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The LION'S DAUGHTER - Existence Is Horror (2016)
Par FENRYL le 3 Novembre 2017          Consultée 507 fois

The LION'S DAUGHTER, c'est l'Histoire d'une rencontre…
La rencontre d'une pochette dont l'artwork ne peut laisser indifférent et d'un style : le Sludge Progressif teinté de Black…

Attiré par ces deux aspects, je me suis penché dès sa sortie sur ce "Existence Is Horror", second L.P des Américains, distribué désormais par le label Season Of Mist (label dont le nez fin dénicheur de talents n'est plus à démontrer). Il fait suite à "Shame On Us All", datant de 2012…
Ce bref rappel disco pour que vous saisissiez directement le contenu du propos : The LION'S DAUGHTER axe ses textes sur la misanthropie… Tout un programme !
Et forcément, quand on met le fond en lien avec la forme, on comprend que l'artiste italien Paolo Girardi soit l'auteur de l'artwork estomaquant proposé ici (allez donc le googler pour découvrir cet artiste versatile).

Une fois toutes ces considérations en tête, il est temps de se plonger dans le bayou des natifs du Missouri…

"Existence Is Horror" est un album d'une densité presque insondable. Il est assez déroutant voire rebutant d'accès. J'ai mis plus d'une année à l'appréhender, à l'apprivoiser correctement.

The LION'S DAUGHTER se comporte d'une seule et unique façon. C'est un tank, un bulldozer : "Four Flies" est d'une efficacité folle portée par une section rythmique dantesque et un Rick Giordano qui éructe comme si sa vie en dépendait… Car, de vie, de mort, de haine il en est clairement question ici…
Le Sludge proposé est puissant, cradingue. Il est modifié par cette voix Black, éraillée mais le plus souvent assez gutturale que Giordano ne ménage pas.

N'allez pas vous méprendre : l'ouverture instrumentale aussi glaçante qu’envoûtante que constitue "Phoebetor" n'est que le dernier rappel avant un aller simple sans retour vers les tréfonds d'un monde sombre, habité par la rage et la volonté d'éructer sa rancœur. "Cursed Black End" hurlé à pleins poumons, encore et encore, ça vous marque, je vous assure !

De prime abord, on peut se sentir presque agressé même en étant clairement averti et aguerri par le temps et les expériences musicales. On a l'impression d'être perdu dans un déluge de décibels, comme dans un brouillard… Qui se lève, petit à petit, à la suite des écoutes successives…
Et il ne faut pas attendre finalement bien longtemps pour mesurer tout le travail et l'influence qui s'opèrent ici.
En effet, les parties musicales sont particulièrement soignées, faisant notamment la part belle à la basse évidemment ("Midnight Glass"). Le chant est puissant, habité et se pose à merveille sur la prestation testostéronée des musiciens. L'alchimie est là et la formule devient alors plus qu'évidente : sur une base d'un Death typé MORBID ANGEL, vous placez une construction d'un MASTODON pour le Prog moderne ("The Horror Of Existence"), du SATYRICON et vous n'oubliez pas de croiser le tout avec du BEHEMOTH et vous obtiendrez cet hybride assez atypique qu'est The LION'S DAUGHTER.
Voilà, vous voyez, c'est tout simple au final le Progressive Blackened Sludge !

Ce qui force le respect, c'est que cette puissance démoniaque œuvre en tant que trio ! Une guitare et une basse claquent ici avec une telle férocité qu'on est ébahi.

Le principal défaut donc de ce "Existence Is Horror" est assurément sa complexité qui pourra être rebutante car vécue comme une overdose. Ce serait une terrible erreur que de négliger ce The LION'S DAUGHTER. Résumé par "sludgy riffs, killer drumming, and pissed-off vocals" par certains auditeurs anglo-saxons ("riff sludgy, batterie qui tue et chant énervé"), inutile de vous dire comme c'est la plus sincère vérité !
"Existence Is Horror" est un monolithe d'une dureté telle qu'on y trouve dix pistes intemporelles et totalement uniques.
Une sacrée expérience que je vous recommande chaudement.
Vivement la suite.

Note réelle : 3,5/5.

Top : "Phobetor", "Midnight Glass", "Four Flies", "The Existence Is Horror".

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   FENRYL

 
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- Rick Giordano (chant, guitare)
- Scott Fogelbach (basse, guitare)
- Erik Ramsier (batterie)


1. Phobetor
2. Mass Green Extinctus
3. Nothing Lies Ahead
4. Dog Shaped Man
5. Four Flies
6. Midnight Glass
7. The Fiction In The Dark
8. A Cursed Black End
9. They're Already Inside
10. The Horror Of Existence



             



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