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BLACK SYMPHO / ATMO  |  STUDIO

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- Style : Cradle Of Filth

LIMBONIC ART - The Ultimate Death Worship (2002)
Par JULIEN le 1er Juillet 2006          Consultée 4510 fois

A la différence de tant d’autres formations, LIMBONIC ART n’a eu de cesse d’accroître le potentiel destructeur de son Black symphonique spectral. Après son prodigieux « Moon In The Scorpio », qui voyait des claviers célestes et funèbres particulièrement sombres surplomber un simple mur de guitares et s’asseoir sur le trône aux côtés des vocaux possédés de Daemon, LIMBONIC ART a densifié sa musique. Il l'a triturée d’une violence de plus en plus frappante, tout d’abord avec « In Abhorrence Dementia », puis surtout avec le compact et extrêmiste « Ad Noctum – Dynasty Of Death ». Un album difficile d’accès, irrespirable pour bien des auditeurs, mais qui abondait toujours de cette haine vissée au coeur des deux éternels protagonistes du groupe.

Puis vint l’heure de rédiger le testament. Une ultime offrande morbide. Un quatrième album pour boucler une aventure musicale personnelle et sans concession, pénétrée d’esprit underground. LIMBONIC ART fait partie de ces rares incarnations du Black dont la virulence n’a jamais été entamée par l’omniprésence des claviers. Et ce n’est pas « The Ultimate Death Worship » qui infléchira la donne, loin de là ! Cet album (à la pochette assez affreuse) s’avère même le plus brutal de LIMBONIC ART. Une ode maléfique où la guitare s’est appropriée cette fois le rôle principal, les riffs sauvages de Morfeus et de Daemon se faisant le guide des compositions, quand elles opéraient à niveau égal avec les claviers sur « Ad Noctum... ».

« Ultimate Death Worship », ce sont donc cinq compositions à nouveau très longues (entre six et huit minutes), en margelle autour d’un cœur en forme de tryptique, les dix minutes d’un "Towards The Oblivion Of Dreams" aux arrangements assez étranges et décalés s'entourant d’une intro et d’une outro ambiantes et bruitistes, brassant des effluves torturées. Car il faut bien l’avouer, le Black de LIMBONIC ART n’a rien d’enchanteur. Il instaure le règne du cauchemar, tissé par des morceaux sans accalmies où les guitares, encore plus tranchantes et saturées, lacèrent les oreilles et laissent la voix démentielle de Daemon vous conter son appétit malade de l’horreur. Morpheus, lui, n’a pas oublié sa science des claviers, et si ses nappes et bruitages n’engorgent plus les compositions jusqu’aux frontières de l’étouffement (comme sur « Ad Noctum... »), elles restent fondamentales à l’édification visuelle de LIMBONIC ART. Elles tourbillonnent et flanquent les guitares, distillant des ambiances angoissantes, sinistres, les yeux révulsées tournées vers des étoiles ceinturées d’astéroïdes noires. Et quand la folie s'empare d’elles, cela donne quelque chose d’un dialogue avec le second degré, dictant l’insanie et aliénant l’auditeur au pouvoir hypnotique d’un album martyrisé par une boîte à rythme implacable, turbulente… et ne participant guère à l’humanisation de ce chaos sonore.

Il faut bien relever que le Black craché par LIMBONIC ART sur cette dernière œuvre demande une certaine accointance avec l’obscurité et la folie. LIMBONIC ART se pare ici d’un son plus sale et incisif, se gonfle d’hostilité, et il prend le risque d’égarer l’auditeur dans les recoins de son effrayant labyrinthe sonore aux formes mouvantes. Les cinquante minutes de l’album peuvent d’ailleurs s’avérer éprouvantes pour l’auditeur non familier du groupe, et une certaine concentration est exigée si l’esprit veut s’affronter à ce magma céleste sans complaisance. A l’image de son prédécesseur, « The Ultimate Death Worship » se fait le héraut d’un Black symphonique féroce et violemment cerné par un psychisme tourmenté. Certains auditeurs s’en défendront peut-être par le sarcasme, d’autres par la fuite. Et des sensibilités comme la mienne s’y abreuveront d’une expérience de ténèbres qui se paie, certes, d’un peu de souffrance. Mais c’est là une des conditions, pour celui qui entend s’inviter dans les méandres de ce duo norvégien atypique. A vous de déterminer jusqu’où vous vous sentez prêts à vous enfoncer...

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   JULIEN

 
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- Daemon (guitares,chant,psycho piano su)
- Morpheus (guitare,claviers)
- Attila Csihar (psycho vocal sur ' from shades)


1. The Ultimate Death Worship
2. Suicide Commando
3. Purgatorial Agony
4. Towards The Oblivion Of Dreams
5. Last Rite For The Silent Darkstar
6. Interstellar Overdrive
7. From Shades Of Hatred
8. Funeral Of Death



             



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