Recherche avancée       Liste groupes



      
SPEED METAL  |  E.P

Commentaires (1)
Lexique speed metal
L' auteur
Acheter Cet E.P
 


 

- Membre : Redemption, Megadeth, Body Count, Evildead
- Style + Membre : Steel Prophet, Abattoir, Holy Terror
 

 Site Officiel (738)

AGENT STEEL - Mad Locust Rising (1986)
Par DARK SCHNEIDER le 10 Avril 2021          Consultée 630 fois

Aussi bon fut "Skeptics Apocalypse", il faut bien avouer que certains le trouvaient un peu court, et il est vrai qu'il faillit n'être qu'un simple EP à la base. On pouvait donc s'attendre très rapidement à un second album de la part du groupe, mais finalement AGENT STEEL ne sortira en 1986 que ce "Mad Locust Rising" soit pour le coup un véritable EP qui fait une fois de plus dans la concision (douze minutes, pas une de plus).

"Le soulèvement du criquet fou", c'est ma traduction personnelle du titre de cet EP. Difficile de faire plus barré pour une musique qui semble pourtant se prendre pas mal au sérieux. On comprendra aisément pourquoi John Cyriis, chanteur mais aussi parolier, fut éjecté de MEGADETH car Dave Mustaine n'était guère en phase avec les textes qu'il lui fournissait. Et oui car si vous ne le saviez pas Cyriis a été pendant une courte période chanteur d'un MEGADETH tout juste formé. On pourra toujours se demander ce qu'aurait donné l'éternel prétendant au trône de METALLICA avec un tel vocaliste dans ses rangs, on notera d'ailleurs que Cyriis n'a jamais critiqué Mustaine, pourtant connu pour son caractère bien trempé.

Les paroles de "Mad Locust Rising", le titre, sont très clairement inspirées de la bible (l'invasion de criquets étant une des dix plaies d'Egypte) mais évoquent aussi Nostradamus, on pourra aussi faire le lien avec la pochette qui voit figurer un magnifique criquet de l'espace façon Kaïju. Ca laisse songeur. Musicalement, on est dans la droite lignée de "Skeptics Apocalypse", cet EP faisant office de complément. On a donc un Speed Metal toujours aussi frénétique, qui n'a rien à envier aux thrashers les plus speed de l'époque, à la prod encore bien brouillonne sauf peut-être au niveau du chant qui s'affine un peu ici et gagne clairement en maîtrise tout en atteignant toujours des aiguës inaccessibles au commun des mortels. Ce titre semble en tout cas très apprécié des fans bien que pour ma part je ne le trouve pas supérieur aux meilleurs titres du premier opus. On sentait cependant une volonté du groupe à vouloir jouer le plus vite possible, de repousser ici ses propres limites, le tout prenant alors des allures de manifeste.

On ne pourra pas passer sous silence un important changement de line-up : Kurt Kilfelt s'en est allé rejoindre HOLY TERROR et fut remplacé par Bernard Versye, tout juste dix-huit ans, plus connu sous le pseudo amusant de Bernie Versailles ! À mon sens le groupe y gagne, le petit jeunot gringalet haussant le niveau technique déjà élevé à la base même si ses soli ne détonnent pas par rapport à ceux de Kilfelt, car s'inscrivant dans la même logique (le gars n'est pas avare de coup de vibrato et d'harmoniques sifflantes), mais il développera un goût pour des choses plus alambiquées, on le retrouvera d'ailleurs des années plus tard faire du Prog avec Ray Alder de FATES WARNING.

Pour compléter cet EP, outre l'intro totalement inutile d'une durée extravagante de seize secondes, on trouvera une reprise de JUDAS PRIEST, plus rapide évidemment que l'originale et sur laquelle on imagine bien que John Cyriis a dû prendre son pied à interpréter les lignes de chant d'Halford, immense influence, on s'en doutait. Finalement, AGENT STEEL n'offre ici qu'un seul autre titre original : "Let It Be Done/The Day At Guyana", qui fait le taf mais s'avère moins marquant que le title track, sauf pour sa deuxième partie qui introduit un riff... qui ne sera développé que sur l'album suivant sur un instrumental à la durée conséquente. Une sorte de teaser en quelque sorte, encore une bizarrerie surtout, mais VENOM nous avait déjà fait le coup.

Deux titres et une reprise ça fait léger, mais il n'en demeure pas moins que cet EP rachitique s'avère assez indispensable puisqu'il s'agit d'une des rares sorties de la période "classique" du groupe, qui est clairement un sommet du Speed Metal de cette époque. À noter qu'il sera réédité à quelques reprises, et l'on pourra aussi parfois retrouver ces morceaux sur les rééditions de "Unstoppable Force" à l'exception de "The Ripper" qui lui se retrouvera plutôt sur certaines rééditions de "Skeptics Apocalypse", rien n'est jamais simple avec eux.

A lire aussi en SPEED METAL par DARK SCHNEIDER :


ADX
La Terreur (1986)
Une perle de speed metal mélodique à l'ancienne




ADX
Ultimatum (2014)
Des vétérans qui imposent le respect !


Marquez et partagez




 
   DARK SCHNEIDER

 
  N/A



- John Cyriis (chant)
- Juan Garcia (guitares)
- Bernie Versailles (guitares)
- George Robb (basse)
- Chuck Profus (batterie)


1. The Swarm Is Upon Us
2. Mad Locust Rising
3. The Ripper
4. Let It Be Done/the Day At Guyana



             



1999 - 2022 © Nightfall.fr V5.0_Slider - Comment Soutenir Nightfall ? - Nous contacter - Webdesign : Inox Prod