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METAL INSTRUMENTAL  |  STUDIO

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- Style : Yossi Sassi
- Membre : Megadeth
 

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Marty FRIEDMAN - Loudspeaker (2006)
Par POULPI le 2 Novembre 2007          Consultée 3733 fois

C’est l'été. Il pleut.
Vous rentrez d'une journée de travail exténuante et ennuyeuse au possible.
Vous vous affalez sur le canapé.
C’est la loose, quoi.
Pour décompresser, vous décidez de vous passez un album "qui a du peps".
Vous tomber par hasard (arf) sur le dernier opus de l'ami Marty Friedman.
Vous l'insérez dans votre chaîne.
C’est parti....

Au début, la fatigue (et la flemme, pour ne rien arranger) vous décourage de faire le moindre geste. Vous profitez de la musique. Tout simplement.
Dès les premières secondes, des riffs ravageurs envahissent la pièce, dans un tourbillon épique. La batterie martèle votre crâne, attendant la moindre réaction de votre corps. Les soli, eux aussi, commencent à pointer le bout de leurs museaux aigus. Sur "Elixir" premier titre, l'efficacité est de mise. Difficile de résister.
La Musique vous appelle.
La torpeur qui vous enveloppait depuis quelques minutes s’estompe peu à peu. Votre pied commence à battre la mesure ; d’abord timidement, puis de plus en plus fort. Votre esprit s’ouvre petit à petit au stimulus musical, composé dans la plus extrême simplicité. Il finit par succomber.
La Musique vous transcende.
Vous n’êtes plus maître de votre corps.

Vous êtes debout, maintenant.
Les titres s'enchainent, les guitares hurlent, les notes s’accélèrent. La batterie bourrine, elle aussi. Mais seule la guitare est à l’honneur. La six corde est reine sur cet album, et elle le mérite.
Vous empoignez votre guitare. Votre plus ancien instrument. C’est le modèle en air massif. Avec elle, vous êtes capable de toutes les prouesses techniques. Avec elle, vous pouvez jouer avec Marty. Avec elle, vous remplacez Marty.
Votre main gauche court et virevolte le long du manche. Votre main droite assène à votre instrument des riffs dantesques, tour à tour heavy comme pas permis, tour à tour gros thrash qui tache. Les soli s'enchainent, sans répit, mais avec panache. Votre corps est soumis à rude épreuve.
Heureusement, le rythme ralentit. Légèrement. Le tempo devient plus modéré. Une ballade ? Oui, une power ballade. "Glycerine Flesh" vous permet de respirer. L'ambiance change, mais la musique reste entrainante. Vous soufflez un peu. Vous soufflez, mais vous restez concentré. La technique est toujours là, embusquée, omniprésente depuis le début de l’album. Un solo encore claqué de main de maître, un break bien senti. Pas le temps de s'ennuyer.

Vous en avez déjà parcouru plus de la moitié du disque, et la cavalcade redémarre de plus belle. "Stigmata Addiction" démarre. Pour la soutenir, une rythmique lourde, une saturation oppressante. Décidément, cet album porte bien son nom. Vous commencez à faire corps avec la musique. Les mélodies, primesautières, vous enivrent. C'est somptueux, assurément.
La fatigue gagne votre corps. Vos muscles commencent à faiblir. Pourtant, vous continuez derechef. L’extase n’est pas loin. Un dernier titre, empreint de mélancolie, fait couiner vos enceinte. Pas de doute, c'est beau et bien fait.

Et puis soudain, plus rien. Le silence. Il agresse vos oreilles, soumise depuis presque 50 minutes à une drogue dont vous êtes dépendant depuis des années. La vie reprend son cours.

Le téléphone sonne. La soirée risque d’être arrosée. En vous préparant, vous décidez de vous repassez l’album encore une fois. Vous êtes accroc, maintenant.

Le charme opère à nouveau. Au début, du moins. Mais petit à petit l’ambiance retombe. L’intérêt s’efface. La magie n’agit plus. Les différentes mélodies vous laissent de marbre. Le manque de voix se fait sentir. L’album lasse l’animal que vous êtes, bestiole en constante recherche de nouveauté. Vous remarquez au passage que c’est souvent le problème avec ce genre d’album. Ils sont parfois durs à (ré)ingurgiter de suite. John Petrucci et Steve Vai n’y feront rien, une pause s’impose.
Tant pis. Vous le réécouterez dans un mois. D’ici là, le manque se fera probablement sentir.

Mais l’heure tourne. Il faut y aller.
C’était pas du Megadeth, peut-être, mais quand même. Vous avez passé un pur moment de folie. Qu'est ce que ça fait du bien, nom d’une pipe ! Et finalement, c’est bien ça l’important, n'est ce pas….

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   POULPI

 
  N/A



- Marty Friedman (guitars, bass)
- Billy Sheehan (bass)
- Masaki (bass)
- Mick Karn (bass)
- Ikuo (bass)
- Ryuichi Nishida (drums)
- Jeremy Colson (drums)
- Tetsu Mukaiyama (drums)
- John Petrucci (guitar)
- Steve Vai (guitar)
- Jens Johanssen (keyboards)


1. Elixir
2. Street Demon
3. Black Orchid
4. Paradise Express
5. Sekai Ni Hitotsudake No Hana
6. Glycerine Flesh
7. Stigmata Addiction
8. Viper
9. Coloreas Mi Vida
10. Devil Take Tomorrow
11. Static Rain



             



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