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KEEL - Keel (1987)
Par ATOMIC PLAYBOY le 8 Avril 2006          Consultée 2685 fois

Cet album éponyme est le quatrième du groupe et fait suite à l’excellent « The final frontier » sorti l’année précédente. L’album démarre avec le tonitruant United nations, véritable hymne, qui préfigure ce que sera le reste de l’album, à savoir morceaux carrés et refrains ultra-accrocheurs. La paire de guitaristes Marc Ferrari/Brian Jay s’y entend comme personne pour composer des riffs efficaces et rentre-dedans (souvent légèrement adoucis par de discrètes touches de claviers pour sonner plus « radio friendly » mais jamais mielleux) et Ron Keel chante à merveille sur cet album dont chaque morceau est un tube en puissance. De Somebody’s waiting (le single de l’album) à 4th of July qui clôt l’album tous les titres sont construits sur le même principe : Riffs tranchants et efficaces, voix chaude sur les couplets puis très aiguë sur les refrains (Ron keel est un chanteur que l’on peut considérer comme agaçant mais dont les prouesses vocales sont indéniables). Quant aux refrains ils sont tous immédiatement mémorisables et accrochent dès la première écoute. Comme pour « Invasion of your privacy » de Ratt sorti deux ans plus tôt, tous les morceaux de cet album se ressemblent et pourtant tous sont indispensables et il est bien difficile d’en sortir un du lot, tant la qualité est omniprésente. Seul point faible de l’album, la ballade Calm before the storm, téléphonée et molle à souhait ne fait que confirmer que les ballades ne sont pas (et ne seront d’ailleurs jamais) le point fort de Keel.

On pourra, certes, reprocher son manque d’originalité à cet album typique des années 80 et du hair metal très en vogue à l’époque. La production de Michael Wagener (comme toujours irréprochable pour l’époque, mais un peu aseptisée) renforce d’ailleurs cette impression. Mais ce serait passer à côté de neuf morceaux accrocheurs et entraînants à souhait, à mi-chemin entre le hard et le hard FM comme seuls quelques groupes de l’époque (comme Black and Blue, grands potes de Keel d’ailleurs) savaient en composer. Quant au duo Ferrari/Jay, il délivre sur chaque titre des solos bien sûr très académiques mais sacrément bien ficelés et qui démontrent le bagage technique impressionnant des groupes de cette époque. Pour ceux qui apprécient la technique au service du fun, et qui ne recherchent pas l’originalité à tout prix, cet album est un modèle du genre. Neuf bombes sur dix titres, on n’est pas passé loin de la perfection. Pourtant, malgré le soutien de Gene Simmons qui avait pris le groupe sous sa houlette depuis les deux précédents albums (Keel, Black and blue, House of lords, Silent rage, Gypsy rose, le bonhomme s’y entend pour dénicher des talents), la production de Wagener (un des musts de l’époque) et un Somebody’s waiting abondamment diffusé sur MTV, le succès commercial ne sera pas au rendez-vous et Keel continuera de végéter en troisième catégorie.

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- Ron Keel (chant, guitare, claviers)
- Brian Jay (guitare)
- Marc Ferrari (guitare)
- Kenny Chaisson (basse)
- Dwain Miller (batterie)


1. United Nations
2. Somebody’s Waiting
3. Cherry Lane
4. Calm Before The Storm
5. King Of The Rock
6. It’s A Jungle Out There
7. I Said The Wrong Thing To The Right Girl
8. Don’t Say You Love Me
9. If Love Is A Crime (i Wanna Be Convicted)
10. 4th Of July



             



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