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- Style : Wizard, Manowar, Majesty

CUSTARD - Forces Remain (2008)
Par BAST le 13 Janvier 2009          Consultée 1803 fois

CUSTARD, c’est un coup à vous brouiller définitivement avec vos amis. Ceux dont la bienveillance a résisté à vos goûts étranges en matière de musique, ceux qui vous écoutent avec patience et indulgence évoquer ces groupes italiens, allemands ou espagnols totalement improbables qui plaquent dans une étrangeté inconcevable des refrains dignes de « Thierry La Fronde » sur des rythmiques à titiller l’appendice érectile d’une armée médiévale.
Montrez-leur la pochette de « For My King » et vous les verrez immédiatement tiquer. Pour les plus extravertis, vous percevrez ensuite une immense déception décomposer leur visage. Puis au moment de retourner dans leurs pénates, vous saurez par un bref échange du regard que vous ne les reverrez plus jamais. Ils vous rayeront de leur répertoire téléphonique, interdiront à leurs enfants de parler aux vôtres, banniront votre profil sur Facebook. Impossible qu’une amitié puisse résister à un tel affront au bon goût. Irréalisable. Chimérique.

J’avoue, et c’est parce que je le fais sous couvert de l’anonymat, le second album de CUSTARD figure encore dans ma Cdthèque. Et chaque fois qu’il me vient l’idée de chercher un album devant quelque assistance, je prends soin, une goutte de sueur perlant sur le front, de ne jamais l’effleurer, de peur qu’un pan de la pochette se dévoile à quelqu’un et que ce quelqu’un, interloqué par ces bouts de chair dressés à gros traits, se dise qu’il doit s’agir là d’un dessin façonné par ma progéniture et me demande de le lui montrer de plus près, histoire d’y apposer un compliment affablement exagéré, comme cela se fait généralement entre amis.
« For My King », c’est mon secret le plus inavouable.

Trêve de bavardages, CUSTARD a changé. Déjà sur « Wheels of Time », il y avait eu du progrès. Un conglomérat de bleus passés, certes, mais ça allait. Sur « Forces Remain », oubliez la honte de « For My King », la pochette n’a rien à craindre.

Voilà. « Forces Remain » est la plus belle pochette de CUSTARD.

Une belle grosse note positive, un superlatif sans accroc, en quelques mots nets et précis. On peut s’arrêter là, non ?

Sauf qu’il faut parler musique. A minima. Et ce ne sera plus le même discours.
CUSTARD n’a jamais rien inventé, soit. Il a toujours joué ce heavy épique gonflé aux chœurs, fourré de mélodies et cadenassé de structures simples mais accrocheuses. En 2008, le constat n’a pas changé. Sauf qu’à force d’avaler la même soupe, elle ne laisse plus grand-chose sur le palais.

« Forces Remain » est si peu aventureux qu’un voyage au pays de Oui-Oui assènerait un coup de fouet d’adrénaline nettement plus cinglant.

Attention, tout n’est pas mauvais. Entre quelques mélodies entrainantes (« The Dragonslayer »), deux ou trois refrains plus vifs que les autres (« Creature », « Heaven Strikes »), une poignée de titres qu’on se repasse sans rechigner, un solo de bonne facture (« Final Stand ») ou certains riffs qui écorchent correctement les oreilles (« Heaven Strikes », « Final Stand »), « Forces Remain » détient de quoi contenter l’auditoire de ce heavy marqué au sceau des années 80 dont la floraison ne semble toujours pas vouloir se réduire. C’est juste que les Allemands sont demeurés bloqués dix ans en arrière, sans désir d’apporter ne serait-ce qu’un modeste caillou à un édifice qui ne demande qu’à gagner deux ou trois centimètres de plus.

Alors, une heure de heavy mélodique sans saillies convenablement positionnées, ça file entre les doigts et ça s’affale par terre.

Et puis tout de même, certains passages sont étranges. Les chœurs féminins sur « The Dragonslayer » fleurent l’amateurisme. Tout comme ces narrations sur « Creature », plus cheaps qu’un huitième come-back de Patrick Hernandez habillé comme il y a trente ans, les bourrelets se chargeant de tendre le tissu.

Vraiment, je veux bien vous parler de heavy mélodique, je veux bien vous expliquer que la fin de la décennie offre encore son content de disques intéressants. Mais avec CUSTARD, le défi me semble trop rude.

Un album tout juste passable, grâce à quelques titres plus dégourdis que les autres. Quitte à vous frotter à CUSTARD, « For My king » se montre nettement plus approprié. Suffit juste de prendre les précautions d’usage.

Note : 1,5 / 5 arrondi à 2 parce que ça m’a fait du bien de livrer mon secret.

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   BAST

 
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- Olli Strasser (chant)
- Robert Resinek (guiatre)
- Carsten 'oscar' Reichart (guitare)
- Michael 'magga' Marquardt (basse)
- Chris Klapper (batterie)


1. Ancient Views (intro)
2. The Dragonslayer
3. Creature
4. Heaven Strikes
5. Poke The Flames
6. Enter The World
7. Warcraft
8. Kind Of Peace
9. Angel Of Sorrow
10. Final Stand
11. For The Cross
12. God Of Storm
13. Forces Remain



             



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