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CAGE - Ancient Evil (2015)
Par JEFF KANJI le 21 Août 2016          Consultée 2091 fois

Les Américains de CAGE prennent toujours le temps de peaufiner leur Metal en acier trempé et les revoilà fin 2015 armé d'un septième recueil rempli ras-la-gueule de métaux lourds. Pour définir le Heavy puissant de CAGE il faut s'imaginer le morceau "Painkiller" de JUDAS PRIEST comme modèle avec ce mélange détonnant de vitesse, de riffs ultra Heavy servis par une production massive qui fait tout sauf dans la nuance et un chant aigu bien criard, pas avare en screams.

C'est surtout par ce biais que l'on s'attarde sur le groupe d'ailleurs, même si c'est loin d'être la seule arme dont disposent les Américains. Sean Peck est une pointure, qui ferait presque passer Ripper pour un jeune aspirant. Si sa voix peut sur la longueur agacer, elle n'en est pas moins redoutable de puissance et d'intensité, l'ouverture en trombe de "Ancient Evil" vous le rappellera bien vite. En revanche, si comme moi vous avez découvert le groupe avec "Hell Destroyer", on remarquera aussi un certain immobilisme stylistique, ou plutôt une tendance générale à se faire plus radical et plus Heavy et agressif.

Toutefois, on ne va pas se mentir, on aime ce genre de Heavy aux couilles XXL même si sur la longueur d'un album comme "Ancient Evil", beaucoup céderont en cours de route. Pourtant, CAGE n'a pas cherché à bourrer son album à ras-la-gueule même si dans les faits c'est un peu ce qui se passe. Les Américains nous ont concocté un concept album où sorcellerie, possession, aspirations de vitalité se disputent les climax, le tout sur fond de créatures anciennes qui auraient précédé l'arrivée des humains sur Terre, théorie autant exploitée en musique (AYREON et ses Forever au hasard) qu'en SF cinéma ("Prometheus").

On parle ici d'un couple londonien, qui, au milieu du XIXème siècle (1869 précisément) est confronté à la maladie. Les deux tourtereaux, Elliot, Anabelle et leur jeune fils sont très heureux jusqu'à ce que la demoiselle soit atteinte d'un mal incurable qui la dirige vers la tombe à vitesse grand V. Leur vie change quand Elliot croise le chemin d'un certain Allastor qui va lui proposer de régler son petit problème, ce qui sera bien évidemment le début des grosses emmerdes pour le couple, l'état de la jeune femme sur la pochette de l'album vous donnant un aperçu. Je ne spoilerai pas davantage afin de vous permettre de suivre l'histoire au son du Heavy puissant de CAGE.

Car comme beaucoup de concepts-albums l'intérêt de la jonction musique/textes est très importante, pas aussi cruciale que sur un "Human Equation" ou un "Remedy Lane" bien sûr, quand la musique s'adapte au ton du texte, mais quand même, ce scénario de film d'horreur ferait sans nul doute un malheur à l'écran. Et certains titres parviennent du coup à se démarquer grâce aux textes de Sean Peck ; c'est notamment le cas de "The Expedition" et son introduction "Tell Me Everything" ou encore de "Symphony Of Sin".

Un tel album ne peut pas s'en tirer sans quelques écueils. CAGE ne se plante pas sur "Ancient Evil" et indéniablement l'album est des plus solides, mais il est vrai qu'à trop naviguer dans les mêmes eaux, un titre doté de riffs moins avenants ("The Appetite") ou de lignes de chant moins soignées ("Beholder") passera à la trappe beaucoup plus facilement. Il faut souligner le travail titanesque abattu par Sean Elg, dont les chevilles doivent être désormais scellées avec les pédales de grosse caisse ou encore de la paire Garcia/Trask qui, infatigable passe tout l'album à riffer à qui-mieux-mieux. La cerise sur le gâteau c'est bien sûr Blaze Bayley, qui de sa voix sombre et grave introduit l'histoire avec "There Were Others" avant de revenir plus loin pour nous apporter quelques détails sur le déroulement de l'intrigue.

Il est difficile de noter un album d'un style aussi spécifique, mais il faut reconnaître qu'étrangement, le groupe fait moins penser à JUDAS PRIEST qu'un PRIMAL FEAR, pourtant né avec les mêmes gabarits de coucougnettes. Un style balisé oui, mais pas de plagiat ou d'emprunts à signaler et un album certes fatigant sur la longueur mais diablement efficace.

Note réelle : 3,5/5.

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   JEFF KANJI

 
  N/A



- Dave Garcia (guitare)
- Sean Peck (chant)
- Sean Elg (batterie)
- Casey 'the Sentinel' Trask (guitare)
- Dwight Magic (basse)
- Blaze Bayley (narration)


1. There Were Others
2. Ancient Evil
3. Behind The Walls Of Newgate
4. The Procedure
5. The Appetite
6. Cassandra
7. Blinded By Age
8. Tell Me Everything
9. The Expedition
10. Beholder
11. I Have Awakened
12. Across The Sea Of Madness
13. To Save Love
14. Christ Protect Me
15. Sinister Six
16. Symphony Of Sin
17. The Antidote
18. Tomorrow Never Came
19. It Can't Be



             



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