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POWER QUEST - Blood Alliance (2011)
Par BAST le 28 Avril 2011          Consultée 3237 fois

Angleterre et Speed mélodique ont ceci dans leur association de déclencher un réflexe incontrôlable chez nombre d’entre vous, où la gorge s’ouvre et les lèvres tressautent tandis qu’un "DRAGONFORCE" scandé passe le silence à la moulinette. Pourtant, Albion la Perfide abrite une autre formation au registre équivalent, quoique plus raisonnable dans le tricotage subluminique. Son nom, POWER QUEST. Les points communs avec DRAGONFORCE sont ancrés dans le grès du registre. Car la fortune a moins souri au second qu’au premier, la faute à la fée talent qui s’est attardée plus longtemps auprès du berceau de DRAGONFORCE et fait sommairement son affaire à POWER QUEST ; manque de temps ou d’entrain, fatigue passagère, nul ne sait ce qui a motivé un tel choix chez la fée. Toujours est-il que comparer les deux groupes anglais tire un constat assez défavorable pour POWER QUEST.

Seulement, "Blood Alliance", à l’instar de quelques-unes des œuvres appartenant désormais à l’histoire de POWER QUEST ("Magic Never Dies" en tête), ne constitue pas un échec. Je vous concède - et ma franchise me perdra – qu’il plane au-dessus de cet album comme une fragrance de euh… renfermé. POWER QUEST, lui qui avait su renouveler ce qu’il fallait de son style pour surprendre gentiment, frappe ici à la porte de la redite. Toujours ce Heavy connoté FM, avec mélodies sucrées et refrains entraînants qui rappellent tantôt le travail de WUTHERING HEIGHTS ("Rising Anew"), tantôt celui de NOCTURNAL RITES ("Blood Alliance" sur lequel le timbre de Chity Somapala présente de fortes ressemblances avec celui d’Anders Zacrkisson).
Le clavier est à la fête, tirant ses notes des années 80, les riffs sont aiguisés tout en s’astreignant à ne pas trancher tout ce qui bouge (Heavy mélodique oblige), les lignes de chant poussent de la douceur dans les oreilles avec, par moments, quelques incartades plus musclées et la guitare, dans ses interventions en solo, se montre loquace, même si ce qu’elle révèle ne brille pas par son originalité ("City Of Lies", avec une renversante vitesse d’exécution).

Une manière pour moi d’opérer une transition aux gonds huilés sur une absence remarquée : l’étonnement ; la mer est calme, étale, et le voyage bien moins ahurissant qu’il n’a pu l’être par le passé. "Glorious" ou "Survive", par exemple, exhibent deux refrains correctement agencés mais à peu près aussi innovants qu’un lepéniste s’enflammant sur la manière de régler son cas à l’insécurité. POWER QUEST sait pourtant se sortir l’index du caleçon, "Better Days" en est une brillante illustration. Ce titre concentre chaleur et douceur, sirop de grenadine dans les claviers et batifolage sur la plage un week-end de fin d’été dans le refrain et les lignes de chant. Ici, sans honte du ridicule, on peut affirmer que le style POWER QUEST existe et se reconnaît.

L’album défile et les moments passés à l’assimiler s’avèrent plaisants. POWER QUEST stagne et tourne parfois en rond, cela sans perdre ni de sa sympathie ni de sa foi démesurée dans le Heavy Metal traditionnel. En outre, la cinquième tentative est généreuse (près d’une heure d’hymnes de bonne facture) et on a droit à deux pièces épiques consistantes, "Crunching The Numbers" puis "Blood Alliance".
On sait le Speed mélodique de plus en plus avare en fulgurances. Bouder POWER QUEST constituerait dès lors une faute, pas bien méchante non plus, de la part de ces amateurs épars, qu’on aperçoit parfois, au loin, agrippés à leur fragile esquif que les vagues de la modernité, de la lassitude et, il faut l’avouer, du bon goût, tentent de faire chavirer.

Note : 2,5/5.

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   BAST

 
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- Chity Somapala (chant)
- Andy Midgley (guitare)
- Gavin Owen (guitare)
- Steve Williams (clavier)
- Paul Finnie (basse)
- Rich Smith (batterie)


1. Battle Stations
2. Rising Anew
3. Glorious
4. Sacrifice
5. Survive
6. Better Days
7. Crunching The Numbers
8. Only In My Dreams
9. Blood Alliance
10. City Of Lies



             



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