ont collaboré ensemble au début des années 90 et se sont sans doute inspiré l’un et l’autre. Le résultat est parfaitement transparent et ne laisse aucune impression de playback. Roger Taylor rejoint d’ailleurs sa batterie pendant "Radio Gaga" laissant le devant de scène à Paul Rodgers qui l’air de rien a de bonnes pauses dans ce concert. Mais au vu de la prestation scénique et vocale qu’il nous fait, on ne va pas lui en vouloir, d’autant qu’il faut voir comme il est beau gosse malgré ses 56 printemps.

"Radio Gaga" est le tournant du concert. En effet, c’est là qu’on remarque le plus l’absence de John Deacon (qui n’a pas souhaité prendre part à cette tournée), son jeu de basse virtuose manquant cruellement sur les breaks du morceau (même si Danny Miranda, dans un registre slappé s’en tire avec les honneurs). C’est aussi à ce moment-là que la machine va doucement monter dans les tours (les dansants "Can’t Get Enough Of Your Love" et "A Kind Of Magic") pour s’emballer jusqu’au septième ciel. Car "I Want It All", "Bohemian Rhapsody" et "The Show Must Go On" sont parmi les joyaux les plus inestimables de la couronne et mettent le public à genoux. La diffusion sur écran et sur bande du live à Wembley pendant "Bohemian Rhapsody" atteignant la tension émotionnelle maximale. Dans cette ambiance de fête, "All Right Now", l’un des plus grands classiques du Hard Rock Anglais signé FREE vient parachever ce show magistral avant l’indéboulonnable trio final "We Will Rock You" - "We Are The Champions" - "God Save The Queen".

Cette association inédite et pleine de promesses, que j’ai personnellement vue à l’oeuvre au Zénith en 2005 est un cadeau inestimable pour tous ceux qui comme moi étaient trop jeunes pour avoir vu la légende Mercuryenne sur scène. J’y ai découvert un chanteur remarquable, Paul Rodgers, et un groupe au sommet de sa forme (malgré la prise d’embonpoint conséquente de Roger Taylor) sachant se faire Hard et énergique et qui m’a fait vivre des moments inoubliables, même s’il faut reconnaître que si la partie la plus intimiste du concert passe très bien en live, elle peut sembler longuette sur DVD. Cette chronique est avant tout destinée à tous ceux qui étaient frileux à l’idée d’écouter des réinterprétations de QUEEN par d’autres cordes vocales que celle de Freddie. Pour les autres, dont je fais partie, ce CD/DVD fait partie de ma métalthèque depuis longtemps.

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   JEFF KANJI

 
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- Paul Rodgers (chant, choeurs guitare sur 7)
- Brian May (guitare, chant, choeurs)
- Roger Taylor (percussions, chant, choeurs)
- Spike Edney (claviers & choeurs)
- Jamie Moses (guitare & choeurs)
- Danny Miranda (basse & choeurs)


1. Reaching Out (rock Therapy)
2. Tie Your Mother Down (queen)
3. I Want To Break Free (queen)
4. Fat Bottomed Girls (queen)
5. Wishing Well (free)
6. Another One Bites The Dust (queen)
7. Crazy Little Thing Called Love (queen)
8. Say It’s Not True (queen)
9. ’39 (queen)
10. Love Of My Life (queen)
11. Hammer To Fall (queen)
12. Feel Like Makin’ Love (bad Company)
13. Let There Be Drums (sandy Nelson)
14. I’m In Love With My Car (queen)
15. Guitar Solo
16. Last Horizon (brian May)
17. These Are The Days Of Our Lives (queen)
18. Radio Gaga (queen)
19. Can’t Get Enough (bad Company)
20. A Kind Of Magic (queen)
21. I Want It All (queen)
22. Bohemian Rhapsody (queen)
23. The Show Must Go On (queen)
24. All Right Now (free)
25. We Will Rock You (queen)
26. We Are The Champions (queen)
27. God Save The Queen



             



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