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PRIMUS  |  STUDIO

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PRIMUS - Antipop (1999)
Par DAVID le 4 Octobre 2005          Consultée 4411 fois

Primus, un mythe de la scène fusion américaine, complètement à part grâce à leur univers délirant, symbolisant l'absurdité de la société américaine. Antipop, déjà rien que ce titre en dit long, donc non, y'aura pas de ballades. C'est l'album le plus accessible pour débuter dans l'univers Primus, le plus "normal" en quelque sorte. Les puristes regretteront certainement que Primus se soit assagi dans ses expérimentations. Peu importe, profitons en pour apprécier les structures "couplet - refrain" à leur juste valeur ! Ça groove comme jamais entre la basse grondante et ses slaps exagérés, la voix de canard de Les Claypool, les bidouillages de la guitare et les syncopes de la batterie. Primus a toujours eu beaucoup de succès aux USA, leurs albums se classent en tête des charts à chaque fois et bizarrement, le phénomène n'a jamais suivi en Europe.

On serait tenté de classer Primus dans la catégorie fourre-tout "fusion", et ce malgré quelques riffs heavy de temps à autres. Les premiers titres sont vachement tubesques, plus axés sur les rythmiques bétons que sur la musique à proprement parler. Comment rester insensible au groove vicieux de Natural Joe ou au refrain complètement débile d'Antipop ? Un des points d'orgue de l'album, Eclectic electric, renoue avec des sonorités psychédéliques. Sur fond de rythme reggae et de basse grondante, la progression du morceau est remarquable, jusqu'à son explosion.

Tout avait si bien commencé, mais passé Eclectic Electric, la 2nde moitié de l'album s'avère nettement moins intéressante. Les morceaux sont groovy et sympas, certes, mais ils n'apportent pas grand chose. La machine tourne un peu à vide, la recette s'épuise. Le riff lourdingue de Mama didn't raise no fool fait même carrément pensé à du sous-Rage Against The Machine période Evil Empire (c'est dire le niveau !). Heureusement, les 2 derniers titres sont plus osés et sortent de la routine groove "commercial" : The final voyage of the liquid sky, davantage "planante" et les délires à la Tom Waits sur Coattails of a dead man, sorte de manège qui n'en finit plus de tourner.

Pas de prises de tête donc, Antipop est simple et direct. Il devrait plaire aux amateurs de musiques à la limite du n'importe quoi, tout en gardant une certaine cohésion et tout en étant facile d'accès, comme les premiers Red hot chili peppers, Infectious Grooves ou Freak Kitchen. A la suite d'Antipop, Primus splittera. Les Claypool se consacrera à d'autres projets et le groupe se reformera quelques années plus tard sous son line-up d'origine, avec Tim Alexander à la batterie.

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   DAVID

 
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- Les Claypool (chant, basse)
- Larry Lalonde (guitare)
- Brain (batterie)


1. Intro
2. Electric Uncle Sam
3. Natural Joe
4. Laquer Head
5. The Antipop
6. Eclectic Electric
7. Greet The Sacred Cow
8. Mama Didn't Raise No Fool
9. Dirty Drowning Man
10. Ballad Of Bodacious
11. Power Mad
12. The Final Voyage Of The Liquid Sky
13. Coattails Of A Dead Man



             



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