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SYMPHONITY - Voice From The Silence (2008)
Par BAST le 18 Août 2008          Consultée 5680 fois

Ce n’est pas la première fois, alors j’endosse de nouveau le rôle de l’arnaqueur de service. Une sélection du site pour un album de heavy speed enfanté en Tchéquie, rien que ça. Tout un programme, même. Et puis quoi encore, conviendrait-il d’ajouter. Non, je n’ai peur de rien. Je parlais des formations tchèques, il y a peu, soulignant qu’à part NEMESIS, la plupart étaient engoncées dans un amateurisme à la limite du ridicule face à ce que le heavy mélodique avait su proposer ces dix dernières années. En termes de production ou de qualités de composition, la Tchéquie figure comme l’un des parents pauvres du genre. Et s’il y a salut, il vient une nouvelle fois de NEMESIS, puisque SYMPHONITY n’est autre que la seconde peau du groupe ayant accouché de « Godess Of Revenge », cet opera metal sorti chez Underground Symphony et qui avait vu la (très courte) participation de Tobias Sammet.

Et il s’en est passé des choses, depuis, pour les jeunes tchèques. Un changement de patronyme, soit, mais surtout une signature en faveur de Limb Music (label au sein duquel RHAPSODY a fait ses classes), la participation de Sascha Paeth et Miro derrière les manettes et une embauche de rêve en la personne d’Olaf Hayer. Le vocaliste allemand, que l’on décrit souvent comme l’héritier naturel de Mikael Kiske, s’impose d’année en année comme un chanteur incontournable. D’une part en raison d’un talent incontestable, lui dont on a découvert le timbre clair, puissant et technique sur le premier album solo de Luca Turilli (RHAPSODY). D’autre part parce qu’il multiplie projets et participations. Toujours en poste chez DYONISUS et avant d’officier sur le troisième album de MAGIC KINGDOM au sein duquel il remplace Max Leclerq (parti chez FARYLAND), c’est à SYMPHONITY qu’il prête en ce milieu d’année 2008 sa voix. Excellente idée quand on sait qu’il va falloir prendre son mal en patience avant de le retrouver sur le quatrième album solo de LUCA TURILLI, retardé en raison du procès qui déchire RHAPSODY et MCM, le label détenu par Joey DeMaio, ou quand on se souvient qu’Olaf avait eu des problèmes de voix pendant l’enregistrement de « The Infinite Wonders Of Creation » et qu’il avait été contraint de réduire de moitié sa participation, laissant l’essentiel des lignes de chant à Bridget Fogle. Olaf Hayer ne chôme pas, donc, et c’est une bonne chose. D’autant plus que, au contraire de certains chanteurs qui courent le cachet au risque de participer à des albums peu intéressants, lui a le don de faire les bons choix. Car les compos de SYMPHONITY se montrent tout à fait adaptées à ses aptitudes. Entre l’emphase d’un LUCA TURILLI et le power légèrement prog d’un DIONYSUS, Hayer évolue en terrain conquis. Si l’on ajoute le fait que ce second album des tchèques propose de véritables merveilles de speed mélodique, alors tout est dit.

Des titres enlevés, une double pédale besogneuse, des parties orchestrales aussi belles que parfaitement mises en avant par la dextérité de Sascha Peath, des lignes de chant accrocheuses et des refrains épiques, SYMPHONITY dispose des moyens et des idées pour appliquer avec classe la recette classique du genre. Et bien qu’on ait affaire là à un album plus prêt des autres que de lui-même, l’effet ne tarde pas à se faire sentir, tuant dans l’œuf les soupçons d’énième ersatz. « Give Me Your Helping Hand » pose une première pierre parfaitement taillée, avec cet esprit tantôt enjoué tantôt conquérant, puis c’est au tour de « Gates Of Fantasy », « Salvation Dance » et la pépite « Evening Star » de confirmer les belles dispositions de « Voice From the Silence ». Ce dernier titre, du reste, mérite un temps d’arrêt plus conséquent. Dévoilant une atmosphère épique réussie, proposant deux trois instants de bravoures colorés, il figure parmi les plus belles victoires de l’album. Une intro typique accrocheuse, un refrain qui arrive doucement avant d’exploser, un pont symphonique magnifique, les ingrédients coutumièrement privilégiés quand il s’agit de construire de longues fresques épiques s’amalgament ici franchement bien et produisent une mixture savoureuse. A réserver aux amateurs, évidemment, le côté happy metal ou parfois candide pourra en rebuter certains.

Une jolie surprise, qui pourrait même être perçue comme une confirmation. Le premier album de SYMPHONITY (sorti sous le patronyme NEMESIS, donc) laissait en effet entrevoir un talent évident. Dans ce cas, pourquoi ne pas parler d’essai transformé ? Soyons honnêtes, aussi intéressant fut « Goddess Of Revenge », les moyens dont il disposait n’auraient su produire autre chose qu’un successeur cantonné à des eaux underground et à une plage plantée d’un drapeau rouge pour bien insister sur les risques inhérents à la baignade. Avec cette signature chez LMP, ce contrat de travail paraphé par Olaf Hayer, SYMPHONITY passe un cap qui lui permet de dévoiler un second album apte à séduire le tout-venant plutôt que l’amateur reclus dans son isolement. En matière de speed mélodique, la meilleure sortie de l’année, pour le moment.

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- Olaf Hayer (chant)
- Libor Køivák (guitare)
- Ivo Hofmann (clavier)
- Tomáš Èelechovský (basse)
- Martin Škaroupka (batterie)


1. La Morale Dell'immorale
2. Give Me Your Helping Hand
3. Gates Of Fantasy
4. Bring Us The Light
5. Salvation Dance
6. The Silence - Memories (part I.)
7. The Silence – In Silence Forsaken (part Ii.)
8. The Silence - Relief Reverie (part Iii.)
9. Searching You
10. Evening Star
11. Afterlife



             



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