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- Style : Adagio, Waverly Lies North, Circus Maximus, Dgm, Myrath, The Armada , Arachnes, Time Requiem, Majestic
- Membre : Michael Romeo , Allen - Lande, Waken Eyes, Seven Witches, Mindmaze

SYMPHONY X - The Divine Wings Of Tragedy (1996)
Par KERAZ le 9 Janvier 2008          Consultée 12192 fois

Ça y est, la relève en matière de metal néo-classique est assurée et incarnée en la personne de Michael Romeo. Écorchant au passage papy Malmsteen et arrière grand papy Blackmore, le jeune prodige et son groupe accéderont au statut de culte avec leur premier véritable chef d'œuvre: The Divine Wings Of Tragedy. S'affirmant pour la première fois comme un groupe complet et mature, SYMPHONY X sera désormais en mesure d'accéder à une reconnaissance mondiale! Avec un style de composition unique et rafraîchissant, principalement axé sur le talent démonstratif de Romeo, mais aussi sur la magnifique voix de Russel Allen, le groupe offrira désormais une alternative aux fans de la première heure du metal progressif, en constante quête de changement et de nouveautés. Bon ça va, ils n'ont quand même pas inventé la roue, mais ils sont tout de même les premiers à avoir approfondi le metal symphonique et à y intégrer des structures résolument plus complexes et progressives. L'album, principalement composé autour de la pièce éponyme, d'une durée de 20 minutes, saura vous garder en haleine sur toute sa longueur, avec ses titres cultes "coup de poing", et ses ballades intimistes, parfois très touchantes.

Étant donné le talent indéniable et le statut de leader de Michael Romeo, on pouvait aisément s'attendre à un album très axé "guitare", un peu dans le genre "branlage de manche à la Malmsteen". Pourtant, ce n'est pas du tout le cas. Chaque membre du groupe a participé activement à la composition des morceaux, et rien n'est laissé de côté. L'opus sera révélateur de nombreux talents, que ce soit d'écriture ou de composition. Le bassiste Thomas Miller ne manquera pas de se faire remarquer par ses impressionnants soli de basse sur "Sea Of Lies" ou "Pharaoh" notamment, mais aussi par son style d'écriture très recherché, qui atteindra son apothéose sur l'album suivant, le dernier auquel il participera. Mais LA révélation, c'est le charismatique chanteur Russel Allen, qui avec son registre de voix très étendu, parfois très agressif, parfois très doux, apportera beaucoup aux compositions du groupe. Bien entendu, l'aspect épique est énormément mis de l'avant, notamment sur le morceau éponyme, mais jamais on ne tombe dans le "kitsch" à la RHAPSODY. SYMPHONY X reste un groupe metal, d'ailleurs excellent pour headbanguer.

Assez bavardé, passons maintenant à la musique elle-même. Le mot d'or pour la décrire est bien entendu épique. L'ambiance dégagée par SYMPHONY X inspire inévitablement l'époque médiévale. Et la formation nous prouve ici qu'avec du talent, pas besoin d'un orchestre de 2000 musiciens pour créer une ambiance. Non, la clef, ils l'ont trouvé ! Gammes et arpèges unusuels, changements de tempo stratégiques, chant catchy et mélodieux, claviers omniprésents, etc... Une recette gagnante, mais extrêmement difficile à maîtriser, car jamais SYMPHONY X n'a réussi à créer une ambiance aussi parfaite, tout au long de sa néanmoins prodigieuse carrière discographique. L'album s'ouvre donc sur un de ces titres coups de poing, inévitablement accrocheurs, par leurs riffs incisifs et leurs refrains. Il s'agit bien-sûr du cultissime "Of Sins And Shadows", désormais culte en live. Un titre très metal, avec une structure rythmique un peu simple pour du SYMPHONY X, mais diablement accrocheur. Par la suite, "Sea Of Lies", une mine pour les fans de shred, où Michael Romero expose tout son talent, principalement à la guitare rythmique (non mais quel riff !!!). Le troisième titre tranche assez radicalement avec les deux premiers. Cette fois, on passe à un titre plus mélodique, avec soli de guitare épiques, un peu à la Stratovarius, mais en mieux. Un titre plus héroïque, avec de magnifiques chœurs en prime pour soutenir la quasi-parfaite voix de Russel Allen.

Bref, les trois premiers titres sont plutôt conventionnels, et surtout axés metal, histoire d'accrocher un peu l'auditeur. Mais par la suite, le qualificatif progressif prend tout son sens. "The Accolade", et ses alternances de séquences aux structures rythmiques complexes, ses nombreux breaks et ses soli de guitare originaux viendront ravir les fans de progressif et faire taire ceux qui mettent en doute l'intégrité de SX. "Pharaoh", et "The Eyes Of Medusa" reviennent un peu au style du début de l'album, un brin de complexité en plus, un peu moins accrocheurs également. Des riffs coup de poing, qui se suivent avec une homogénéité déconcertante, voilà ce qu'on peut dire de ces morceaux. Suit "The Witching Hour", un morceau un peu décevant pour un album de cet envergure. Plus speed, plus mélodique, mais moins recherché. Ça sent un peu le branlage de manche, et le morceau n'est résolument pas fait pour la voix de Russel Allen...

Mais cette mince déception sera rapidement enterrée par la dantesque composition qu'est "The Divine Wings Of Tragedy". Faisant le consensus de tout ce que la formation sait faire de mieux, le morceau frise la perfection. Tout pour vous plaire, chers fans de metal prog. Riffs marteau, changements de tempo fréquents, soli de guitare et de clavier à profusion, magnifiques chœurs, chant quasi-parfait. Ce morceau restera celui qui a consacré SYMPHONY X comme groupe majeur sur la scène Metal Prog, et ne s'oubliera probablement jamais. Une marque indélébile dans le monde du metal. Du début acoustique, mené par la basse de Thomas Miller à la fin épique et intimiste, en passant par le milieu agressif aux riffs de plomb, le morceau vous gardera en haleine du début jusqu'à la fin. Après une telle gamme d'émotions, on peut penser que c'est fini, que l'on en a eu assez, mais la bande de Michael Romeo ne fait rien à moitié. Pourquoi pas finir un album si parfait par une somptueuse ballade de la plume magicienne de Thomas Miller, mettant en valeur la touchante voix de Russell Allen?? Sans blague, cette ballade est l'une des plus belles qu'il m'ait été donné d'entendre! Pour plusieurs, le morceau éponyme représente le moment fort de cet album, mais pour moi, c'est "Candlelight Fantasia" le morceau ultime de SYMPHONY X. Irrésistible par ses soli de guitare touchants, ses breaks de piano épiques, et la profondeur de la voix de Russel, mais surtout sa montée en intensité au milieu de la pièce, ce morceau est un incontournable.

Nul n'est parfait... Mais cet album se rapproche dangereusement de ma vision de la perfection si on se limite au style que pratique SYMPHONY X. Une claque monumentale à laquelle même les chroniqueurs les plus sévères auront bien du mal à résister. Il s'agira malheureusement d'un exploit impossible à réitérer, ce qui créera plusieurs frustrations au sein des fans de SYMPHONY X. Mais bon, faut pas trop leur en demander hein!!!

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Par STEF, JULIEN




 
   KERAZ

 
   BAST

 
   (2 chroniques)



- Russell Allen (chant)
- Michael Romeo (guitare électrique et acoustiq)
- Michael Pinnella (claviers)
- Thomas Miller (guitare basse)
- Jason Rullo (batterie)


1. Of Sins And Shadows
2. Sea Of Lies
3. Out Of The Ashes
4. The Accolade
5. Pharaoh
6. The Eyes Of Medusa
7. The Witching Hour
8. The Divine Wings Of Tragedy
9. Candlelight Fantasia



             



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