Recherche avancée       Liste groupes



      
METAL ÉPIQUE  |  STUDIO

Questions / Réponses (1 / 4)
Lexique heavy metal
L' auteur
Acheter Cet Album
 

 

- Style : Gatekeeper, Doomsword, Solstice, Grand Magus
 

 Site Officiel (26)
 Chaine Youtube (23)

ATLANTEAN KODEX - The Golden Bough (2010)
Par JEFF KANJI le 12 Janvier 2020          Consultée 586 fois

Rarement j'ai vu une carrière comme celle d'ATLANTEAN KODEX je dois dire. Je sais que ça existe mais là un groupe de Heavy trad allemand qui sort son premier album après avoir arrosé la communauté avec deux EPs et un album live (enregistré au Keep It True festival), j'avoue trouver ça inhabituel. Si bien qu'il est désormais plus aisé de comprendre l'engouement qui suit le groupe aux sorties de "The White Goddess" et "The Course Of Empire", le travail de fond opéré par les Allemands faisant son office.

"The Golden Bough" est important dans la carrière d'ATLANTEAN KODEX, car c'est celui qui lui permet d'affirmer son style, s'écartant un peu du côté MANOWARien encore prononcé de "The Pnakotic Demos" et s'échinant à maîtriser son attirance pour le Doom, qu'on retrouve chez de nombreux pontes du genre (de l'influence SABBATHienne prononcée d'un MANILLA ROAD, aux élans hallucinés de CIRITH UNGOL). Et ce qui est malgré tout assez fort, c'est qu'ATLANTEAN KODEX possède déjà sur "The Golden Bough" les attributs qui vont lui permettre de se faire remarquer avec ses deux albums suivants.

Mais il va falloir lui donner sa chance à ce disque, car il est un poil moins bon que ses deux successeurs c'est un fait, mais pas tant que ça en définitive. Mais il serait malhonnête de passer sous silence un "Fountain Of Nepenthe" qui peine à tenir ses dix minutes, situation pas arrangée par un Markus Becker plutôt approximatif. C'est d'autant plus embêtant qu'il s'agit du premier titre.

Mais ce serait vous priver de "Pilgrim" qui juste derrière mêle chape de guitares saturées et batterie néolithique avec ce Heavy Metal qui ne perd jamais une once de son potentiel épique tout en proposant une musique mortellement lourde, voire processionnaire. Et sur un titre comme "Temple Of Katholic Magick" ça marche d'enfer. Les accords ardents qui débarquent après l'introduction aux résonances liturgiques défoncent.

ATLANTEAN KODEX prouvera encore par la suite qu'il n'a pas besoin d'artifices pour laisser parler son art. Et parfois une simple guitare acoustique et deux voix qui s'harmonisent sur fond d'orage ("Vesperal Hymn" mon titre préféré) suffisent à faire la blague si je puis dire. Mais le groupe peut aussi prendre quasi un quart d'heure pour parler des temps anciens, où les Francs arpentaient la Germanie. Ce que le groupe parvient mine de rien à faire, c'est proposer une musique assez monolithique, tout en variant suffisamment le tempo (mais pas trop) : cela permet de se préparer au final dans de bonnes dispositions (le groupe choisit ironiquement "The Atlantean Kodex" pour montrer qu'il sait dépasser les 60 à la noire).

À l'issue de ce ressenti que je vous rédige au fil de l'eau pendant que "The Golden Bough" laisse ses mélopées remplir les haut-parleurs de mon système son, je reconnais qu'ATLANTEAN KODEX dégage une assurance et une personnalité assez uniques, qui peuvent lui permettre de faire la différence au milieu de centaines de groupes plus ou moins professionnels du genre (le groupe affiche d'ailleurs son sérieux dans la construction de son parcours).

À noter tout de même que la formule mérite d'être optimisée, un titre de dix minutes n'étant pas toujours la meilleure option pour faire passer son message (même si "Pilgrim" viendrait me faire mentir, et je ne parle même pas du "Sol Invictus" de l'album suivant) et que Markus Becker aurait tout intérêt à opérer un choix : des cours de chant ou des tonalités plus graves, la moindre de ses tentatives dans les aigus étant des plus hasardeuses ("Fountain Of Nepenthe", "The Atlantean Kodex"). Néanmoins, rares sont les formations capables de sortir un album aussi personnel en guise de premier jet.

A lire aussi en HEAVY METAL par JEFF KANJI :


DRÝSILL [DRYSILL]
Welcome To The Show (1985)
Classique oublié du monde




Jon Oliva's PAIN
Festival (2010)
Le digne successeur de "Streets"


Marquez et partagez




 
   JEFF KANJI

 
  N/A



- Michael Koch (guitare lead)
- Mario Weiss (batterie)
- Markus Becker (chant)
- Florian Kreuzer (basse)
- Manuel Trummer (guitare rythmique)


1. Fountain Of Nepenthe
2. Pilgrim
3. The White Goddess (instrumental)
4. Temple Of Katholic Magick
5. Disciples Of The Iron Crown
6. Vesperal Hymn
7. The Atlantean Kodex
8. A Prophet In The Forest
9. The Golden Bough



             



1999 - 2020 © Nightfall.fr - Comment Soutenir Nightfall ? - Nous contacter - Webdesign : Inox Prod