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2003 Helvete
2004 Shift
2006 Grind Finale

NASUM - Helvete (2003)
Par PINPIN le 16 Mars 2017          Consultée 460 fois

Je dis chapeau à tous ces chroniqueurs qui nous ont pondu ces dizaines d'articles sur du Grind, du Pornogrind et du Goregrind débile à souhait. Je note que beaucoup de ces chroniques parlaient peu finalement de l'album concerné, tant le Grindcore est un genre difficile à chroniquer. C'est un vrai défi, que je ne prétends pas relever moi-même, avec 23 morceaux d'une minute trente en moyenne, je n'ai aucune envie de détailler "Helvete", je vais me contenter de donner mon ressenti général face à NASUM, sachant que pour moi cet album est une très bonne représentation de ce que sait exprimer le groupe.

NASUM c'est une sorte de cerise sur un tas de fumier, alors que le Grind se veut idiot, brutal, sale, agressif, inaccessible, plus punk que le Punk, NASUM garde les éléments musicaux du Grind mais se débarrasse de cet apparat dégueulasse en proposant une musique propre, organisée, lumineuse. Comment ? Du Grindcore propre ? Absolument, sur ce troisième album, NASUM nous montre une fois de plus qu'ils ont du recul sur ce qui fait que le Grind est Grind : ils ont compris que c'est davantage la vitesse, les rythmes effrénés, les blasts, la guitare à la saturation abrasive (mais pas lourde) et le chant hurlé/growlé que la saleté et la bêtise – même si ces aspects sont respectables, amusants et importants pour tout bon fan de Grind !

Ce qui est difficile avec le Grind c'est qu'il peut facilement être mélangé et confondu avec le Death Metal, mais sur "Helvete" aucun doute, c'est du Grindcore pur et dur. La musique n'est pas lourde et grasse comme essaye de le faire le Death, les mélodies sont faites par des suites d'accords et non des riffs, la batterie est effrénée et part sans cesse dans des accélérations improbables, le chant est craché, haché, braillé, et non pas caverneux et guttural comme dans le Death. Et voilà ce qui proprement génial avec NASUM, c'est que à travers des albums comme "Helvete" il démontre qu'il est possible de faire du Grindcore accessible, sans tourner au Mélodeath comme CARCASS. Les morceaux les plus longs de l'album (2'30") sont plutôt mélodiques – à mes oreilles – et surtout très bien structurés.

Il y a un truc qui apparaît très vite comme une évidence quand on écoute "Helvete" en sachant que NASUM est un groupe mort avec son chanteur : c'est qu'on a dans les oreilles une musique légendaire, culte, qui n'aura jamais son pareil. Cette version suédée du Grindcore est certes plus gentille à l'oreille mais respecte l'aspect politique intrinsèque au genre, même si celui-ci s'est souvent perdu dans le pipi/caca/sperme/sang/cocktails de ces fluides proposés par de nombreux groupes. "Helvete" est très vindicatif via des textes encore d'actualité, dénonçant le néo-colonialisme américain dans "Bullshit", le colonialisme israélien dans "Relics", ou en criant leur indignation face à l'état de dégradation de l'Homme et de la Planète, dans la plupart des morceaux.

Pour les néophytes, s'il y a un groupe de Grindcore seconde génération que vous devez écouter c'est bien NASUM, jetez une oreille à "Scoop" et vous serez vite fixés. Personnellement j'ai attaqué le genre par AGORAPHOBIC NOSEBLEED, mais mon vrai premier coup de cœur a été NASUM.

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- Mieszko Talarczyk (chant, guitare)
- Anders Jakobson (batterie)
- Jesper Liveröd (basse)


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