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- Style + Membre : Rob Zombie

WHITE ZOMBIE - Make Them Die Slowly (1989)
Par METALINGUS le 1er Mai 2017          Consultée 695 fois

Le premier effort de WHITE ZOMBIE avait été une déception, même les membres du groupe n’hésitaient pas à le confirmer. Le Noise Rock pratiqué par les Américains avait eu beaucoup de difficulté à convaincre et à attirer les fans. Si on ajoutait la production absolument atroce et amateur de "Soul-Crusher", tout était mis en place pour que le Zombie Blanc reste dans l’ombre. Désireux de donner une suite à la mauvaise expérience du premier enregistrement, le second opus se devait impérativement de relever le niveau. C’est en 1988 que le groupe entre en studio afin d’enregistrer leur deuxième album qui paraîtra en 1989. Toujours autant amateur de films d’horreur, Rob donnera à l’album le doux titre "Make Them Die Slowly" en hommage au film du même nom sorti aux États-Unis en 1981 (mais intitulé « Cannibal Ferox » dans le reste du monde). Pour la première fois, le nom de scène de Rob « Dirt » Straker sera laissé au placard au profit du fameux Rob Zombie.

L’enregistrement ne sera pas une mince affaire pour le groupe qui traverse une période instable. En premier lieu, ils enregistrent pas moins de 16 titres en seulement quatre jours, mais décident de tout laisser tomber à cause d'une trop grande ressemblance avec "Soul-Crusher". C’est à ce moment que le guitariste Tom Guay quitte le navire afin de laisser la place à John Ricci. Le nouveau venu amène avec lui un son beaucoup plus axé vers le Metal que son prédécesseur. De l’aveu même du groupe, les membres ont été grandement influencés par les sonorités Thrash, METALLICA et SLAYER en tête de liste. Le fameux Noise Rock des débuts est donc mise aux oubliettes afin de se tourner vers quelques choses de plus lourd. Plusieurs voient en "Make Them Die Slowly" le début du « vrai » WHITE ZOMBIE et le début des sonorités qui feront de "La Sexorcisto" le premier grand succès pour la bande à Rob.

C’est donc avec un nouvel acolyte que le groupe enregistre pour une deuxième fois, mais comble de malchance, l’argent n’est pas suffisant pour finaliser le tout. Il faut donc attendre encore quelques mois avant de trouver un producteur en la personne de Bill Laswell. Celui-ci opte alors pour recommencer à partir de zéro. Il s’agit donc d’une troisième tentative pour WHITE ZOMBIE de mettre sur disque son second album. Le cheminement ne se fera pas sans embûche, les membres étant très peu satisfaits du travail du nouveau producteur. La bassiste du groupe ne se gêne pas pour dire que la version retenue de "Make Them Die Slowly" était la pire des trois versions. Comme si ce n’était pas assez, John Ricci quitte le groupe à la fin de l’enregistrement suite à un diagnostic du syndrome du canal carpien. La ronde des musiciens va donc continuer, mais ceci est une autre histoire.

Si on analyse l’album de près, je ne dirais pas qu’il s’agit encore de Metal pur et dur. Par contre, il est clair que Zombie et compagnie ont dû écouter beaucoup de titres bien gras afin de s’inspirer. On a affaire à une espèce de Garage Rock avec un peu de Groove. La fameuse voix de Rob Zombie est maintenant bien en place et tout à fait reconnaissable. Malheureusement, comme l’a si bien dit la seule membre féminine du groupe, la production est bel et bien mauvaise. Il ne s’agit peut-être pas de quelque chose d’aussi amateur que "Soul-Crusher", mais on est très loin de ce que fera le groupe (et surtout Rob Zombie) par la suite.

Au niveau des titres, disons qu’il s’agit d’une très grande évolution par rapport à son aîné. S’ils étaient un bordel sans nom et allaient dans toutes les directions possibles sur le premier essai, les morceaux sont ici beaucoup plus linéaires comme sur "Acid Flesh". Le côté groovy fait son apparition et donne un côté « catchy » à certains morceaux, comme à la fin de "Demonspeed". WHITE ZOMBIE arrive à faire varier les tempos en allant lentement aux premiers abords, pour ensuite augmenter le rythme vers la fin. Malheureusement, certains moments mid-tempo sont simplement longs et ennuyants, "Disaster Blaster" en tête de liste. Pour ce qui est de "Godslayer", il s’agit d’un titre plutôt long qui aurait simplement pu être enlevé et semble servir uniquement de remplissage. Le morceau à tiroir "Murderworld" abat le travail sans pour autant qu’on en redemande.

S’il est indéniable que WHITE ZOMBIE s’est grandement amélioré, il est pourtant clair qu’il est à des années lumières du génie absolu. Le délestage du Noise Rock horrible et infect de leur début est une avancée considérable. La recherche vers un nouveau son et la venue de nouvelles influences apportées par un nouveau guitariste a fait un bien fou au groupe. Néanmoins, ceux-ci ne semblent pas encore tout à fait à l’aise avec le nouveau genre adopté et ne maîtrisent pas pour autant ce nouveau style. Les difficultés lors de l’enregistrement de "Make Them Die Slowly" y sont certainement pour quelque chose. Le groupe évolue donc, mais ne devient pas meilleur pour autant. Ça, c’est l’affaire du prochain album.

Morceau préféré : "Demonspeed".

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- Rob Zombie (chant)
- John Ricci (guitare)
- Sean Yseult (basse)
- Ivan De Prume (batterie)


1. Demonspeed
2. Disaster Blaster
3. Murderworld
4. Revenge
5. Acid Flesh
6. Power Hungry
7. Godslayer



             



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