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HARD ROCK  |  STUDIO

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- Membre : Snakecharmer, Rainbow, Doogie White & La Paz

EMPIRE - Chasing Shadows (2007)
Par BAST le 25 Mars 2008          Consultée 2313 fois
Un line-up qui fait frémir. Doogie White, Neil Murray, Mike Terrana et Don Arrey, rien qu’à la lecture d’un tel équipage, on s’octroie forcément un instant, histoire de jeter un œil sur le navire. Et quand on sait qu’EMPIRE a compté un moment dans ses rangs Tony Martin, Lance King, Mark Boals ou Anders Johansson (ces deux derniers en tant que guest), on analyse d’un peu plus près la bête, en l’imaginant fendre les flots avec grâce et autorité. EMPIRE est le bébé de Rolf Munkes, le guitariste allemand du chevronné DAWNRIDER. Alors que les compos de ce dernier sont laissées à l’appréciation exclusive de Tarek Maghary, EMPIRE constitue son terrain de jeu à lui, qu’il arpente à sa guise au rythme du hard rock. Un hard rock sans détour dont chaque racine tire sa substance nourricière des profondeurs opulentes des années 80.

Et le bonhomme se montre adroit. Il nous a sorti une belle dizaine de compositions accrocheuses et directes. Rien de révolutionnaire, vous l’aurez deviné, mais du tout bon, rien que du tout bon. Entre « Mother Father Holy Ghost » et sa nostalgie communicatrice, « Sail Away » qui fait la part belle aux lignes de chant épiques, « Tahigwan Nights » et ses paysages ouverts sur l’horizon, « Manic Messiah » qui fait s’ébattre des mélodies aériennes sur un tempo presque martial, « Shasing Shadows » constitue une pérégrination simple autant qu’agréable. Sans heurt ni surprise, on se laisse guider l’esprit flâneur, le sourire au coin des lèvres. Ajoutez à cela une production de qualité et des guitares bien heavy (la petite touche actuelle, dirons-nous), vous comprendrez qu’EMPIRE n’a pas fait les choses à moitié.

Avec un tel line-up, il aurait d’ailleurs été dommage de se louper. Doogie White, insolent de facilité, jette des charbons ardents de sa voix gorgée de soleil, tandis que Mike Terrana retrouve un tempo plus léger, lui qui a pas mal besogné ces dernières années au sein de groupes à la vélocité de concours. Et Rolf Munkef, comme en confiance, ne se gêne pas pour monopoliser de temps à autre la piste. Des riffs classiques bien exécutés, certes, mais surtout quelques soli d’excellente facture, sans emphase, ni démonstration, mais avec le feeling qui va bien (« Angel And The Gambler »).

Un album de grande classe, impeccablement fignolé. Mais une note un peu bâtarde. D’une part parce qu’EMPIRE jette en pâture des compos strictement identiques depuis trois albums. D’autre part parce qu’il n’apporte aucune eau à aucun moulin. De facture classique, cet album est plus à considérer comme la preuve irréfutable d’un savoir faire que comme une œuvre majeure. L’essentiel demeure qu’accompagner EMPIRE une heure durant se montre si plaisant qu’on en redemande.




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- Doogie White (chant)
- Rolf Munkes (guitare)
- Neil Murray (basse)
- Mike Terrana (batterie)
- Don Airey (clavier)


1. Chasing Shadows
2. The After
3. Mother Father Holy Ghost
4. Sail Away
5. Child Of The Light
6. Tahigwan Nights
7. Manic Messiah
8. Angel And The Gambler
9. A Story Told
10. The Rulers Of The World



             



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