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PARAGON - Force Of Destruction (2012)
Par GEGERS le 13 Février 2013          Consultée 2517 fois

Le sens de la franche camaraderie se perd ma bonne dame. C'est vrai, sans pour autant être un nostalgique du service militaire (l'abêtissement rendu institution), il faut reconnaître que courir dans la boue, à six heures du mat', en compagnie de ses compagnons de chambrée a ce je ne sais quoi de galvanisant et d'euphorisant. Heureusement, la communauté Metal veille, et de fiers guerriers venus majoritairement d'Allemagne viennent régulièrement nous rappeler que s'il faut se battre contre un ennemi commun (la plupart du temps, les false), nous le ferons ensemble, les deux pieds dans nos chaussons Goofy mais une indispensable chope à la main, telle un majestueux bouclier. PARAGON, depuis le début des années 90, part bien souvent en croisade, et convertit les sceptiques à grands coups de double-pédale, de riffs acérés et de vocalises agressives. Un ensemble tellement ancré dans la culture Heavy teutonne qu'il se fait prévisible, tellement que l'on se trouve ridicule de tomber dans le panneau à chaque nouvel album.

Enraciné dans la deuxième division d'un Heavy bûcheron, le groupe d'Andreas Babuschkin avait légèrement perdu pied à la suite d'un "Screenslaves" (2008) qui, en plus de se faire aussi original qu'un nouvel album de MOTÖRHEAD, renfermait des compositions fadasses qui ne permettaient pas de confirmer une progression pourtant constante depuis "The Dark Legacy" (2003). Quatre ans plus tard, "Force Of Destruction" remet le groupe sur la pente ascendante. Non pas que ce dernier ait renouvelé sa recette, ou que ses membres aient accouché de compositions dantesques. Aussi subtil qu'un éléphant, le guitariste Wolfgang Tewes est toujours aussi peu capable de variations dans son jeu, et astique sa gratte sans varier d'un iota son toucher sur l'ensemble de l'album, donnant aux quelques soli qui le parsèment une froideur clinique paradoxalement porteuse d'une efficacité infaillible. Andreas BAbuschkin reste lui-aussi ce vocaliste capable de véhiculer une seule émotion belliqueuse et vindicative, de son timbre grave et éraillé. Malgré tout, "Force Of Destruction" s'impose, au fil des écoutes, comme l'album que GRAVE DIGGER aurait dû sortir, celui que RUNNING WILD ne sortira plus et celui qu'IRON SAVIOR aimerait bien sortir un jour. Cette dernière analogie n'est pas anodine, puisque c'est Piet Sielck qui œuvre à la production de cet album, lui conférant (nécessairement) un son très proche de celui de ses propres réalisations. Et c'est de nouveau lui qui, en compagnie de Kai Hansen, vient pousser la chansonnette sur l'épique "Blood & Iron", mid-tempo plombé qui constitue la pièce-maîtresse de l'album. Un trio de grandes voix (hum...) au service d'un titre offrant quelques passages sympathiques mais laissant une impression générale de vacuité.

L'intérêt de "Force Of Destruction" réside plutôt dans les titres les plus Speed et énergiques, qui ne laissent pas à l'auditeur le temps de s'enquérir de la présence d'une quelconque nouveauté. L'efficacité "bombastic" de pièces telles que "Iron Will", "Bulletstorm", "Blades Of Hell" ou "Secrecy" suffit à notre plaisir, car avec plus de vingt ans d'expérience, le groupe démontre de réelles capacités à proposer des morceaux dotés de refrains aisément mémorisables et de riffs invitant au headbanging. Si la première écoute donne l'impression d'avoir déjà entendu chacun des morceaux sur un album précédent du combo, les suivantes conforteront dans l'idée que PARAGON détient les clés d'un album de Heavy teuton réussi et plaisant. Reste ainsi le constat que, dans un genre fatigué, usé et surexploité, PARAGON est en bonne forme et livre un album fort honnête porté par une poignée de brûlots irrésistibles. Les true apprécieront.

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   GEGERS

 
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- Jan Bünning (basse)
- Jan Bertram (guitare)
- Wolfgang Tewes (guitare)
- Christian Gripp (batterie)
- Andreas Babuschkin (chant)


1. The Last Day On Earth
2. Iron Will
3. Tornado
4. Gods Of Thunder
5. Bulletstorm
6. Blood & Iron
7. Blades Of Hell
8. Dynasty
9. Rising From The Black
10. Demon´s Lair
11. Secrecy



             



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