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SILENT CIVILIAN - Rebirth Of The Temple (2006)
Par ALANKAZAME le 8 Mai 2006          Consultée 4780 fois

Comme les plus « in » d’entre vous doivent déjà le savoir, le Metalcore est devenu depuis quelques mois un véritable phénomène de mode, hissant de petites formations sorties de nulle part au rang de véritables stars médiatiques… Il n’est désormais pas rare de voir TRIVIUM ou BULLET FOR MY VALENTINE en couverture des plus prestigieux magazines metalleux… Alors bien sur, seuls les meilleurs s’en sortent, et on ne compte plus désormais les médiocres petites formations underground qui se cassent toutes les dents les unes après les autres. Seulement voila, l’échec n’est pas automatique, et SILENT CIVILIAN nous le prouve avec classe. Ceux d’entre vous qui ont eu la chance de poser leurs oreilles sur les albums, et plus particulièrement sur l’extraordinaire "Height of Callousness", du groupe de Neo Metal fort peu conventionnel SPINESHANK connaissent peut être déjà Jonny Santos. L’ex frontman de ce groupe, sans aucun doute lassé de ne pouvoir écrire la moindre partition et de partager l’écriture de la moitié des lyrics avec le batteur Tommy Decker, a claqué la porte de sa seconde formation fin 2004, en prenant soin de laisser un long message à ses fans, leur disant qu’il travaillait depuis longtemps sur un projet plus personnel. En 2005, SILENT CIVILIAN était formé. Plus qu’un nouveau groupe, SILENT CIVILIAN est le projet monté de toutes pièces d’un frontman expérimenté, véritable bête de scène et, chose totalement nouvelle, compositeur talentueux… Santos sort enfin de l’ombre de Decker et nous révèle sa vraie nature.

L’intro pose une base évidente : l’esprit de SILENT CIVILIAN sur "Rebirth of The Temple" sera guerrier, tribal, avec des chœurs gueulant leur pesant de « hey ! » sur une bonne partie des moments forts de la moitié des titres de cet album. Cette petite influence exotique n’est pas sans rappeler un certain SOULFLY, bien qu’exploitée ici dans une moindre mesure, et ce ne serait pas infamie que de comparer le "Dark Ages" de maître Cavalera au "Rebirth of The Temple" de mister Santos… Les comparaisons seront légion tout au long de cette chronique, mais tout cela est parfaitement normal : SILENT CIVILIAN rassemble ni plus ni moins tout ce qui se fait de meilleur dans le petit monde du Metalcore.

Un son assez monumental, des passages instrumentaux grandiloquents, un mixage impeccable… Une chose est certaine, rien n’a été mis au hasard pour valoriser au maximum l’ambiance très personnelle du combo. Les premiers riffs de l’excellentissime "Funeral" font méchamment penser à ceux du dernier LP de CHIMAIRA, qui est maintenant devenu une véritable référence en la matière, mais on ne peut en aucun cas parler de plagiat dès l’écoute du premier refrain instrumental… Certes SILENT CIVILIAN joue la carte du metalcore couillu, avec son lot de hurlements écorchés et surexcités, et peut donc être apparenté de manière tout à fait justifiée à la chimère noire, mais les points communs entre les deux formations s’arrêtent là : mélodies graves et sombres, rythme effréné, batterie très crue et chant livré tel quel, sous sa forme la plus pure, sans le moindre artifice, sont les maîtres mots de nos 4 enragés pas si silencieux que cela…

Mais quoi de nouveau, allez vous me dire ? Autant casser le suspens d’entrée de jeu : absolument rien. Santos et ses comparses nous resservent les mêmes ingrédients que KILLSWITCH ENGAGE et TRIVIUM, arrosés de leur propre sauce, avec tout le talent qui caractérise les nouvelles formations d’aujourd’hui… Mélodies guitaristiques mémorables, hurlements torturés riches en émotions fortes alternant à un chant clair pas prise de tête et fatalement enjoué, soli endiablés, gros son, recherche technique affichée… Mais alors pourquoi en faire tout un fromage ? Assez difficile à dire en fait, et cet album tout entier est bien compliqué à décrire… Car oui, SILENT CIVILIAN n’est pas original, mais force est de constater que sa formule est très personnelle et son identité remarquable. De plus l’album ne souffre d’aucun défaut particulier, tous les titres sont bons, certains plus que d’autres, mais aucun ne peut être considéré comme mauvais, et jamais SILENT CIVILIAN ne sombre dans sa propre banalité. On trouve de tout sur cette renaissance du temple : des titres grandiloquents et monumentaux, comme "Funeral" ou le très rock’n’roll "Force Fed", des plus ambiancés, à grand renfort de mélodies inoubliables, comme "The Song Remains Un-Named" ou "Rebirth Of The Temple", de véritables monuments de variété, diablement longs pour du dérivé Hardcore, bien qu’on ne voit pas le temps passer en les écoutant, comme "Lies In The House Of Shame" (7 minutes 30 quand même), "Wrath" ou le couillu "Dead To Me" (oui comme sur le dernier SPINESHANK, à croire que la mort de l’autre semble fasciner Santos), et d’autres plus spéciaux, comme le défouloir, véritable débauche d’agressivité, "Falling Down", ou le complexe "Live Again", titre en demi teinte très varié intégrant de la guitare acoustique et des ambiances à dominante mélodique fort bien maîtrisées.

SILENT CIVILIAN n’a pas inventé la poudre, ce groupe ne saurait en aucun cas atteindre les pics de personnalité de CHIMAIRA, et n’a pas la fraîcheur de BULLET FOR MY VALENTINE ni le talent technique de TRIVIUM… Mais c’est cette bluffante facilité à maîtriser les émotions (car Jonny Santos est vraiment un excellent chanteur, je n’avais pas entendu d’aussi belle performance vocale depuis le grand art de Mark Hunter sur le dernier CHIMAIRA), cette surprenante maturité et surtout cette identité particulièrement inattendue qui font tout le charme de SILENT CIVILIAN, et font de "Rebirth Of The Temple" un coup de pied au cul monumental. Pour un coup d’essai, c’est un coup de maître, et encore, je pèse mes mots ! SILENT CIVILIAN arrive un peu tard, d’autres, pas toujours aussi talentueux, l’ont précédé, mais il y a fort à parier qu’au fil des albums, cette obscure formation, qui n’a encore jamais foulé le sol européen, s’imposera comme une nouvelle référence en la matière… "Rebirth Of The Temple" n’est qu’une introduction, épique et magnifique, qui laisse en totale confiance en ce qui concerne la suite de cette œuvre pour le moins ambitieuse. Une métaphore du Metalcore à lui tout seul, en gros. Affaire à suivre donc, et de très près…

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   (2 chroniques)



- Jonny Santos (chant & guitare)
- Tim Mankowski (guitare)
- Henno (basse & back vocals)
- Chris Mora (batterie)


1. Intro - A Call To Arms
2. Funeral
3. The Song Remains Un-named
4. Rebirth Of The Temple
5. Divided
6. Bitter Pill
7. Force Fed
8. Lies In The House Of Shame
9. Wrath
10. Dead To Me
11. Blood Red Sky
12. Falling Down
13. Live Again



             



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