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SVART CROWN - Wolves Among The Ashes (2020)
Par MEFISTO le 15 Mars 2020          Consultée 986 fois

Il y a un drôle de roulement de personnel au sein de SVART CROWN. À part JB Le Bail, aucun des quatre membres qui ont accouché de "Wolves Among The Ashes" n'a joué sur "Abreaction", sorti en 2017. Par contre, le batteur Muller a officié sur "Profane" et le guitariste Flandrois a gratté sur deux disques précédents. Ironiquement, le bassiste Ludovic Veyssière, qui a bombardé sur les quatre premiers albums du groupe, a foutu le camp. Allez comprendre…

Tout cela pour dire que, pour X raisons, le personnel de JB Le Bail varie selon les s(r)aisons, comme dans plusieurs autres combos. Cette réalité de la vie n'est toutefois pas obligatoirement fatale, car la disco des Français est très solide depuis leur venue sur la scène extrême en 2004. Ajoutons que la renommée du quartette est plutôt basse sur l'échiquier, malgré ce second skeud signé chez Century Media. Il serait grandement temps que cela change, car SVART CROWN rue dans les brancards avec un produit sauvagement réussi, aussi dichotomique que sur "Abreaction", soit une déferlante de Black/Death burné bien bourrin, couplé à un Metal Atmosphérique lourdingue et perfide.

Mais attention : si "Abreaction" paraissait monolithique, "WATA" esquive l'homogénéité grâce à une construction beaucoup plus intelligente ; on dégustera cette cuvée 2020 en montagnes russes plutôt qu'en un gros bloc. Cela veut dire que les Français ont réussi à conjuguer leur style si particulier avec un enchaînement idéal, bien équilibré et très riche, profond. La meilleure preuve est le duo de départ, très direct et accrocheur, qui se fait damer le pion par l'autre duo "Art Of Obedience" et "Blessed Be The Fools" (premier extrait), plus mid-tempo et sludgien dans l'âme. Cette première moitié d'album devrait vous foutre la puce à l'oreille, que vous soyez dur de la feuille ou non. SVART CROWN a beau être philosophe à un certain niveau, il sait envoyer la sauce quand ça compte. Si vous aimez à mi-chemin, chers profanes, continuez, sinon, cassez-vous vite fait.

Encore là ?

Déboule alors la bombasse "At The Altar Of Beauty", qui remet les pendules à l'heure après un "Blessed" peinant à terrasser sa victime. SVART CROWN s'éclate en frappant à plein régime, son art organique poussé à l'extrême nonobstant quelques petites respirations. Parlant de répit, la plage suivante montre à quel point les Français peuvent ratisser large avec le ver d'oreille dépressif "Down To Nowhere", avant que le duo final étale une fois encore leur manichéisme. "WATA" s'avère sous cet augure une œuvre bénéficiant autant de la foudre que des brûlants rayons de l'astre doré. Encore plus que sur les opus précédents. À vous de voir comment vous évaluez votre drogue, mes amis !

Que vous plongiez pour les riffs obèses et pétrolifères du groupe, son ambiance cauchemardesque ou son ambiguïté de caractère, un énorme buffet suintant vous attend. Vous aurez d'ailleurs d'impression de piger dans plusieurs assiettes en même temps, tellement l'album peut paraître disparate…

Les instruments de torture sont huilés, les lames sont affûtées, l'air est comprimé au max, SVART CROWN entre sur la scène comme un tortionnaire de plus en plus aguerri. Avec ce cinquième album depuis 2004, il agit désormais comme un maniaque mature et conscient de son influence, un agresseur issu d'un Hexagone trop longtemps dominé par les riffs d'un GOJIRA. Reste à voir si les fans lui pardonneront cette envie de ratisser larges…

SVART CROWN aurait pu poser le pied plus lourdement sur le piédestal pour ce disque de la "consécration", mais impossible de ne pas louer la merveilleuse variation dans les rythmiques et les ambiances de "WATA". Moi, ça ne me dérange guère. Un quarante minutes qui passe rapido, mais pas dans le beurre, comme on dit au Québec… Il ne manque qu'un "oumph" pour hisser le bouzin plus haut.

Note : 3,5/5, arrondi au supérieur parce que… Je suis accroc aux putains de Français.

Podium : (or) "At The Altar Of Beauty", (argent) "Thermageddon", (bronze) "Living With The Enemy".

Indice de violence : 3/5.

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- Jb Le Bail (guitare, chant)
- Clément 'klem' Flandrois (guitare)
- Nicolas 'ranko' Muller (batterie)
- Julien Negro (basse)


1. They Will Not Take Our Death In Vain
2. Thermageddon
3. Art Of Obedience
4. Blessed Be The Fools
5. At The Altar Of Beauty
6. Down To Nowhere
7. Exoria
8. Living With The Enemy



             



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