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DEATH METAL GAULOIS  |  STUDIO

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NO RETURN - Contamination Rises (1992)
Par DEADCOM le 17 Mars 2009          Consultée 3373 fois

Maintenant je vais vous parler d’une époque révolue ou le Metal était réduit à sa plus simple expression : de l’énergie et du feeling. Une époque où le son était en constante évolution, ou le clapotis intempestif de la caisse claire sur fond de guitares écrasées et grésillantes était le signe caractéristique d’une tendance en forte progression : le Death Metal.
Personne n’y échappera et notre cher hexagone sera infesté jusqu’à la moelle de formations obscures avec leur pochettes dessinées aux stylos feutre, sans oublier les logos illisibles de rigueur. Bref, le grand cirque du Metal mortuaire ouvre ses portes pour le bonheur des petits et des grands. Oui mais, peu ont vraiment réussi le pari de décrocher la timbale, si convoitée.

NO RETURN, formation parisienne se met bille en tête de suivre le mouvement de cette esthétique des plus macabre. Par le moyen de producteurs immérités et d’un carnet de relations assez conséquent. Et c’est le cas. Tous ces gaillards prennent l’avion direction la Floride, où ils posent leurs valises au Morrisound Studio, le fameux studio où il était indispensable de passer outre, si on voulait apparaître dans la liste des groupes connus et éviter aussi l’underground et ses auto prod’ brouillonnes.

Ceci étant, Philippe, Alain, Laurent, Éric et Didier se retrouvent sur le devant de la scène avec un nouvel album de 12 titres en poche et une sérieuse envie d’en découdre. Le résultat est jugé classique et brutal. Classique, oui. Brutal, évidemment mais ce n’est pas la même brutalité que l’on connaît actuellement, loin très loin de Pro-tool, de la surcompression et du surround et tout le tralala.
Point de vociférations agressives, ici on se la joue rauque et ténébreux. Monsieur Ordon se révèle comme un orateur des plus basiques ou son timbre est similaire à celui-ci de Dave Ingram (BENEDICTION), très colérique aux relents pâteux et lourdauds. La grande linéarité inévitable de ce registre ne met pas en confiance à l’écoute de ce - Contamination Rises - mais celui-ci survit au travers d’un sentiment plus que légitime, j’y reviendrais dessus un peu plus tard.
Au-delà de ses vocaux qui sentent le pâté donc, les guitaristes démontrent de beaux atouts et une technique bien maîtrisée. Le côté guitar-hero est tout à fait assumé et notre ami Alain (nan, pas celui qui se fait savater par les chasseurs) Clement opte pour une certaine dextérité qui lui fera succès. En peaufinant toujours sa technique et son jeu, celui-ci sera le seul à sortir la tête haute du naufrage pré-calculé.
- Contamination Rises – est indubitablement ancré dans son époque, le Death se joue vite et fort, alors on sort les amplis et on fait comme aux states, mais en moins bien, naturellement. Car une pochette aussi pourrave et un veau bien gras en guise de chanteur, c’est franchement pas terrible ce truc. Mais bon quand la nostalgie nous anime c’est pour faire la lumière sur ce petit morceau de plastique tellement attachant et si familier qu’il est impensable de faire l’impasse dessus. Oui, cet album survit par son côté documentaire, un reportage tourné en direct des années 90, années troubles et délicieusement instables, où le ridicule ne tue jamais. Leur participation à l’illustre compilation - Masters Of Brutality - (excellente initiative de l’époque pour faire le bilan de ce phénomène qui touche le monde entier), est un signe de reconnaissance qui deviendra plus tard celui d’une longévité qui force le respect.
Nos petits gars des villes peuvent être fiers d’avoir contribué à cet élan Métallique des plus attachants car même si cette « contamination » n’est pas des plus réussies, elle a le mérite d’exister et de faire partie intégrante de ces souvenirs qui ont marqué cette époque bénie du Death old-school hexagonal. Et toutes proportions gardées, ce disque est bien tout de même, bien sévère, un tantinet linéaire soit mais ça reste cool et c’est de la bonne came en plus !

Toute une époque (soupirs).

Note (nostalgique) : 3/5

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- Alain Clement (guitare)
- Eric Le Baron (guitare)
- Didier Le Baron (batterie)
- Philippe Ordon (chant)
- Laurent Janaut (basse)


1. Damnation
2. Memories
3. Raving Lunatic
4. Uncontrolled Situation
5. Trash World
6. Sacred Bones
7. World Of Impurities
8. Civil War
9. Perversion
10. Sorrow
11. Mass Grave
12. Revolt Of The Hanged



             



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