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PARAGON - Controlled Demolition (2019)
Par GEGERS le 11 Septembre 2019          Consultée 1084 fois

Je le confesse bien volontiers, malgré tout l’intérêt que je porte à GRAVE DIGGER, les vétérans allemands du Heavy, je leur préfère leurs compatriotes de PARAGON, un peu moins vétérans mais vieux briscards tout de même, puisqu’ils usent leurs cuirs cloutés depuis bientôt trente ans. Oui, aux éructations de Chris Boltendahl je préfère les vocalises écorchées d’Andreas Babuschkin. Et alors que les premiers voient leur discographie ronronner depuis près d’une décennie, les seconds ont publié en 2016 rien de moins que leur album-référence, ou tout du moins un opus tellement réussi qu’il est sans doute celui que l’on citera en premier au moment de classer les opus publiés par la bande de joyeux Teutons. Pas facile donc de succéder à ce "Hell Beyond Hell" porteur d’une véritable légitimité pour ces artisans besogneux d’un Heavy Metal traditionnel.

Douzième album de la formation, "Controlled Demolition" semble ainsi tout d’abord hésiter. Son introduction, longue de plus de deux minutes, construit tout d’abord une ambiance à la fois inquiétante et intimiste, à la manière d’un film d’horreur. Assez vite, néanmoins, les guitares arrivent, proposant des harmonies de lead tout d’abord, puis en finissant par balancer des riffs poilus et vindicatifs, qui ouvrent une voie royale au premier morceau, "Reborn", boucherie Speed Metal sans concession. Piet Sielck (IRON SAVIOR), producteur de l’album, met en son un Heavy Metal sans fard, violent et particulièrement savoureux. Une entrée en matière particulièrement réussie, qui laisse l’auditeur hébété et sous le choc face à cette déflagration.

"Abattoir" nous en recolle pourtant une derrière les oreilles. Résolument Heavy Metal dans l’esprit, mais parfois proche du Thrash dans la construction de ses riffs, le morceau confirme l’envie d’en découdre de PARAGON, qui ne se fait pas avare en changements de rythmes, et multiplie les soli comme des pains. Il faut attendre "Mean Machine" pour que le groupe lève le pied, proposant un titre gonflé et efficace, très proche des réalisations récentes d’ACCEPT, dont il copie les lignes mélodiques et les refrains gonflés de testostérone. L’ensemble sonne néanmoins de manière naturelle et authentique, et il ne fait aucun doute que PARAGON nage ici dans des eaux familières, pratiquant un Heavy qu’il maîtrise sur le bout des doigts, parfaitement mis en valeur par la production.

Les 8’30 de "Deathlines" constituent le plat de résistance d’un repas pantagruélique, mais on ne retrouve pas ici la ferveur et la richesse mélodique d’un "Heart Of The Black", pièce-maîtresse de l’album précédent. Oui lui préfèrera cette fois les morceaux plus courts, mais finalement plus réussis, qui s’enchaînent sur la deuxième moitié de l’album : "Timeless Souls", carrément Thrash, est une débauche de décibels, qui prend l’auditeur à la gorge. "Musangwe (B.K.F.)", leçon de Heavy Speed, lorgne pour sa part du côté de GAMMA RAY. Et le schéma de se répéter en fin d’album, les tempi restant le plus souvent élevés, et le propos très agressif. Pour autant, PARAGON sait se faire accrocheur, donnant à ses morceaux suffisamment de corps et de puissance pour se permettre de glisser, sans forcer, des refrains fédérateurs et mémorables qui donnent un intérêt véritable aux morceaux présentés.

Le Heavy de PARAGON coule de source. S’il n’y a peut-être pas ici l’audace d’un "Hell Beyond Hell", il y a de la violence et de l’envie d’en découdre. "Controlled Demolition" correspond en ce sens parfaitement à son titre : le groupe livre ici un Heavy destructeur, qui surprendra même par sa fougue ceux qui suivent le groupe depuis longtemps. Finalement très actuelle, la musique de PARAGON est une véritable boucherie. Un bain de sang dans lequel on se complaît gaiement !

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   GEGERS

 
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- Andreas Babuschkin (chant)
- Jan Bertram (guitare)
- Günny Kruse (guitare)
- Jan Bünning (basse)
- Sören Teckenburg (batterie)
- Martin Christian (guitare)


1. Controlled Demolition
2. Reborn
3. Abattoir
4. Mean Machine
5. Deathlines
6. Musangwe (b.k.f.)
7. Timeless Souls
8. Blackbell
9. The Enemy Within
10. Black Widow
11. …of Blood And Gore



             



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