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METAL ÉPIQUE  |  STUDIO

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ATLANTEAN KODEX - The Course Of Empire (2019)
Par JEFF KANJI le 16 Décembre 2019          Consultée 2762 fois

ATLANTEAN KODEX est sans doute le combo le plus attendu de 2019. Du moins dans le landerneau Heavy Metal. Le groupe qui a déjà deux EPs, deux Lives et maintenant un troisième album au compteur, a su faire monter l'attente suite à un "The White Goddess" acclamé de toutes parts… Qui date déjà de 2013. Mais à l'image de notre Wën national, ATLANTEAN KODEX est Doom… Mais Doom. Toutefois on peut lui reconnaître de ne jamais bâcler ses sorties, et après bientôt quinze ans d'existence, le maintenant sextette (avec l'arrivée de Coralie Baier pour assurer soli et tierces ; ça donne envie de voir le groupe en concert tellement la chape de plomb doit être tourbée) propose un nouveau recueil travaillé, rehaussé d'une superbe peinture, un chef d'œuvre de plus à mettre au crédit de Mariusz Lewandowski, juste avant le "Walk Beyond The Dark" d'ABIGAIL WILLIAMS fraîchement sorti et dont je vous parle incessamment sous peu.

Pas évident pour le groupe de regarder fièrement son colossal "The White Goddess" avec son alliage de tempi (très) mesurés, de riffs plombés, de leads enchanteresses, d'ambiances hyboriennes et de stances épiques ("Sol… Sol invictus !), orchestré de façon à alterner les instrumentaux et les morceaux de bravoure comme autant de mastodontes franchissant les dix minutes. "The Course Of Empire" part d'emblée avec une position de challenger que la formation allemande va parvenir à dépasser sans coup férir. Jamais avec violence, mais en s'imposant de lui-même. Pour cela, on conserve la production grossière mais ultra puissante de l'opus MMXIII tout en la rendant encore plus percutante en retirant un peu la brume épaisse qui rendait la batterie si diffuse par moments. Plus d'accélérations effrénées, le groupe sait que ce n'est pas son point fort, et une place de choix accordée aux vocaux qui se font désormais bien plus que le relais des twin guitares.

On objectera peut-être que la variété des lignes de chant reste sans doute le seul point faible qu'il reste à ATLANTEAN KODEX, mais le Metal Épique a historiquement toujours su s'affranchir des rigueurs imposées par une musique Metal très portée sur la précision et la justesse. On parle de Steve Grimmett ? de Mark Shelton ? Et le maître du Metal Épique des années 2010 c'est clairement ATLANTEAN KODEX. Les progressions conservent leurs atours relativement simples, le sens de la mélopée étant élevé au rang d'art ici, restes d'une influence MANOWARienne qui consiste à jouer avec une conviction folle des accords d'une simplicité et d'une limpidité pures. Le parallèle s'arrête là. Je préfère le préciser, car ATLANTEAN KODEX ressemble à tout sauf à MANOWAR, en dehors des atmosphères qu'on imaginerait volontiers comme illustration d'une aventure de Conan.

Il ne ressemble à rien d'autre d'équivalent dans son style. Voilà une formation qui s'impose par sa personnalité, réellement. Au milieu de dizaines de formations Metal Épique, je reconnaîtrais ATLANTEAN KODEX en deux secondes au milieu de n'importe quel blind-test. Parce qu'il a aussi ces mélodies qu'on ne voudrait jamais voir s'interrompre ("People Of The Sun", "Chariots") et cette manière de faire cohabiter passages contemplatifs quasi mystiques ("The Innermost Light"), chevauchées épiques ("Chariots") et refrains monumentaux (TOUS les titres en imposent de ce point de vue). Et puis il y a ce sens de la décélération qui permet de se rendre compte que derrière son imposante musculature, il y a un groupe qui a accumulé une énorme expérience et une maîtrise de son art épatante.

Alors "The Course Of Empire" ou "The White Goddess" ? Les DEUX mon capitaine ! Le dernier-né ne bénéficie pas de l'effet de surprise de son grand frère ("The Golden Bough" était déjà de très bonne qualité, mais n'a pas été écouté de grand-monde), mais vient asseoir la domination d'ATLANTEAN KODEX sur tout un genre qui, par chance, est carrément revenu à la mode. Et après tout, n'est-il pas le responsable de ce retour en grâce du Metal Épique, à force d'enfiler les excellents albums comme des perles ?

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   JEFF KANJI

 
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- Michael Koch (guitare lead)
- Mario Weiss (batterie)
- Markus Becker (chant)
- Florian Kreuzer (basse)
- Manuel Trummer (guitare rythmique)
- Coralie Baier (guitare lead)
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- Jeff Black (guitare lead sur 2)


1. The Alpha And The Omega (rising From Atlantean Tom
2. People Of The Moone (dawn Of Creation)
3. Lion Of Chaldea (the Heroes' Journey)
4. Chariots (descending From Zagros)
5. The Innermost Light (sensus Fidei)
6. A Secret Byzanthium (named As Sand And The Stars)
7. He Who Walks Behind The Years (place Of Sounding D
8. Spell Of The Western Sea (among Wolves And Thieves
9. The Course Of Empire (all Thrones In Earth And Hea
10. Die Welt Von Gestern (abendland)



             



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