Recherche avancée       Liste groupes



      
GRINDCORE  |  STUDIO

Commentaires (2)
Lexique grindcore
L' auteur
Acheter Cet Album
 

 

- Style : Nausea
- Membre : Morbid Angel

TERRORIZER - Darker Days Ahead (2006)
Par GORR le 28 Août 2006          Consultée 4087 fois

17 ans d’absence. Ca fait lourd quand même non ? A l’heure où encore bon nombre de groupes se reforment pour un retour sur le devant de la scène, TERRORIZER a lui aussi choisi de revenir faire vibrer les planches avec un nouvel album après le monument World Downfall. Vous l’ignorez peut-être, mais TERRORIZER fait partie de ces groupes précurseurs du grindcore avec ses copains NAPALM DEATH ou CARCASS. Léger point biographique. C’est en 1987 à Los Angeles que Oscar Garcia (ex-NAUSEA), David Vincent (MORBID ANGEL), Pete Sandoval (pareil que son copain David) et Jesse Pintado (NAPALM DEATH) vont s’associer pour former TERRORIZER et sortir en 1989, l’unique, le mythique, le chef d’œuvre de grindcore : World Downfall. Avec un line-up aussi éloquent, on n’allait pas en douter. On revient à notre époque et voilà que cette bande de joyeux lurons se reforme, mais avec quelques changements en son sein aussi.

C’est désormais Tony Norman (MORBID ANGEL) qui s’occupe de la quatre cordes et Anthony Rezhawk (RESISTANT CULTURE) au micro. Exit David Vincent, on se laisserait tenter à dire que c’était déjà plutôt mal parti pour ce si grand retour … Mais que neni ! TERRORIZER, c’est toujours pareil : du grindcore qui tartine la tronche ! Pourquoi changer les bonnes vieilles habitudes ? Sur ce Darker Days Ahead, on retrouve tout ce qu’avait fait de World Downfall à l’époque une œuvre magistrale. Remplie de haine, totalement groovy et malsain, TERRORIZER vous donne une leçon de grindcore en 30 minutes chrono. C’est sale et ça pue le vieux punk à plein nez. Quelques relents thrash metal totalement bienvenus et des mosh parts à vous faire taper le cul par terre (« Crematorium » ou encore l’excellente reprise « Dead Shall Rise » de World Downfall).

Comment s’ennuyer à l’écoute de cet album ? Comment ne pas dire qu’on a enfin retrouvé du grindcore comme on l’aime : old-school et fétide ! Pourtant, ça ne va pas super vite … Pourtant la production laisse à désirer … Mais TERRORIZER, c’est old-school et c’est dans ta tronche ! On a du mal à reconnaître Sandoval derrière les fûts. On est loin de la technique de MORBID ANGEL, très loin. Le nouveau chanteur braille tout aussi bien que Maître Vincent et donne à l’album des relents encore plus punk, voir crust par moment (« Nightmare »). Côté riffs, c’est toujours ce bon vieux Jesse Pintado qui nous apprend le headbang à coup de grosses saturations et rythmes endiablés ! Un vrai bonheur que de se farcir la petite demi-heure de ce skeud. Le grind de TERRORIZER n’a pas changé, ça donne toujours autant la banane ! Un vrai cocktail d’énergie et de violence !

Pourtant, on ne peut pas dire que cet album s’installe parfaitement dans la scène grind actuelle. TERRORIZER, c’est mythique, alors forcément on monte sur nos grands chevaux. Mais bien des choses se sont passées depuis le départ de TERRORIZER, dix sept ans auparavant. Est-ce que les vieux briscards seraient-il toujours à la hauteur face à un BLOCKHEADS ou un nouveau NAPALM DEATH ? Le moins qu’on puisse dire, c’est qu’ils nous font déjà plaisir en resortant bien des années après un album de grind digne de ce nom. Oui, TERRORIZER a sorti un bon album, aussi puissant et honnête que l’était World Downfall à sa sortie. Mais il faut replacer les choses dans leur contexte et aujourd’hui TERRORIZER ne pourra plus nous remettre une baffe comme celle de 1989. D’autres ont pris la relève.

Il est donc clair que d’un point de vue musical, cet album mérite amplement sa note excellente mais nous devons aussi prendre en compte, qu’à cette époque, TERRORIZER n’est plus ce qu’il était autrefois. La seule chose à espérer, c’est une carrière qui va continuer pour eux et ne plus s’arrêter bêtement comme 20 ans auparavant. TERRORIZER a fait ce qu’on attendait de plus : un retour en force avec un album de grind excellent. On ne peut pas re-crier au génie aujourd’hui, mais on peut toujours saluer ce talent et cette persévérance dans un style où tout pourra encore nous étonner. On en redemande, alors pitié, ne repartez pas !

A lire aussi en GRINDCORE par GORR :


FUCK... I'M DEAD
Bring On The Dead (2001)
Ca blaste, ça hurle ... c'est du grindcore !




BLOCKHEADS
Shapes Of Misery (2006)
Meilleur album de grind 2006


Marquez et partagez






 
   GORR

 
  N/A



- Jesse Pintado (guitares)
- Pete Sandoval (batterie)
- Tony Norman (basse)
- Anthony Rezhawk (chant)


1. Inevitable
2. Darker Days Ahead
3. Crematorium
4. Fallout
5. Doomed Forever
6. Mayhem
7. Blind Army
8. Nightmare
9. Legacy Of Brutality
10. Dead Shall Rise '06
11. Victim Of Greed
12. Ghost Train



             



1999 - 2017 © Nightfall.fr - Comment Soutenir Nightfall ? - Nous contacter - Webdesign : Inox Prod