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STORMWITCH - Dance With The Witches (2002)
Par DARK SCHNEIDER le 29 Mai 2010          Consultée 2520 fois

En 1994, après l’accueil mitigé de son album Shogun, STORMWITCH tira sa révérence. Conséquence inéluctable d’un contexte musical peu favorable à ce genre de groupe. Mais entre 1994 et 2002, les choses ont changé : une vague de jeunes groupe de Heavy Metal est apparue en Europe, des groupes remettant au goût du jour le Heavy des années 80’s, souvent en plus speed et mélodique. Les Suédois d’HAMMERFALL furent les ténors de ce revival Heavy et furent sans doute ceux qui tenaient le plus à cœur à rendre hommage à leurs aînés. STORMWITCH étant une de leur principale influence, voire la principale, c’est logiquement que les Suédois reprirent un de leurs morceaux et invitèrent le chanteur Andy Mück à venir l'interpréter sur scène avec eux. Reboosté par cette prestation et la demande des fans, Mück décida de remettre son groupe sur les rails. Tant pis si les anciens musiciens du combo déclinèrent l’invitation, il monta un nouveau line-up tout neuf.

"Dance With The Witches" est donc le premier fruit de cette nouvelle incarnation de STORMWITCH. Album de reformation, donc la première question qui vient à nous c’est de se demander s’il va être à la hauteur de nos espérances. Avec un line-up ne comprenant qu’un seul membre d’origine, on est en droit d’avoir des doutes. Soyons clair : "Dance With The Witches" ne constitue en aucune manière un retour fracassant, on aurait même tendance à trouver ce retour un peu timoré. On constate effectivement un certain manque de puissance en termes de compos et de production, du coup, les Allemands ont tendance à souffrir de la comparaison avec les jeunes groupes issus de la nouvelle vague.

L’album commence de façon curieuse : "Man Of Miracles", une reprise de STYX. Drôle d’idée que celle d’introduire une œuvre de reformation par une reprise mid-tempo qui ne semble pas de prime abord des plus représentatives du groupe… Néanmoins, cette reprise d’un morceau à forte tonalité moyenâgeuse en guise d’introduction annonce plutôt bien la couleur de cet opus : ce dernier s’avérant fortement empreint d’une atmosphère médiévale. Andy Mück et sa bande nous content les temps anciens aux travers de récits historiques ou de légendes. Des récits ancrés dans l’imaginaire, rien de bien original pour un groupe de Heavy Metal. La différence étant qu’Andy Mück s’avère un excellent conteur, une sorte de troubadour des temps modernes. Des compos aussi plaisantes que l’épique "Jeanne d’Arc", l’éthéré "The House Of Usher" ou le folk médiéval de "The Devil’s Bride" sont transcendées par le chant posé de Mück, qui a pris soin de gommer toutes ses erreurs de jeunesse (pas de screaming approximatifs ici).

"Dance With The Witches" se distingue par sa variété. Aucun titre ne se ressemble, le groupe se plait à distiller des atmosphères diverses dont le seul fil conducteur demeure cette tendance au médiéval ou plutôt à la musique renaissance. Le titre "Nothing More" commence comme une ballade acoustique qui rappelle l’ambiance du fabuleux "Tears By The Firelight", puis évolue de façon épique et orchestrale, soutenu par les nappes de clavier d'Alex Schmidt. Ce genre de morceau n’est finalement pas étonnant vu que ce groupe est originaire d’un pays qui constitue le marché principal d’orchestre moyenâgeux comme BLACKMORE'S NIGHT ou CORVUS CORAX.

Le title-track de l’album porte bien son nom. Morceau hommage aux fans, empreint d’une nostalgie de la première époque du groupe, ce titre très mélodique s’impose facilement comme le plus efficace de l’album, un nouveau classique pour STORMWITCH.
En revanche, l’album souffre d’une cassure évidente à partir du 10e titre. Le pataud "My World", qui pompe allègrement le riff d’"Heaven And Hell" du SAB’, se montre bien ennuyeux ; le plus épique "The Altar Of Love" et la ballade "Together", peinent par la suite à réveiller notre intérêt. Dommage, on a un peu le sentiment que l’album s’achève à la 9e plage et que le reste n’est que du bonus.

Malgré le fait que cet album de comeback soit sans doute un peu en deçà de nos espérances, le groupe peinant à se hisser au niveau de ses meilleurs successeurs, STORMWITCH, sous des atours toujours aussi éminemment sympathiques, parvient à livrer une œuvre digne de son passé. Andy Mück, seul maître à bord, a su parfaitement restituer l’identité originelle du groupe, chose qui n’est pas si aisée quand l’on repart avec un tout nouveau line-up. L’essence même de STORMWITCH est largement présente sur cet opus, et Mück n’a décidemment rien perdu de son feeling, bien au contraire.
"Dances With The Witches" est un album qui me semble donc parfaitement indispensable pour les fans de la sorcière de la tempête. Finalement, ce retour s’avérera artistiquement payant, puisque le groupe sortira 2 ans plus tard le très bon "Witchcraft".

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   DARK SCHNEIDER

 
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- Andy Mück (chant)
- Martin Winkler (guitare)
- Fabian Schwarz (guitare)
- Alex Schmidt (claviers)
- Dominik Schwarz (basse)
- Marc Oppold (batterie)


1. Intro/man Of Miracles (styx Cover)
2. Dance With The Witches
3. Jeanne D'arc
4. Knights Of Light
5. The Devil's Bride
6. Nothing More
7. The House Of Usher
8. The King Of Terrors
9. Proud And Honest
10. My World
11. The Altar Of Love
12. Together



             



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