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- Style : After Forever, Benighted Soul, Epica
 

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WHYZDOM - Symphony For A Hopeless God (2015)
Par HAPLO le 15 Mars 2020          Consultée 506 fois

« Tu vois mon coco, la première qualité dans la vie, eh ben c’est la persévérance ! »

C’est par cette exclamation lapidaire que ma mamie Hélène répondait à ma grimace, quand, du haut de mes cinq ans, je venais de goûter ma première bouchée d’endive au jambon – plat aussi amer que démodé de nos jours - qu’elle m’avait alors pourtant préparé avec tout l’amour du monde… Et un brin de fierté !

Et la persévérance, les musiciens de WHYZDOM en ont fait leur qualité première ! Juge-en plutôt par toi-même Ô cher lecteur :

Formation hexagonale de Metal Symphonique enrichi aux vitamines instrumentales ainsi qu’aux orchestrations classiques tous azimuts œuvrant depuis 2007, WHYZDOM s’est néanmoins retrouvé confronté à un véritable parcours d’obstacles pour finalement en arriver à nous offrir "Symphony For A Hopeless God" en cette belle année 2015… Car comment nommer autrement les départs consécutifs de non pas une, ni deux, mais trois chanteuses pour un groupe évoluant dans un style où la frontwoman détient l’importance que l’on sait ? Ce fut tout d’abord la jeune et lumineuse Telya Melane qui annonce son départ après un premier opus tant inattendu que prometteur "From The Brink Of Infinity" sorti en 2008, puis la volcanique Clémentine Delauney qui claque la porte alors que l’enregistrement du second album de 2012 "Blind?" n’a pas encore fini de sécher… Et enfin la diaphane Elvyne Lorient, recrutée en urgence pour ce même chapitre (réenregistré avec sa voix du coup !) mais qui quittera rapidement le navire aussitôt la session achevée… Voilà, donc nos petits piou-piou parisiens revenus à leur point de départ mais résolus à poursuivre leur route avec une chanteuse qui se fondra dans le style si particulier de WHYZDOM.

Car la persévérance, c’est aussi une ligne stylistique que les fans adorent et que l’auditeur sympathisant ou de passage reconnaîtra immédiatement : lignes rythmiques lourdes armées de riffs puissants et portées par des orchestrations symphoniques ou/et des chœurs, base basse-batterie très présente avec usage récurrent de la double grosse caisse, variations rythmiques rapprochées prenant la forme de breaks ou de changement de tempo, structures non linéaires et complexes à loisir… La recette est riche tout comme la durée moyenne des morceaux qui s’allonge significativement par rapport aux standards habituels !
C’est donc dans cet univers métallique symphonico-baroque que débarque la jeune chanteuse Marie Rouyer, quatrième égérie en date et nouveau porte étendard de WHYZDOM. La donzelle n’est cependant pas une débutante et connaît même bien la scène Metal made in France car y ayant exercé ses talents de frontwoman au sein de la formation ENTROPIA (graine qui donnera ultérieurement naissance à ENTROPIA INVICTUS) elle-même forte de deux albums studio…
Et la symbiose est quasi-parfaite ! Les premières minutes d’écoute de "Symphony For A Hopeless God" démontrent non seulement que WHYZDOM n’a pas renoncé à son style de prédilection, mais qu’en plus, la voix talentueuse de Marie s’y adapte parfaitement… Allant même jusqu’à induire en erreur le nouvel arrivant, tant elle semble proche de ses prédécesseurs comme à l’aise dans ses propres variations. Ce sont d’ailleurs ces dernières qui surprennent le plus au regard de la palette déployée par la jeune femme : passant du chant cristallin, voir léger ("While The Witches Burn"), à un ton plus agressif et accrocheur ("Let’s Play With Fire") pour finalement alterner sur des passages lyriques dignes de feu AFTER FOREVER ("Waking Up The Titan") ou encore s’aventurer sur des relents de dissonance ("Asylum Of Eden"), Marie Rouyer montre ici des capacités surprenantes qui lui permettent de coller au mieux à la musique complexe de WHYZDOM. Belle prestation et jolies performances !

Guidés par cette sirène bouillonnante d’énergie, les musiciens se font plaisir et nous offrent du WHYZDOM de la plus belle facture en remettant sur l’établi ce qui a fait le cachet (et le succès !) du combo : qu’il s’agisse du refrain mélodique comme du bridge enlevé orné de chœurs de "Tears Of Hopeless God", de la grosse rythmique démonte-pneus assortie d’une double grosse caisse endiablée et des orchestrations symphoniques de "Eve’s Daughter" ou encore du gothique "Where Are The Angels" avec ses chœurs masculins/féminins et ses montées mélodiques… Le passionné retrouve ici la chaleur et le confort de ses jolies pantoufles en cuir cloutées, mais molletonnées dedans, avec WHYZDOM qui offre généreusement et sans compter…

Mais là où les Parisiens marquent leur différence, c’est que persévérance ne veut pas dire entêtement. Car cette musique riche et généreuse n’a finalement qu’une seule et unique limite, à partir du moment ou l’on se rattache au style… C’est la surdose ! Or, sans pour autant trahir son empreinte, le combo nous pond des titres tant surprenants (et j’adooore les surprises !) qu’inattendus qui mêlent habillement les influences d’aujourd’hui aux évolutions possibles de demain. Le premier et le plus marquant s’impose comme étant "The Mask" dont l’intro douce et mesurée en arpèges dénote déjà avec les reste des obus. Passé le refrain particulièrement mélodique et catchy, le bridge nous entraîne vers un très plaisant solo de basse en mode hispano-flamenco sur lequel une guitare acoustique (oui oui, tu lis bien lecteur !) la rejoint pour un passage du plus bel effet. À noter également l’original "Theory Of Life" qui, même s'il conserve la sainte ligne introductive WHYZDOMienne nous amène rapidement sur un style fleurtant avec le bon Pop/Rock musclé dans une ambiance générale plus légère et plus directe qu’à l’accoutumée… C’est selon moi le titre le plus expérimental de "Symphony For A Hopeless God".
Prises de risques calculées et limitées, mais néanmoins bien présentes, pour un album qui s’achève, comme toute symphonie qui se respecte, par le morceau d’ampleur que constitue "Pandora’s Tears" avec son introduction toute en nuances, son pic d’amplitude où le chant lyrique de Marie Rouyer nous guide vers un solo plus que sympathique pour un final de toute beauté marqué par la voix seule de celle qui est bien devenue un élément plein et entier de WHYZDOM... Magique !

WHYZDOM négocie donc habilement ce virage supplémentaire avec sa quatrième chanteuse en enfonçant le clou pour ceux qui doutaient encore de son leadership sur le metal Symphonique hexagonal. Le gang de Vynce Leff se permet même d’y intégrer des éléments plutôt novateurs au regard des sentiers battus et parcourus par le groupe depuis sa naissance… L’avenir seul nous montrera si le changement est en marche ou si l’on reste dans de l’expérimental.
Le Maître Pinailleur qui se cache en chacun de nous pourra toujours objecter que "Symphony For A Hopeless God" n’est pas exempt de petits temps morts, à l’image du très convenu "Don’t Try To Blind Me" ou encore du titre "Where Are The Angels" certes sympathique mais sans apport particulier à l’ensemble, il n’en demeure pas moins que les parisiens prouvent ici qu’ils sont toujours vivants, qu’ils sont toujours en forme et que l’on doit toujours compter avec eux… Ce qui n’est déjà pas si mal !

C’est donc revêtu de mes plus beaux atours de mage que je lance un sortilège de niveau supérieur destiné à soumettre un gobelin édenté chargé d’aller glisser un petit mot doux sous l’oreiller de la ravissante Marie Rouyer. Ce post-it sanglant, tout en indiquant un indice de satisfaction de 4/5 pour la commission de "Symphony For A Hopeless God", invite également la jolie princesse gothique à lier définitivement son destin à celui de WHYZDOM pour que ce groupe qui s’est révélé si endurant aux endives au jambon, puisse enfin s’épanouir sereinement…

- pour ne pas mourir idiot : "Let’s Play With Fire",
- pour goûter au changement : "The Mask",
- pour les partisans de la ligne dure et les amoureux de Floor Jansen : "Waking Up The Titan".

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   HAPLO

 
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- Marie Rouyer / Mac Leod (voix)
- Régis Morin (guitares)
- Vynce Leff (guitares, orchestrations, chœurs)
- Marc Ruhlmann (claviers)
- Xavier Corrientes (basse)
- Nico Chaumeaux (batterie)


1. While The Witches Burn
2. Tears Of A Hopeless God
3. Let's Play With Fire
4. Eve's Last Daughter
5. Don't Try To Blind Me
6. The Mask
7. Asylum Of Eden
8. Waking Up The Titans
9. Theory Of Life
10. Where Are The Angels
11. Pandora's Tears



             



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