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FATES WARNING - Parallels (1991)
Par FREDOUILLE le 20 Janvier 2021          Consultée 698 fois

"Parallels" n’est ni plus ni moins que le sixième album studio des Américains de FATES WARNING. Je comprends que ce disque ait pu diviser les fans à l’époque. En quelques années le groupe est passé du Heavy Metal puissant et sophistiqué de "Awaken The Guardian" (1986), l’un des meilleurs albums des Américains soit dit en passant, à un Metal des plus mélodiques sur "Parallels" (1991). "Parallels" poursuit en quelque sorte la mue de FATES WARNING démarrée avec "Perfect Symmetry" (1989). En effet, ce dernier marquait déjà une certaine rupture avec ses deux prédécesseurs, car moins abrasif, moins agressif et sans aucun doute aussi parce que plus progressif, sinon le plus progressif de la discographie du groupe à l’époque (Cf. "Part Of The Machine"). Un disque qui a donc fortement entamé la mue du combo américain mais qui possédait encore dans son contenu quelques éléments du passé. Ce n’est décidément plus le cas avec "Parallels" et forcément le contraste avec les albums précédents est relativement saisissant.

FATES WARNING prend donc tout le monde par surprise en cette année 1991, délivrant là l’album le plus calme (le plus commercial à n’en pas douter, le plus "Pop" également) de sa déjà riche discographie. Pour celles et ceux qui s’attendaient à un album encore plus progressif que "Perfect Symmetry", ils en ont été pour leurs frais. Car "Parallels" n’a réellement plus grand-chose à voir non seulement avec les premiers albums (le monumental "Awaken The Guardian" avec l'excellent John Arch au chant et "No Exit" avec déjà Ray Alder derrière le micro), mais également avec son prédécesseur dont il se distingue grandement.

Déjà, "Parallels" dispose d’une production des plus soignées (production signée Terry Brown - RUSH, VOIVOD, PROCOL HARUM, CROWBAR, Joe COCKER, DREAM THEATER, TILES…), avec un son très clair, dynamique et avec beaucoup de relief (les guitares et notamment les jolis arpèges qui agrémentent les compositions occupent parfaitement l’espace sonore – "Leave The Past Behind"), même si cela manque toutefois d’un peu d’épaisseur, notamment au niveau de la puissance des guitares (cela reste néanmoins correct pour l’époque, et puis, il fallait bien coller à la tessiture très mélodique des compositions). L’ambiance de l’album est qui plus est assez chaleureuse et agréable ("We Only Say Goodbye") ce qui contraste grandement avec le son un peu brut et froid de "Perfect Symmetry" par exemple. Par ailleurs les vocalises de Ray Alder se sont fortement adoucies sur "Parallels" (allez comparer avec l’album "No Exit" pour vous en persuader). Elles sont ici des plus soyeuses, douces, la majorité du temps tout en délicatesse et en émotion ("Eye To Eye", "The Road Goes On Forever" la ballade de l'album) alors que sur l’album précédent, Ray Alder évoluait encore dans des registres plus forts, aigus et agressifs. Il reste néanmoins quelques passages où il se lâche encore un peu niveau vocalises et pourra même évoquer un certain Geoff Tate.

Si FATES WARNING vient donc d’adoucir sensiblement le propos et d’évoluer vers des compositions plus "simples" et davantage mélodiques, il reste que le boulot est réalisé ici avec beaucoup de maîtrise et de savoir-faire, et surtout avec toute l’intelligence de son leader Jim Matheos, maître à penser du groupe dans l’écriture des compositions. De ce fait, il en résulte des compositions, écrites de A à Z par Jim Matheos, magnifiquement pensées et travaillées. Les structures des chansons ne sont pas aussi complexes et aventureuses que par le passé, certes, mais on perçoit sur "Parallels" beaucoup de finesse et de subtilité. Que ce soit au niveau de la batterie (Mark Zonder confirme tout son potentiel avec son jeu subtil et précis ("Life In Still Water"), de la basse de Joe Dibiase toujours judicieusement placée ("Leave The Past Behind") ou bien des guitares (la complémentarité entre Jim Matheos et Frank Aresti est presque parfaite) lesquelles sonnent du même coup progressives (pour ne pas dire un peu QUEENSRΫCHiennes par endroits – sur les solides "Point Of View", "Life In Still Water" et "Don't Follow Me" notamment) et distillent surtout de très belles ambiances et mélodies. Pour illustrer le propos, on citera bien volontiers "Leave The Past Behind", "We Only Say Goodbye" et bien évidemment le superbe "The Eleventh Hour", que je considère incontestablement comme le point culminant de l’album. En effet, après une première partie très calme et de toute beauté, le titre nous emmène dans une seconde partie plus enlevée et plus musclée après un pont absolument imparable. La 'patte' de Jim Matheos est déjà bien palpable.

Des guitares plus légères donc, et qui ne possèdent plus cet aspect brut que l’on retrouvait sur "Awaken The Guardian" ou "No Exit". Le côté rugueux a totalement disparu, les rythmiques saccadées, les breaks soudains se sont également évaporés. Le groupe pratique désormais ce Metal joliment mélodique flirtant même avec le Hard FM comme sur ce "Eye To Eye" hyper accrocheur, et ce très joli "We Only Say Goodbye" titre tout en finesse. Des morceaux presque trop simples pour le coup, en apparence en tout cas, et pourtant, "Parallels" malgré cette 'évolution' musicale importante figure encore aujourd’hui comme l’un des joyaux de la discographie de FATES WARNING ! Il est un disque assurément classieux, d’une beauté et d’une volupté sans nom. Personnellement, je trouve qu'il est un régal de l'écouter. Et ce n’est pas anodin si plusieurs morceaux de ce disque font figure aujourd'hui de classiques intemporels dans la setlist des concerts donnés par les Américains. On citera entre autres "Point Of View", "Eye To Eye", "Life In Still Water" et bien évidemment "The Eleventh Hour", quatre morceaux présents sur le récent "Live Over Europe" (2018).

* Un certain James Labrie a même participé aux 'Background Vocals' sur "Life In Still Water".

Note réelle : 4/5.

Morceaux préférés : "The Eleventh Hour", "Point Of View", "Life In Still Water".

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   (2 chroniques)



- Ray Alder (chant)
- Jim Matheos (guitares)
- Frank Aresti (guitares)
- Joe Dibiase (basse)
- Mark Zonder (batterie)


1. Leave The Past Behind
2. Life In Still Water
3. Eye To Eye
4. The Eleventh Hour
5. Point Of View
6. We Only Say Goodbye
7. Don't Follow Me
8. The Road Goes On Forever



             



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