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HEAVY CHANT CLAIR/BLACK  |  STUDIO

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RAINTIME - Flies And Lies (2007)
Par METAL-O PHIL le 7 Juillet 2007          Consultée 4666 fois

RAINTIME, c'est l'histoire de comparaisons accrocheuses. Je ne me serais jamais penché sur ce groupe si mon collègue RAINMAKER n'avait pas utilisé l'audacieuse formulation "entre STRATOVARIUS et IN FLAMES". Bien joué!

Alors puisque même le métal est soumis aux lois du marketing, puisque nous vivons dans un monde de comparaisons, laissons nous aller à quelques comparaisons vulgaires. Ce sera plus simple pour tout le monde, ça m'évitera de devoir trouver des formulations pour vous décrire la musique de RAINTIME, et on y verra tous plus clair:
Flies and lies c'est:
- moins death que du CHILDREN OF BODOM
- à la croisée entre la puissance sonore d'IN FLAMES et les mélodies (notamment les claviers) de SONATA ARCTICA.
- une voix claire pouvant rappeler les...MURDERDOLLS!

Mais attention, cette énumération de grands noms ne doit pas laisser comprendre que les Italiens n'ont pas de personnalité. En effet, dès Tales from sadness, le groupe avait déjà développé un son propre et reconnaissable. Peut-être pas entre mille, mais reconnaissable...
Ce premier album, plutôt impressionnant pour un premier essai, laissait néanmoins une impression d'inachevé. L'ensemble ne manquait ni de punch ni de mélodie, c'était même plutôt entraînant, mais le décalage entre la voix black et ces claviers tout mignonnets paraîssait un peu grossier.
Ici, ce défaut semble corrigé et l'ensemble se marie mieux. Le son des guitares est plus massif. En guise d'illustration, "Rolling Chance" est bien le titre le plus tranchant qu'il m'ait été donné d'écouter depuis le début de l'année: le morceau est foutrement rentre dedans et ne manque pas de fraîcheur. Cette bombe heavy cogne sévèrement et distille un plaisir d'envoyer des riffs très communicatifs. Tous les éléments y sont, puissance sonore, refrain explosif et parfait dialogue entre voix claire et voix gutturale. "Rolling Chance" prouve également avec brio que l'on peut réaliser un titre très "rentre dedans" tout en restant mélodique.
Bon, je le dis, je le dis pas? Allez soyons fous, utilisons le fameux "apologie du riff" de notre BAST préféré.


Dans la même veine d'agressivité mélodieuse, le titre éponyme ouvrant l'album ou encore "Rainbringer" sont tout aussi efficaces. Autant dire que ce début d'album est plus que prometteur. Mention spéciale à la voix claire du chanteur qui allie justesse et puissance jusque dans les notes les plus aigues.
Au fil des chansons, Flies and Lies temporise avec des morceaux moins "méchants": la power ballade "Finally me" qui a le mérite de ne pas être niaise, fait de plus en plus rare au sein du heavy mélodique; le final "Matrioska" qui clôt l'album sur une petite touche épique (avec choeurs et autres conneries grandiloquentes du style) est également assez réussie, même si on préfère le RAINTIME rageur du début de l'album.
Par moments les riffs et les harmonies de ne sont pas sans rappeler ETERNAL TEARS OF SORROW.
A noter une intéressante reprise de "Beat it" de MICKAEL JACKSON ainsi qu'une apparition de Lars F. Larssen de MANTICORA sur le pêchu mais néanmoins anecdotique "Another Transition".

Une réussite sur le plan de la production, optimale pour la musique de RAINTIME. Le groupe a trouvé son son.
C'est sur le plan des compositions que cela pêche encore un peu: sans aller jusqu'à l'ennui, il faut bien dire que certaines mélodies de Flies and Lies sont un peu trop simplistes pour ne pas dire plates, ce qui n'en fait donc pas un album génial et le classe dans la catégorie ingrate des "albums sympa à s'écouter de temps en temps".

Si, rapidement, RAINTIME avait éludé sa crise d'adolescence pour construire un style plutôt unique, il a trouvé avec cet album un son plus mature qui permet de mieux apprécier cette balance de styles qui le caractérise. Sa capacité à trouver des riffs n'est plus à prouver. Reste encore à trouver la recette pour accrocher l'auditeur sur tout un album sans l'ennuyer.

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- Claudio Coassin (vocals)
- Luca Michael Martina (guitare lead)
- Matteo Di Bon (guitare rythmique)
- Michele Colussi (basse)
- Enrico Fabris (batterie)
- Andrea Corona (claviers)


1. Flies & Lies
2. Rolling Chances
3. Apeiron
4. Rainbringer
5. Finally Me
6. Tears Of Sorrow
7. The Black Well
8. Beat It
9. Another Transition
10. Burning Doll
11. Matrioska



             



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