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DOPETHRONE - Hochelaga (2015)
Par CHAPOUK le 12 Septembre 2018          Consultée 399 fois

Après l'expérience "III" les Canadiens ont décidé de prendre leur temps cette fois-ci pour réaliser ce "Hochelaga". C'est pourquoi il ne sort qu'en 2015, renouant ainsi avec la tradition du groupe qui est de laisser filer deux-trois années entre chaque production ("III" étant l'exception). Et bien je peux vous dire qu'ils ont une eu une vachement bonne idée ! Car si "III" souffrait de pas mal de défauts, que j'avais attribué (arbitrairement) à la précipitation, on se rend vite compte ici que le groupe a bien fait de prendre son temps !

Commençons par le commencement : la prod.
Enfin !!! DOPETHRONE a enfin une prod qui met en avant les éléments essentiels de leur musique ! Le son des guitares suinte le gras par tous les pores (porcs ?), la basse ronfle solidement en arrière-plan et accompagne à merveille ces cymbales retentissantes et ces fûts qui claquent. Mais ce qui est notable, c'est que pour une fois tout est équilibré ! Aucun élément ne prend le dessus sur un autre, même le chant et les samples s'inscrivent parfaitement dans ce tableau. On ne s'est même pas encore concentré sur les compos en elles-mêmes que l'on est déjà frappé par l'homogénéité du son de ce "Hochelaga". C'est tellement compact, qu'on a l'impression de patauger tout au long de ce disque dans une substance huileuse épaisse d'où s'échappent des vapeurs ensorcelantes ; mélange de crasse, de sueur, de bourbon discount et de Super Skunk.

Vous l'aurez compris DOPETHRONE n'a toujours pas changé sa recette Sludgy-Stoner-Doom. Et ils ont bien raison ! Les Canadiens restent dans leur style de prédilection et fignolent leur tambouille, en témoignent des tubes comme "Sludgekicker", "Riff Dealer", ou encore "Scum Fuck Blues".
Le premier titre de cette galette s'ouvre sur un sample de film d'horreur, très vite écrasé par un riff Sludgy-SABBATHIEN et installe progressivement une ambiance pesante, rampante et boueuse, tandis que Vincent semble trouver un plaisir coupable dans le fait d'être un esclave de la picole (selon ses propres dires). Le dernier titre, après une intro relativement psyché (riff et sample), semble vouloir conclure ce skeud sur une note à la fois puissante et décadente (le riffing), tandis que "Scum Fuck Blues" défonce tout sur son passage. Cette ode au "live fast, die young" est juste monstrueuse, vous ne résisterez pas longtemps avant de reprendre le poing levé le fameux "SMOKE! DRINK! DIE!" beuglé par Vincent de son timbre de Gremlins, ou avant de secouer lentement votre tignasse sur ces riffs assassins.

Et du côté de "Chameleon Witch" et de "Vagabond" on peut sentir très nettement les influences WIZARDiennes du groupe dans le riffing. On perçoit sur ces titres une (micro)pointe de psychédélisme dans le riffing et dans les légers effets sur les guitares, ainsi qu'un sens de la mélodie simple mais efficace. Le deuxième se distinguant cependant par son côté groovy-planant beaucoup plus prononcé. De quoi vous sentir lourd et gras, mais assez léger pour voyager très loin pendant que vous tirez de grosses barres sur un zdar.
On a donc beaucoup de morceaux efficaces et impactant sur ce skeud mais on a aussi des titres plus typés "introspection". Pas dans le sens où Vincent se confie à nous, rassurez-vous on parle toujours de sataneries et de drogues, mais plutôt dans l'effet produit sur l'auditeur. L'exemple type c'est "Dy Hitter". Le riff ritournelle d'intro vient mettre en place une ambiance solennelle et mystique, accentuée par ces sortes de chœurs en chant diphonique, avant que commence le "rituel" de Vincent, où la weed occupe une place divine. On se laisse très vite happer par l'aspect hypnotique de cette compo, à tel point qu'on en headbanguerait presque machinalement mais toujours en cadence. Le groupe a su utiliser ce côté "répétitif" qui lui colle aux basques (c'est pas de sa faute c'est le style pratiqué qui veut ça) depuis le début et lui a parfois causé du tort, pour en faire une force.

Bref, de gros gros progrès visibles chez ce groupe qui a su reprendre et améliorer la recette qui avait si bien marché sur "Dark Foil" pour la pousser encore plus loin sur ce "Hochelaga". Pour la petite anecdote, quand on voyait en 2014 le très moyen "Time To Die" d'ELECTRIC WIZARD et qu'on le comparaît avec ce disque en 2015, y avait pas photo, l'élève avait clairement montré qu'il avait dépassé le maître.

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   CHAPOUK

 
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- Vincent (chant, guitare)
- Vyk (basse)
- Borman (batterie)


1. Sludgekicker
2. Chameleon Witch
3. Vagabong
4. Scum Fuck Blues
5. Dry Hitter
6. Bullets
7. Riff Dealer



             



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