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- Style : Angel Dust, Iced Earth, Communic
- Membre : Sanctuary, Warrel Dane , Forbidden, Ashes Of Ares

NEVERMORE - Enemies Of Reality (2003)
Par MOMO HEARTBREAKER le 7 Août 2003          Consultée 12415 fois

Conquis par le divin « Dead Heart In A Dead World », j’attendais la suite des aventures de Nevermore avec une impatience non feinte. Bien m’en pris car ce « Enemies of Reality » est tout bonnement excellent. Très compact (neuf titres pour une durée d’environ 40 minutes), pas un titre ne serait-ce que moyen viendra troubler le déroulement du disque.

Définir la musique de Nevermore n’a jamais été un exercice aisé tellement la personnalité du groupe est forte. Mélange harmonieux d’une finesse Queensrÿchienne pour les harmonies et de Testament pour les parties rapides, ce combo représente un équilibre parfait entre tradition et modernité. A ce titre, la production de Kelly Gray (ex-Queensrÿche, comme quoi les hasards !) à la fois puissante et subtile rend justice à tous les arrangements souvent novateurs et toujours prodigieux trouvés par les quatre de Seattle (le poste deuxième guitariste, n’étant pas encore totalement attribué à Chris Broderick). Assez bizarrement je ne trouve pas « Enemy of Reality » aussi enragé que les critiques ont bien voulu le dire. Car si le propos est le plus souvent virulent, la mélodie n’est jamais loin. Comme le laisse présager le désign magnifiquement sombre (et un peu gore !) du très en vogue Travis Smith, l'ambiance générale n'est pas à la déconne. C'est très torturé voire glauque. Je ne sais pas ce que vous en pensez mais vu la musique des groupes de Seattle, cela ne donne pas envie d'y passer l'été. Piste à piste, cela donne le résultat suivant :

« Enemies of Reality » : ça pète, c’est direct puis c’est quoi ce chant de possédé surgit tout droit des limbes, ça commence très fort ! Ce titre est très heavy, le refrain est fédérateur tout en étant original et imprévisible. Les changements de rythmes garantissent une grande diversité d’ambiances suintantes. Bref, ce titre est l’un des meilleurs jamais écrits par Nevermore.

« Ambivalent » : Ce titre est construit sur la base d’un riff saccadé et rapide tout droit venu de la Bay Aera. La composition est entrecoupée de chœurs mystiques flippant annonçant un refrain à la Queensrÿche. Au milieu du titre, on a le privilège d’écouter un solo de grande classe. Rien à dire, c’est du grand art.

« Never Purify » : Dans la lignée de la piste précédente, ce titre enfonce le clou d’une manière encore un poil plus punchy, le rythme étant en moyenne plus élevé. En résumé ça bastonne sur cette composition sorte de mix entre « The Politics of Ecstasy » et « Dead Heart In A Dead World ».

« Tomorrow Turned Into Yesterday » : Superbe ballade dont l’ambiance générale me fait un peu penser au “Fade To Black" de Metallica. Toujours ces vocaux d’écorchés vifs digne du rÿche, associé à un sens de la composition unique déjà éprouvé sur l’album précédent. Bref, un titre superbe à la portée émotionnelle garantie renforcée par les riffs à la fois techniques et épiques (quel son cristallin !!!) de Jeff Loomis.

« I Voyager » : on redécolle avec cette composition avec un riff digne du grand Coroner associé à un refrain crépusculaire. Quelques sonorités industrielles à la Strapping Young Lad dans les coins viennent enrichir cette bien belle enveloppe. Un titre très intéressant démontrant que ces gars sont loin d’avoir tout dit et laisse augurer du meilleur pour la suite de leur carrière.

« Create The Infinite »: middle tempo burné très moderne dans la forme avec ces sonorités industrielles mais avec une toile de fond dans le trip Testament. Cette compo fait entrer le thrash dans le 21ème siècle. A noter un superbe break mélodique au centre de la piste vient aérer ce titre avant de repartir comme il avait débuté. C’est sur ce morceau que le chant de Warrel est le plus agressif, collant parfaitement à l’ambiance d’agression magnifiquement retranscrite.

« Who Décides » : Après une courte intro rageuse, le titre ralentit brutalement pour nous proposer une ambiance à la Queensrÿche de Promised Land. Toutefois, sur les complets, de bon gros riffs très techniques aux forts relents thrashisant viennent ajouter à la dimension tragique de cette composition absolument énorme. A noter que sur ce titre Warrel Dane fait plus que jamais penser à une version moderne de Geoff Tate (un peu comme Jorn Lande avec Coverdale).

« Noumenom » : Ambiance crépusculaire appuyée, accrochez-vous bien messieurs, mesdames, par de superbes lignes de soli à la guitare (ouf ! Je ne veux pas remuer le couteau dans la plaie mais je croyais que j’allais devoir militer à Greenpeace pour entendre un solo original et inspiré en 2003…). Ce titre dégage une ambiance résolument mystique, un très grand titre dont la structure complètement désarticulée en fait une œuvre unique.

"Seed Awakening" : Attention gros riff à la Jeff Waters (Annihilator) pour démarrer, puis très vite plein d’ambiances (arrangements, soli dissonant) viennent se greffer ce titre. Le groove de la section rythmique Jim Sheppard (basse) / Van Williams (batterie) est impressionnant de puissance et de technique, le père Warrel module sa voix (alternances de vocaux claires et gutturaux) et au risque de me répéter Jeff Lomis est l’homme à la six corde de cet exercice 2003.

Pour conclure, je dirais que Nevermore vient de signer un grand disque de thrash / prog résolument moderne, prouvant que l’on pouvait sortir une œuvre inspirée et furieuse sans pour autant laisser sa technique au vestiaire. A titre personnel, l’un des albums qui aura compté au cours de cette année 2003. Il ne reste plus qu’à patienter jusqu’à la rentrée pour se prendre une bonne grosse baffe en live. En bref, vous l’aurez compris, Nevermore, j’en veux encore !

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   (2 chroniques)



- Warrel Dane (chant)
- Jeff Loomis (guitare)
- Jim Sheppard (basse)
- Van Williams (batterie)


1. Enemies Of Reality
2. Ambivalent
3. Never Purify
4. Tomorrow Turned Into Yesterday
5. I, Voyager
6. Create The Infinite
7. Who Decides
8. Noumenom
9. Seed Awakening



             



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