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NEGURÃ BUNGET - Sala Molksa (1998)
Par POSSOPO le 24 Septembre 2007          Consultée 2654 fois

Génie du black metal naturaliste, NEGURÃ BUNGET a pris son temps avant de nous laisser nous abreuver de son dernier calice, le fameux "Om". Le duo a d’ailleurs toujours pris son temps, s’est laissé des périodes de réflexion importante(s) entres ces différentes créations. Quatre ans entre un premier album, "Zirnindu-Sa", déjà intéressant et un deuxième, "Maiastru Sfetnic", nettement plus affirmé. Deux plus courtes années ont ensuite passé avant l’apparition de la merveille "‘N Crugu Bradului". Nous aurons attendu quatre nouvelles annuités l’édification du monument à la gloire de la plus mystique, devrais-je dire religieuse, des croyances païennes.
Car en traçant une voie personnelle et originale dans une forêt black scarifiée de trois/quatre autoroutes bouchonnées à l’infini, en éclairant une nouvelle lanterne dans un recoin oublié de la carte de l’Europe, en affirmant son culte de dame nature, le groupe a permis, avec quelques autres, de dynamiter un genre guetté par la sclérose. En le dynamitant, il l’a, n’y voyez aucun lapsus, dynamisé. Il l’a réveillé et lui a fait redécouvrir les délices de la découverte et de la nouveauté. Car les grands anciens n’ont, malgré les apparences, nullement contribué au débroussaillage. Préférant généralement s’éloigner à bonne distance du cœur de la sylve, ils l’ont laissé enfler et accueillir diverses bactéries sans jamais se soucier de son avenir. Avenir heureusement sauvé par nos nouveaux héros.

Imaginez-vous, quatre ans d’attente avant de pouvoir se repaître d'"Om", festin à peu près aussi savoureux que son phénoménal prédécesseur. L’estomac a crié famine trop longtemps et il est déjà temps de croquer le premier casse-dalle venu afin d’éviter d’horribles douleurs abdominales. Le sandwich du jour a été baptisé "Sala Molksa". Sa recette date de 1998, son statut d’EP ne l’empêche nullement de se laisser mâcher pendant une petite demi-heure. Qui plus est, la garniture est riche et variée.

Conçu entre "Zirnindu-Sa" et "Maiastru Sfetnic", le disque tient sur une assise mélodique parfois brouillonne, jeunesse oblige. Les anges de l’inventivité n’ont pas encore achevé leur travail et l’artiste utilise encore quelques procédés faciles, ficelles voyantes qui, si elles n’enlèvent rien au plaisir d’écoute, affaiblissent la personnalité d’une entité pourtant tellement unique. "Din Afundul Adincului Intrupat" se noie sous les claviers et sous des accélérations toutes scandinaves. Le feu brûle alors que NEGURÃ BUNGET se fait généralement le chantre d’une spiritualité intérieure nourrie par une nature apaisante. Cet accès de fureur précède un "Vint Da Rau" accablant, qui extériorise une psychologie perturbée. Mimétisme trop parfait avec la colonne des adorateurs de BURZUM.
Les trois premiers titres ne sont pas non plus exempts de défauts mais ils présentent déjà une couleur boisée plus en accord avec les dernières entreprises d’un orchestre pas encore tout à fait affranchi de la tutelle de ses aînés. Quelques étincelles magnifiques viennent pourtant magnifier ce qui n’aurait pu être qu’un vulgaire EP largement dispensable.

Il est ainsi d’autant plus dommage de devoir se contenter d’une production au rabais qui assombrit un peu l’aura d’un opus qui mérite beaucoup mieux. Car l’univers finement ouvragé de NEGURÃ BUNGET nécessite un son riche et clair afin de pouvoir juger à sa vraie valeur l’habileté du sculpteur. L’odeur du putride n’a rien à faire ici et laisse un arrière-goût d’inachevé. "Sala Molksa", un opus presque décevant au milieu de la riche discographie de la formation roumaine. "Sala Molksa", un disque pourtant parfaitement acceptable au regard d'une production black lambda. Mais c'est aujourd'hui, une certitude, NEGURÃ BUNGET est devenu grand, très grand et il n'a plus besoin de coups de pouce. Au contraire, il est désormais temps de faire preuve d'un sens critique plus aigu afin de ne pas tomber dans une béatitude grotesque. Et la note un peu basse atteste plus du talent souverain de son géniteur plutôt que d'une véritable faiblesse objective de cet EP.

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