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- Style : Judas Priest, Primal Fear

CAGE - Hell Destroyer (2007)
Par POWERSYLV le 25 Juin 2007          Consultée 5065 fois
Voilà un bon moment qu'on n'avait pas eu de nouvelles de CAGE. Le quintet de San Diego est effectivement assez discret lorsqu'il ne sort pas un opus et évidemment inutile de combler sur la France pour les voir un jour sur scène (enfin, sait-on jamais). En voilà des musiciens qui ne s'agitent et il est vrai que le groupe a toujours pris son temps : 5 ans entre les 2 premiers albums Unveiled en 1995 et Astrology en 2000. Astrology qui avait permis de les faire connaître davantage, avec un an avant sa sortie la satisfaction d'avoir remporté au milieu de 600 concurrent le titre de meilleur groupe non-signé par le magazine Rock Hard, et d'avoir pu par la même occasion jouer devant le public du Dynamo et du Wacken.

Puis il y eu Darker Than Black en 2003 (3 ans de préparation), un album gorgé de metal en fusion puisant ses racines dans le JUDAS PRIEST des années 80 et surtout 90 (Painkiller et Jugulator en tête) mais aussi IRON MAIDEN et ICED EARTH sans oublier les riffs heavy/thrash assassins. Un Darker Than Black qui avait fait l'unanimité semble-t-il et qui avait déjà à l'époque trouvé largement grace à mes oreilles avides.

Puis les démons, la magie, le feu et les ténèbres sont venus revisiter cette année les 5 musiciens afin de mettre en musique une bonne tranche d'apocalypse, ce ci-devant album nommé Hell Destroyer. Bien évidemment, toujours une imagerie démoniaque et haute en couleurs sur la pochette et qui flirte avec le fantastique, la fantasy, l'historique et l'occulte. Apocalypse, Occulte ... tout se tient sur cet album à la veine conceptuelle. Certaines plages - "The Circle Of Light", "Innauguration", "Cremation Of Care", "Final Proclamation" ... - sont des narrations afin de renforcer le sentiment d'histoire (donc ne vous étonnez pas s'il y a 21 titres !) et l'écoute générale possède cette cohérence, cette impression d'écouter un tout. Le cadre de l'album : un voyage dans le temps depuis la crucifixion de Jésus (vous savez, l'ennemi de Satan ...) jusqu'à l'apocalypse, une invasion de démons et la résurrection d'un monstrueux ... Metal Devil. Ca fait froid dans le dos n'est-ce pas ?

L'apocalypse se trouve aussi dans la musique : Hell Destroyer reprend la recette qui avait fait le succès de Darker Than Black avec cette ambition de fournir une histoire bien rodée. Les amis de la finesse passeront allègrement leur chemin et éviteront donc l'écoute de cet escadron de la mort en béton armé qui ravira les fans irréductibles de power metal, ceux qui vouent une adoration au PRIEST le plus vorace, ou encore à des trublions sans concession comme POWERGOD, PARAGON, VICIOUS RUMORS etc ... CAGE se fraie un chemin entre deux tendances : il s'avère aussi incorruptible que les 2 groupes précédents tout en étant à mon sens plus mélodique et accessible, mais d'un autre côté il ne développe pas les ambiances comme peut le faire un ICED EARTH. Un groupe et un album équilibré en quelque sorte.

Bon, dans le cas général ça cogne dûr, avec un chanteur au timbre Halfordien "tendance aigue" qui évolue pas si loin que celà d'un Tim Owens, une voix qui, j'en suis sûr, en agacera pas mal mais pour ma part, j'aime bien. Ca démarre d'ailleurs avec un cri tonitruant dès le second titre (le premier est une intro) "Hell Detroyer" qui donne son titre à l'album et qui arrache tout de suite, donnant la tonalité à l'album. Un titre rapide, sombre et conquérant. Idem pour "I Am The King" qui démarre sans introduction (sans vaseline quoi :) ) avec un refrain imparable. D'autres exemples de cette rigueur et de cette virulence, il y en a à la pelle : "Born In Blood" avec une rythmique très ICED EARTH (rappelle celle du fameux "Stormrider" de la bande à Schaffer), un refrain plus plombé, un passage épique qui s'intercalle au milieu avec des guitares très MAIDEN/HELLOWEEN. D'ailleurs, à côté des riffs qui sont vraiment redoutables, on a des duels de guitare de grande classe. Gros bourrinage dès le début avec "Rise Of The Beast" qui possède une dynamique excellente et une petite litanie guerrière en son sein, "Bohemian Grove" ou "Legion Of Demon" qui remporte la palme du passage le plus bourrin de l'album dans son milieu.

D'autres titres sont plus mid-tempo mais c'est la grande classe et ça permet de se reposer un peu : on retiendra "Christ Hammer " (un de mes titres préférés du skeud, peut-être mon titre préféré), épique avec une intro grandiose, une rythmique qui galope comme j'aime, des sonorités très ICED EARTH encore une fois ... et on se dit qu'on aimerait à l'écoute de ce morceau vraiment excellent que nos GRAVE DIGGER ou même MANOWAR soient inspirés de cette façon sur leur prochain album. Citons aussi "Abominations", son refrain caractéristique et son intro très MAIDEN, titre peut s'avérer un peu long mais qui reste de bonne facture ou encore le conquérant "From Death To Legend" et "King Diamond" titre bonus de fin de disque ... qui est peut-être un hommage à une personnalité marquante du metal qui aura surement influencé CAGE également.

Le défaut du disque et du moins ce qui pourrait repousser un peu l'auditeur, c'est sa longueur. Même s'il est très réussi, l'album doit s'écouter plusieurs fois pour que les refrains se gravent bien dans le cortex et dans les cages à miel et on peut être un peu lassé sur la fin ... mais il faut dire que le style de CAGE est bien cloisonnné. A l'inverse, ceux qui veulent de la puissance avant tout et de la mélodie, ceux qui salivent à l'évocation des combos cités en référence dans cette chronique et ceux qui avaient aimé Darker Than Black seront comblés. Hell Destroyer est un album de 75 minutes bourré jusqu'à le gueule de pur metal puissant et mélodique, que demander de plus ? En tous cas, si CAGE prend toujours autant de temps pour faire d'aussi bons brûlots, nous serons prêts volontiers à attendre encore 4 ans de plus pour une nouvelle salve de lave en fusion. May Hell destroy them all !




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- Sean Peck (chant)
- Dave Garcia (guitare)
- Anthony Wayne Mcginnis (guitare)
- Mike Giordano (basse)
- Mike Nielsen (batterie)


1. Ascension
2. Hell Destroyer
3. I Am The King
4. The Circle Of Light
5. Christhammer
6. Born In Blood
7. Abomination
8. Inauguration
9. Rise Of The Beast
10. Cremation Of Care
11. Bohemian Grove
12. Final Proclamation
13. From Death To Legend
14. Legion Of Demons
15. Betrayal
16. Fall Of The Angels
17. Fire And Metal
18. Beyond The Apocalypse
19. The Lords Of Chaos
20. Metal Devil
21. King Diamond (bonus Track)



             



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