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DOWNSET - Do We Speak A Dead Language ? (1996)
Par FENRYL le 8 Décembre 2007          Consultée 3374 fois

« Battre le fer tant qu'il est chaud ».

Voilà sûrement l'adage populaire que DOWNSET aura appliqué, fort du nombre de galettes écoulées de leur premier coup de gueule.
En remettant le couvert ultra rapidement, le groupe a visiblement voulu prouver à toute la clique de journalistes les comparant à RATM qu'ils avaient changé leur fusil d'épaule. Tandis qu'ils hésitaient quelque peu entre un rap/metal/hardcore sur leur premier album éponyme, c'est désormais vers le hardcore pur et dur qu'ils lorgnent sévèrement. Grand bien leur a pris.
Naturellement plus brut de décoffrage que la concurrence, l'approche de DOWNSET n'en demeure pas moins toujours aussi vraie, sans esbroufe, ni volonté de duper. On est ici pour recevoir un message, délivré comme à l'accoutumé par le « messenger » Rey. Ce dernier hurle désormais ses textes comme un fou furieux sur la grande majorité des titres. C'est un des rares frontman qui laisse aussi clairement apparaître colère et frustration (on rappellera que les émeutes ethniques de L.A en 1992 ont très sérieusement marqué les membres du groupe).
Gonflé à bloc, ce deuxième album plutôt bien touffu (15 titres) est boosté à l'énergie. Ici, pas d'économie. Bien qu'ayant perdu un guitariste au passage, les compos se caractérisent par leurs lignes furieusement Metal (vaudrait mieux, me direz vous). On remarquera, à ce sujet, les réels progrès de la section rythmique et la volonté affichée de complexifier un temps soit peu les riffs. Là où précédemment la musique n'était au final qu'une sorte de bande son accompagnant un discours engagé, on trouve désormais de réels plans musicaux qu'on se surprend à fredonner: « Touch » est un titre splendide alternant hurlements sur guitares saturées et plans mélodiques sur ligne de basse marquée.
Le son se radicalise de manière prononcée: pas de groove ici, mais des intros ambiance, des break de plus en plus virulents, entrecoupés de passages calmes avant des refrains slogans.
Dans ce défouloir complet, on met en évidence de jolis diamants moins bruts, beaucoup plus travaillés. «Empower» n'a rien à envier au brûlot fédérateur qu'était « Anger » en tant qu'hymne DOWNSET 1996. On lui ajoutera l'excellent «Eyes shut tight» achevé par la formule «Spirit so cold» hurlée à pleins poumons ou encore le diptyque «Sickness».

On se fait littéralement balayer par la rage de certains titres (avec en première ligne «Against the spirits» , «Hurl a stone» ou le sauvage «Sangre de Mis Manos» en Espagnol), on se relève sous les accords suaves du piano de «Permanent Days unmoving» et de son ambiance dépressive à s'en damner, et on explose sous la construction dichotomique de «Ashes in Hand» (qui blaste d'entrée pour se terminer dans une douceur à la «Planet Caravan» de BLACK SABBATH, après plusieurs minutes de silence).

Avec du recul, il est tout à fait concevable d'admettre que ce DWSADL est légèrement moins bon que son grand frère, mais au final, toutes ces petites nouveautés me font apprécier ce disque d'un DOWNSET qui parvient à se (re)lancer artistiquement. Dommage que ce groupe ne soit jamais arrivé à quitter ce statut de perpétuel challenger pour passer dans la catégorie supérieure... Mais c'est bien connu, tous ces groupes n'en ont rien à foutre du succès de toute façon.


Un mérité 4/5 pour une volonté affichée de bien faire. Un souci de progression clairement récompensé.


Conseil: RATM est officiellement mort (quoi que, il bouge en ce moment...), BODY COUNT n'est que l'ombre de lui même... DOWNSET est toujours là. Ne boudons pas notre plaisir.

Surprise: la diversité des ambiances présentes sur ce second album.

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   FENRYL

 
  N/A



- Rey Anthony Oropeza (chant)
- James Morris (basse)
- Ares (guitare)
- Chris Lee (batterie)


1. Intro
2. Empower
3. Eyes Shut Tight
4. Keep On Breathing
5. Hurl A Stone
6. Fire
7. Touch
8. Against The Spirits
9. Sickness
10. Pocket Full Of Fatcaps
11. Sangre De Mis Manos
12. Horrifying
13. Sickness (reprise)
14. Permanent Days Unmoving
15. Ashes In Hand



             



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