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WILDERUN - Epigone (2022)
Par MEFISTO le 20 Juin 2022          Consultée 1431 fois

La pièce bonus est annonciatrice, prophétique et confirmatrice. L'Américain WILDERUN, en 2022, a orienté tous ses atomes vers la Mecque du succès. Cette intro vous évitera de lire deux ou trois paragraphes verbeux, informatifs à l'excès et patentés que je vous aurais imposé à une certaine époque. Là, le but est d'aller droit au but, quitte à décevoir votre soif de métaphores. Haha ! Il y en aura des métaphores, ne vous inquiétez pas ; après tout, nous sommes dans l'ère Meta…

Comme dans l'impérative : « Mets ta confiance en moi». Avec WILDERUN, après un "Veil Of Imagination" plus brillant que le Soleil, rien n'était plus hasardeux que de mettre sa confiance en lui. "Epigone" devait non seulement être fort, il devait nous prouver que le quintette n'était pas qu'un hallucinant feu de paille. Si vous voulez mon non-humble avis, après "Sleep..." et "Veil...", si quelqu'un doutait encore des capacités hors-normes de ce combo Prog… AVFF !

"Epigone", mes chers Nimiens jeunes et vieux, fidèles et néophytes, répond aux deux attentes susmentionnées, comme écrivent les fonctionnaires. Or, aucun fonctionnaire il y a sur cette fournée ; on y retrouve plutôt des créatifs-émancipateurs forcenés, des forces nées au pays de l'Oncle Damn plus puissantes que vos groupes de Power favoris, plus lyriques que vos débauchés de la mélodicité préférés, plus progresseux que vos vieux crasseux que vous tournez en boucle en prétendant naïvement et bêtement que rien ne leur coupera la tête un jour du XXIème siècle. Peut-être du XXème. Or, au risque de me répéter, si vous lisez sur et entre les lignes de mes anciennes chroniques du groupe, ce serait tellement con. Con avec un C major-scule.

Car WILDERUN, c'est le passé, le présent et l'avenir. C'est la lorgnette par laquelle on visualise d'où nous venons, où nous allons et surtout, où nous irons. "Epigone", c'est "Veil...", mais maturé, macéré, dans le parfum, le fût de chêne et toutes ces conneries de terreau fertile additionné d'engrais bio issu d'une quelconque galaxie lointaine blindée contre notre planète pas nette. WILDERUN, c'est le genre de groupe qui vous envoie quatorze minutes étincelantes de "Woolgatherer" dans les guiboles au départ et qui vous défie d'être déçu par le reste. Même si ce putain d'album démarre lentement, au point où vous vous demanderez si on se fout de votre gueule. WILDERUN, c'est cette bête multidisciplinaire incapable à dompter qui vous croque l'ossature en vous demandant à quand la prochaine mordée.

C'est le genre de groupe qui reprend une formule déjà asséchée par la concurrence – celle de la pièce déclinée en chapitres pour conclure un album – et qui vous défie de vous ennuyer. Bien évidemment, avec son incroyable aptitude à se renouveler avec des instruments exotiques et/ou rarissimes, WILDERUN surprend et passionne en nous enveloppant de notes et d'ambiances couvrant un éventail aussi large que son ego (si j'étais lui…). De sorte que ce "Distraction" nous distraie en propulsant l'ennui aux confins de l'Univers, avec une fronde géante que seul un effronté peut manier.

Contrairement à ce que je faisais dans le passé, je ne vous donne pas d'exemples. Vous devrez tâter du fouet ! J'ai déjà évoqué (et invoqué) "Woolgatherer", alors pour le reste, soit le long et labyrinthique accouchement d"Epigone", vous devrez vous farcir des mois et des mois de « digestation » comme moi pour en venir à bout. Si vous y parvenez. Dans la négative, ne vous en faites pas, vous êtes quasi normal ; je sursaute encore après plus de trente écoutes de cette slide/mélo/shred/rythm/bass guitar, de ces orchestrations alambico-chatoyantes. Et je ne suis pas si vieux – 41 ans. C'est juste que… j'aime me faire exploser les préjugés !

Après avoir lu tout ça, vous vous direz sûrement (ou, je l'espère, peut-être… pas) : « Il n'a rien mentionné sur l'album ! Où est le track by track, où est la décortication de chaque plage, où est le palmarès des meilleurs moments ? »

Eh ben, bonne chance ! Parce qu'après six mois à me faire chier (carrément) à écouter "Epigone", c'est ça que je chie. Et si on reprenait l'exercice dans six mois ? WILDERUN serait capable de chambouler mon transit intestinal, voire déglinguer mon capharnaüm hormonal. Merci à Dr Wayne Ingram. Je ne me suis toujours pas remis de "Veil...", alors pour les conclusions, on repassera dans vingt ou trente ans.

Car WILDERUN, en termes de sport, c'est un "game changer". En tous autres termes, c'est un "life changer". Comme vos légendes progressives préférées dont la magie perdure.

Pour pleinement apprécier le bouzin, et même si cela est considéré comme de la tricherie par les puristes, je vous conseille vivement d'écouter les studio reports sur Youtomb. Ils vous montreront comment le groupe est un bourreau de travail et de créativité.

Podium : (or) "Woolgatherer" (oulà, quelle surprise !), (argent) "Identifier", (bronze) "Distraction I".

Indice de violence : 2/5.

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- Evan Anderson Berry (chant, guitare)
- Joe Gettler (lead guitare)
- Jonathan Teachey (batterie)
- Daniel Müller (basse, synthé)
- Wayne Ingram (orchestrations, guitare, mandoline, synthé)


1. Exhaler
2. Woolgatherer
3. Passenger
4. Identifier
5. Ambition
6. Distraction I
7. Distraction Ii
8. Distraction Iii
9. Distraction Nulla
10. Everything In Its Right Place [radiohead Cover] [d



             



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