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DEATH MÉLODIQUE  |  STUDIO

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MORS PRINCIPIUM EST - Embers Of A Dying World (2017)
Par FENRYL le 3 Mars 2025          Consultée 537 fois

"Franchir un cap et/ou un gap"…

Cette expression est devenue relativement fréquente ces dernières années. Si le cap, tout le monde le comprend, le gap fait référence à un vide comblé. Il faut le noter ici donc, MORS PRINCIPIUM EST franchit un palier. Clairement et nettement.

En effet, le groupe finlandais ne fait le pas le choix de muscler son jeu dans un genre ultra concurrentiel, mais plutôt de le nourrir d’une intelligence nouvelle et d’une réelle maturité.
Après bientôt deux décennies d’existence, les membres du groupe sont bien des aspirants légitimes à ces compétences.
Leur musique s’enrichit ainsi et s’offre à davantage de nuances dans les tempi et donc dans l’offre de compositions afférentes. Il suffira par exemple de citer "The Drowning" pour y déceler une jolie influence DARK TRANQUILLITY sur la partie couplet/refrainquand le solo sera vraiment tourné vers un IN FLAMES par exemple. Mais c’est évidemment un morceau comme "Death Is The Beginning" qui marquera les esprits : une voix féminine s’invite au côté de Ville, à rapprocher de Sharon Den Adel (WITHIN TEMPTATION), comme à l’époque sur "Into Illusion". La tristesse émerge ainsi au contact de cette belle opposition entre la belle et la bête.

Les guitares demeurent toujours aussi hypnotisantes : tapping, descentes des manches ("In Tourment") et mélodicité puissante voire entêtantes. "Genesis" ouvre l’opus sur un classique morceau instrumental, sorte de bande son d’un film ou d’une série moyen-âgeuse (ou qu’un "Game Of Thrones" n’aurait pas repoussé à mon avis), mettant sur orbite un "Reclaim The Sun" qui place sous la lumière immédiatement le grand bonhomme de ce "Embers Of A Dying World" : Ville Viljanen et son chant référence (ambiance monacale même sur "Agnus Dei" avec son piano et choeurs en tant que titre interlude instrumental). C’est bien simple, je suis subjugué par cet artiste, qui trône très haut dans mon classement des chanteurs du genre.
Les variations prennent ensuite forme grâce à des éléments plus symphoniques que jamais : nappes de claviers introductives du très bon "Into The Dark" puis chœurs oniriques et tapping en twin guitares.

"Embers Of A Dying World" souffre toutefois sans grande surprise de l’inévitable conséquence engendrée par chaque L.P de Death vraiment Mélodique : la grande homogénéité des morceaux, l’absence de titres vraiment au dessus du lot et marquants tout comme le faible niveau de "violence" que le terme Death pourrait laisser entrevoir/espérer.

Côté coup de coeur "Masquerade" est un titre fantastique : rien que pour son break/bridge/solo de guitareg, il vous marque. La douceur de son solo donc ouvre la reprise de la voix de Ville pour un envoutant "Open The Skies/Open The Gates" éructé par Viljanen, qui marque.
J’y ajoute le très efficace "The Ghost" avec sa batterie épileptique et son riffing qui allie subtilement douceur et agressivité, avec des interventions de nappes de piano et de chœurs féminins très discrets. Enfin, comment passer sous silence le titre qui résume à mon sens tous les principes détaillés dans cette chronique : "Apprentice Of Death". Nappes de claviers, guitares en tapping, chant dantesque, ambiance épique et Death Mélodique pur jus.

Si la pochette signée Eliran Kantor (TESTAMENT, ICED EARTH, SODOM) qui attrape forcément votre rétine ne vous a pas déjà marqué, sachez que ce "Embers Of A Dying World" est un superbe concentré de violence, de douceur, de mélodies, de hargne et d’agressivité mettant les mordus de guitares vraiment aux anges.
MORS PRINCIPIUM EST passe la vitesse supérieure et change vraiment de catégorie, pour notre plus grand plaisir.

Inutile de conclure en vous écrivant que tout cela doit être vraiment excellent en live, les Finlandais méritent désormais davantage de visibilité dans nos fest’ préférés. À bons entendeurs...

Note réelle : 4/5.

Top : "Masquerade", "The Gosht", "Apprentice Of Death", "Reclaim The Sun".

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   FENRYL

 
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- Ville Viljanen (chant)
- Andy Gillion (guitare)
- Andhe Chandler (guitare)
- Teemu Heinola (basse)
- Mikko Sipola (batterie)


1. Genesis
2. Reclaim The Sun
3. Masquerade
4. Into The Dark
5. The Drowning
6. Death Is The Beginning
7. The Ghost
8. In Torment
9. Agnus Dei
10. The Colours Of The Cosmos
11. Apprentice Of Death



             



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