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BEHERIT - The Oath Of Black Blood (1991)
Par POSSOPO le 10 Novembre 2006          Consultée 5186 fois

Plutôt que d’attendre plusieurs lustres et qu’enfin, un fan sincère de BEHERIT daigne chroniquer son groupe chéri sur Nightfall, je préfère prendre les devants. Je ne suis évidemment pas le plus à même de parler de cette formation black très particulière. J’ai certes découvert la musique de BEHERIT il y a plus 10 ans, mais avec H418ov21.C, étrange opus de dark ambient n’ayant rien de black metal sinon ce goût pour l’obscur, de toute façon développé de façon extrêmement particulière. Le nom de BEHERIT m’est parvenu aux oreilles, ou plutôt aux yeux, un peu plus tôt encore, lorsqu’un article du défunt Metal Hammer français vantait les mérites de la scène black finlandaise. Article particulièrement étonnant puisqu’à l’époque, le black metal n’existait médiatiquement pour ainsi dire pas. Je voyais pourtant de curieuses photos de jeunes musiciens grimés, crachant du feu et multipliant les poses irrévérencieuses. Bien sûr, ces jeunes faisaient partie de deux groupes précurseurs de la scène black scandinave, deux groupes infiniment moins connus que les EMPEROR, BURZUM et autres DARKTHRONE. Si le premier, IMPALED NAZARENE vit encore et plutôt bien, le second a disparu sans avoir jamais dépassé son étrange statut de «groupe le plus détesté du monde». Les futurs géants de la scène norvégienne lui en auraient-ils voulu de ne pas parler la même langue, de ne pas respecter stricto sensu le dogme nébuleux édicté par Euronymous et ses sbires, de savoir se distancier des incendiaires de Bergen et ses environs et de leurs âneries, de faire preuve d’un véritable recul par rapport à une scène qui a vite fait de se prendre beaucoup trop au sérieux? Mais mon réel intérêt pour les compositions de l’orchestre ne naquit que relativement récemment et, je l’avoue immédiatement, n’a et ne sera jamais total. Cependant, comme les chances sont maigres de voir un jour BEHERIT chroniqué sur Nightfall si ce n’est par moi, je me fais un petit devoir d’en parler.

Etonnant parcours en tout cas que celui d’une formation qui a épousé le visuel (le fameux corpsepaint, les chaînes et tout le tralala) prôné par Øystein Aarseth, un discours similaire et grand guignolesque pour s’en défaire dès que le mouvement black se mit à enfler. Ainsi, dès 1994, sortait sous le nom BEHERIT ce H418ov21.C dont j’ai déjà parlé. Marko «Nuclear Holocausto» Laiho est, à la même époque, rapidement devenu Dj de musique électronique pour ensuite partir s’exiler en Asie. Rarement aura-t-on vu un artiste autant fuir un succès qui ne demandait qu’à être embrassé.

Mais nous ne sommes encore qu’en 1991, les églises tiennent toutes debout et BEHERIT fait son black metal à lui, sans compromission, dira-t-on. C’est-à-dire, selon les critères esthétiques actuels, d’écoute pour le moins ardue. En se replaçant dans le contexte, il n’est pas impossible de trouver à Demonomancy, soit les 7 premiers titres de ce qui est en fait la compilation de 2 demos datant de 1990, des qualités certaines, bien que le style pratiqué, un mélange préhistorique de death bestial aux accents punk, de grindcore et de brutal quelque chose, ne soit aujourd’hui sincèrement apprécié que par de rares groupuscules d’extrémistes du son. Pourtant, j’ai comme dans l’idée que The Oath Of Black Blood n’est pas seulement en mesure de ravir les amateurs de BLASPHEMY et d’autres formations campant sur ce même créneau musical, le black néolithique totalement underground. Des gens de plus saine composition pourraient bien trouver à l’écoute de cette horreur un plaisir cru et malsain. Les raisons ne sont pas évidentes à trouver, mais de ce capharnaüm se dégage tout autant un fumet pestilentiel et inquiétant qu’une grande sensation d’amateurisme bon enfant.
Avant de clore ce chapitre et de retourner à des œuvres d’une esthétique plus humaine, évoquons brièvement les 4 derniers morceaux, soit la demo Dawn Of Satan’s Millenium, qui permettent de constater qu’il est encore possible d’avancer dans le désastre sonore tout en conservant un certain pouvoir d’attraction.

Serait-ce le goût immodéré de BEHERIT pour le dilettantisme primaire qui me rend si indulgent? Ou l’indiscutable côté kitsch d’une telle galette? Serais-je inconsciemment en train de comparer ce méchoui aux débuts de DEICIDE, équivalents et qualitativement inférieurs? Peut-être plus sûrement est-ce le fait de savoir que je ne suis pas franchement au courant de ce genre de musique et donc peu capable de juger tout cela, surtout que j’ai déjà souvent entendu que le trio finlandais représentait l’essence du black metal. Ma chronique marche indiscutablement sur des œufs.

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- Nuclear Holocausto (voix, guitares)
- Daemon Fornication (basse)
- Sodomatic Slaughter (batterie)


1. Intro
2. Metal Of Death
3. The Oath Of Black Blood
4. Grave Desecration
5. Witchcraft
6. Goat Worship
7. Demonomancy
8. Black Mass Prayer
9. Beast Of Damnation
10. Hail Sathanas
11. Dawn Of Satan's Millennium



             



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