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DEATH MELODIQUE  |  STUDIO

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MORS PRINCIPIUM EST - Seven (2020)
Par FENRYL le 2 Avril 2021          Consultée 996 fois

Je dois faire un sacré mea culpa au moment de débuter ma chronique : en tombant sur le premier extrait de ce "Seven", j'ai adoré ce que j'ai entendu et je me suis dit que le groupe revenait après des années sans rien produire à la suite de "Liberation = Termination" en 2007…
Quelle ne fut pas ma surprise de constater donc que les Finlandais sortent leur septième album en cette fin d'année 2020 (oui, d'où le nom terriblement original de "Seven" donc, qui m'avait mis la puce à l'oreille sur mes errances discographiques concernant le combo…).

Toutefois, il faut bien reconnaître que "La Mort N'Est Que Le Commencement" (traduction du nom du groupe) a failli terriblement bien porter son nom car les très nombreux changements de line-up et autres départs avaient laissé le groupe en mort cérébrale depuis pas mal d'années. Le batteur Mikko Sipola et le bassiste Teemu Heinola ont en effet quitté celui-ci après leur dernier album "Embers Of A Dying World" (2017). Le chaos se répand davantage encore en 2020 : seul le chanteur Vile Viljanen est encore officiellement sur le pont d'un navire qui semble vivre ses dernières heures à la manière d'un Titanic ou d'un paquebot Costa Croisières.
Sur le flanc donc, c'est Andy Gillion qui va jouer le rôle du médecin-réanimateur un peu perché qui, comme dans toutes ses séries américaines sur le monde médical, est le seul à penser qu'il est encore possible de sauver le patient ! Le guitariste ingénieur du son et programmateur a décidé de reprendre en main l'affaire pour revenir plus motivé que jamais. Il a composé l’immense partie de cet opus.
À ce jour MORS PRINCIPIUM EST est un duo donc !

Toutefois, soyez rassurés : MPE officie toujours dans un Death Mélodique aux ambiances travaillées, lorgnant terriblement vers DARK TRANQUILLITY et SOILWORK par exemple mais également IN FLAMES… Mais pas que.
En effet, la touche talentueuse d'Andy est frappante ici : les interludes instrumentales sont superbes, les ambiances classiques froides et sèches de MPE sont toujours aussi magnifiées voire sublimées par des ajouts de cordes (le féroce "March To War") permettant à Ville de poser sa voix rauque et puissante avec une facilité déconcertante, comme également sur "At The Shores Of Silver Sand".

Ne cherchez pas de temps morts : porté par une batterie frénétique et terriblement bien mixée ("Master Of The Dead"), chaque morceau marque, interroge et plaît. Mais vous laisserez votre tête valsée langoureusement sur le rythme calme et apaisé de l'instrumental "Reverence" avec son piano d'une douceur bienvenue.
On lorgne à de nombreux moments sur un p'tit côté pas déplaisant DIMMU BORGIR ("Rebirth", les breaks et autres ruptures sur "The Everlong Night", l'intro de "In Frozen Fields") avec des nappes de claviers typiques du groupe mais également des tonalités vocales en ce sens. Ces mêmes claviers qui nous feront penser pour notre plus grand plaisir à un un Janne Warman (CHILDREN OF BODOM, WARMEN) comme sur "Master Of The Dead", titre de plus de six minutes qui reflète vraiment clairement le talent de composition du duo.

Les nombreux soli proposeront un plaisir assuré aux mordus du genre. Et c'est bien le jeu d'Andy Gillion qui m'a immédiatement séduit ici : chaud et mélodieux comme sur "My Home, My Grave" notamment sur sa partie refrain, il m'a giflé avec le premier extrait de cet album. "Lost In A Starless Aeon" et son tapping frénétique sont entêtants et hypnotisants. Un tube immédiat. Il vient à ce titre compléter à merveille l'ouverture de l'album ("A Day For Redemption") qui compose un duo une fois encore (tiens, tiens !) magistral fixant le cadre de l'intégralité de ce "Seven".

Vous cherchez un album de Death Mélodique rythmé, sans faute de goût, inspiré et vivifiant ? Vous venez de le trouver. Aguicheur avec son artwork réussi, "Seven" ne fait pas semblant : il affiche une maîtrise des plus plaisantes à la fois dans la composition des titres comme au niveau de sa réalisation globale.
Il n'aspire qu'à une seule chose : à être défendu sur scène… Reste à résoudre une équation à plusieurs inconnues concernant l'identité du groupe avec des guests ou en recrutant enfin dans l'optique de rester un vrai combo.

Top : "Lost In A Starless Aeon", "A Day For Redemption".

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   FENRYL

 
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- Andy Gillion (guitare, programmation)
- Ville Viljanen (chant)


1. A Day For Redemption
2. Lost In A Starless Aeon
3. In Frozen Fields
4. March To War
5. Rebirth
6. Reverence
7. Master Of The Dead
8. The Everlong Night
9. At The Shores Of Silver Sand
10. My Home, My Grabe



             



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