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ELDRITCH - Gaia's Legacy (2011)
Par FREDOUILLE le 19 Mai 2022          Consultée 334 fois

Quatre années séparent ce "Gaia’s Legacy" de son prédécesseur "Blackenday", album de très bonne facture, plutôt sombre mine de rien et un brin virulent avec ses accointances très Techno Thrash mélodique et quelques influences ANNIHILATORiennes non négligeables ("The Fire"). "Blackenday" est un disque qui me laisse généralement de très bonnes impressions lorsque je l’écoute (il y a même une très belle ballade dessus "Broken Road") et il dépareille en tout cas, musicalement parlant, avec ce "Gaia’s Legacy", au fil conducteur très environnemental et soulignant les catastrophes dues au réchauffement climatique (concept très largement inspiré du film "An Inconvenient Truth" d’Al Gore, on retrouve d’ailleurs sur le disque quelques échantillons des discours tirés du documentaire).

En effet, même s’il garde quelques réminiscences Thrash ("Vortex Of Disasters", "Thinning Out", le genre de compositions agressives qui met d’ailleurs en avant ce côté techno très reconnaissable des Italiens – Il ne faut pas oublier qu’Eugene Simone, leader du groupe est un fan de WATCHTOWER et de CORONER, ceci explique donc cela), "Gaia’s Legacy" se veut beaucoup plus Metal Progressif dans l’âme que ses trois prédécesseurs, ressenti purement personnel en tout cas. Plusieurs raisons et éléments à cela.

Déjà, les samples et claviers qui font leur apparition (comme on bon vieux temps cf. "Seeds Of Rage") dès l’introduction de l’album ("Gaia’s Anger") et qui plantent le décor (pour mémoire, "Blackenday" ne possède pas de claviers). Des claviers qui resteront plutôt assez discrets malgré tout (comme ces subtiles lignes sur "Mother Earth" conférant d’ailleurs au morceau, une atmosphère plus légère et presque mélancolique… avant que la composition ne prenne un tournant un tantinet plus Heavy – La paire Simone/Ginanneschi nous délivre en tout cas de très jolis soli sur cette composition), mais omniprésents tout au long de l’album. Ces lignes de claviers sont servies par le nouveau venu dans le combo italien, à savoir Gabriele Caselli, qui ne s’attache pas à en faire des tonnes mais plutôt à préserver toute l’identité d’ELDRITCH au travers de ses interventions. Et c’est plutôt réussi de ce côté-là car on devine assez aisément la « patte » des Italiens.

Ensuite, on retrouve sur le disque pas mal de rythmiques syncopées ("Our Land", "Thoughts Of Grey" par exemple), parfois presque torturées ("Vortex Of Disasters" qui ne manque assurément pas d’attrait), typiques en tout cas du Metal Progressif avec qui plus est et ça va de soi de nombreux enchaînements tout à la fois techniques et complexes mais qui n’entravent en rien la mélodicité des compositions (le très bon refrain très ELDRITCHien de "Our Land", titre doté aussi de soli de haute voltige, ou bien encore "Like A Child" sur lequel le vocaliste Terence Holler pas forcément à la fête sur ce disque s’en tire relativement bien sur ce titre - à noter la présence sur ce morceau de Bob Katsionis -FIREWIND- aux claviers -). Des plans très techniques qu’on retrouvera mine de rien tout au long du disque, pour preuve le très bon "Everything’s Burning" un brin sombre et virulent lui aussi avec ses quelques saccades Thrash, ou bien encore sur "Like A Child" avec une nouvelle fois ces lignes avérées Techno Thrash, composition qui nous ramènerait presque à l’époque de "Headquake". Pas à dire, mais pour celles et ceux qui en doutaient encore, les musiciens d’ELDRITCH, au line-up certes quelque peu remanié ici (on soulignera donc les arrivées de Rudj Ginanneschi à la guitare, de Gabriele Caselli aux claviers et de Raffahell Dridge à la batterie) sont toujours aussi brillants.

Ce huitième album des Italiens d’ELDRITCH, "Gaia’s Legacy", reste bien évidemment un bon disque globalement, il propose pas mal de variations, musicalement (je pense notamment à "Signs", cette variété au niveau des rythmiques, cet aspect Techno bien sympathique et surtout à ce passage à la basse plutôt pas mal et bien trouvé dans une atmosphère quelque peu feutrée), mais également dans la sonorité des guitares, mais il reste bien en-deçà de son prédécesseur "Blackenday" disque plus travaillé, plus solide aussi et qui montrait davantage les crocs (remember le très lourd "Black Rain"). De plus, "Gaia’s Legacy" ne propose rien de réellement neuf malheureusement, et surtout, ne possède que trop rarement de fulgurances dont ELDRITCH nous avait abreuvés par le passé. Des fulgurances qui figuraient pourtant sur "Blackenday".

Par ailleurs, et j’en ai parlé un peu plus haut, je trouve que Terence Holler est un peu en demi-teinte sur l’album, endormi vocalement et peu en verve il faut bien le reconnaître, il tire néanmoins et davantage son épingle du jeu sur des compositions plus mélodieuses ("Our Land", "Through Different Eyes" même s'il s'agit là d'une reprise de FATES WARNING, assez fidèle à la version originale mais sans la finesse d'un Jim Matheos - album "Perfect Symmetry" -) encore que sur la ballade de fin ("Thirst In Our Hands (Dry Tears)") ambiance planante, piano et synthé à l’appui, je reste persuadé que Terence Holler aurait pu délivrer une prestation bien plus convaincante.

Enfin, le son de l’album, bien meilleur que sur "Headquake" (ce n’était pas bien difficile !) ça va de soi, n’est pas non plus des plus optimal et est par trop compressé. Le son de la batterie qui plus est, ressemble parfois à celui d’une boîte à rythmes, j’avoue ne pas être hyper fan du rendu. Ce qui m’amène à mettre à "Gaia’s Legacy", un petit trois sur cinq. Des Italiens, musicalement et techniquement très forts mais pour le coup peu inventifs et inspirés finalement, malgré cette envie certaine de revenir à des tonalités plus Progressives. Après quatre années d’absence, on pouvait s’attendre à mieux vous ne trouvez pas ? Verdict : album correct mais pas indispensable non plus !

Note : 3/5.

Morceaux préférés : "Our Land", "Vortex Of Disasters", "Signs", "Like A Child".

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   FREDOUILLE

 
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- Terence Holler (chant)
- Eugene Simone (guitares)
- Rudj Ginanneschi (guitares)
- John Crystal (basse)
- Gabriele Caselli (claviers)
- Raffahell Dridge (batterie)


1. Gaia's Anger
2. Deviation
3. Our Land
4. Vortex Of Disasters
5. Mother Earth
6. Everything's Burning
7. Thinning Out
8. Like A Child
9. Signs
10. Thoughts Of Grey
11. Thirst In Our Hands (dry Tears)
12. Through Different Eyes



             



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