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PERIPHERY - Iv: Hail Stan (2019)
Par JAZ le 2 Septembre 2019          Consultée 2371 fois

Aujourd’hui on s’attaque au Djent, un courant de Metal Extrême encore en expansion, dont le lexique devrait prochainement arriver sur le site, paye ton teaser. Initialement instauré par MESHUGGAH qui reste le principal groupe ayant donné ses lettres de noblesse au genre, le Djent, pour faire simple, est un sous-genre extrême qui se caractérise par l’utilisation massive de guitares sous-accordées donnant un effet très organique au son rappelant ce son lorsque l’on gratte une corde (DJENT), qui peut plaire comme déplaire à quelques-uns qui estiment qu’il ne s’agit pas d’un genre à proprement parler. Mais attendez messieurs dames, ne commencez pas à renier le Djent car à ce jour JUL est considéré par certains comme une figure incontournable du Rap aujourd’hui, alors que l’on ne vienne pas me dire que le Djent n’est pas un genre ! Ce que vous pouvez me dire en revanche est que je m’acharne peut-être un peu trop sur les "rappeurs" actuels en France. Ok ça je le conçois, mais c’est parce que j’aime ce genre et que je suis monstrueusement attristé du traitement qu’il subit ces derniers temps. Voilà, les choses sont mises au clair, et cette intro est encore une fois beaucoup trop longue pour un début de chronique.

Alors revenons au sujet principal et mettons de côté les "sujets" périphériques dont je vous ai parlé précédemment pour nous intéresser à PERIPHERY (blague pas du tout subtile) qui a, avec SIKTH, rendu le Djent accessible au grand public de par sa diversité diversité musicale justement. Je vais vous avouer quelque chose, je n’avais jamais écouté ce groupe auparavant que l’on m’avait pourtant beaucoup conseillé, j’étais trop occupé à écouter SIX FEET UNDER ou BIEBER (pas de jugement !) alors ce sera un avis nouveau que je vous donne, sans prendre en compte les anciens albums du groupe.

Je vais commencer en vous donnant la note que j’avais failli mettre lors de ma première écoute, ce n’était qu’un simple et trop basique 3/5, et ça aurait été une grossière erreur car en réécoutant le disque je me suis aperçu de tout le potentiel dégagé et surtout de la grande diversité musicale présente tout au long de l’album : musique classique sur l’intro de "Reptile", electro sur "Crush" qui est très entraînant soit dit en passant, Pop sur "It’s Only Smiles" et bien entendu Djent sur "Blood Eagle" pour ne citer que lui et qui est le single qui envoie sévère, durant six minutes on ne redescend pas, les riffs effectués ont été conçus pour headbanguer, et le chanteur s’époumone à n’en plus finir. Et c’est l’un des atouts majeurs du groupe, son frontman Spencer Sotelo. Au départ il m’agaçait un peu en terme de voix, je trouvais son chant un peu trop clean et ça m’évoquait du BRING ME THE HORIZON par moments (désolé), je pense à l’album "That’s the Spirit" là, comme pour le morceau "Crush" par exemple. Mais au fur et à mesure, j’ai su l’apprécier à sa juste valeur et découvrir toute la subtilité de la voix du chanteur qui passe d’un domaine à l’autre comme pour les explorations musicales du groupe.

Attardons-nous sur le morceau d’ouverture, "Reptile", qui, du long de ses seize minutes, nous donne une leçon en matière de Djent, sans que l’on ne trouve le temps long, et attacher quelqu’un à une chaise lors de la fin de ce morceau relèverait de la torture. Avec une telle ouverture, on se demanderait presque si le groupe pourra nous proposer mieux lors des pistes suivantes. Celles-ci, bien que plus courtes, sont ravageuses et nous permettent de changer de domaine en peu de temps ("Chvrch Bvrner", exceptionnel et très certainement mon morceau préféré du disque ; "Garden In The Bones" avec des teintes Electro et une "agressivité constante"…). Et enfin, parlons du dernier morceau, "Satellites", qui, s’il démarre lentement, est tout aussi réussi que "Reptile" et nous offre une somptueuse outro avec une performance vocale digne de ce nom surtout pour un album de Djent moderne. Ces gars sont talentueux et leur succès est tout bonnement mérité car on ne s’ennuie pas lors de l’écoute, on est intrigué et on a surtout envie d’explorer toute la palette artistique du groupe.

Petit point supplémentaire pour la production et le mixage de l’album qui sont tout simplement parfaits, tous les instruments sont mis en lumière, c’est juste riche et dense, ce qui nécessite plusieurs écoutes d’ailleurs. Bravo à ce groupe ; malgré sa difficulté d’approche apparente, ça m’a donné envie de m’attaquer au reste de la discographie ! Pas 4/5 mais bel et bien 5/5 sur cet album !

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   JAZ

 
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- Spencer Sotelo (chant)
- Misha 'bulb' Mansoor (guitare, programmation, orchestrations)
- Jake Bowen (guitares, programmation)
- Mark Holcomb (guitare)
- Matt Halpern (batterie)


1. Reptile
2. Blood Eagle
3. Chvrch Bvrner
4. Garden In The Bones
5. It’s Only Smiles
6. Follow Your Ghost
7. Crush
8. Sentient Glow
9. Satellites



             



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