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BAPHOMET'S BLOOD - In Satan We Trust (2016)
Par CITIZEN le 6 Juillet 2016          Consultée 1762 fois

Too soon ! Too soon pour faire de la Lemmyxsploitation ? Allez dire ça à BAPHOMET’S BLOOD qui ne sortent pas cet album pour la circonstance, la vie et la mort des grands du Metal n’étant qu’un jalon comme un autre au bord de l’autoroute que des combos comme ces sympathiques ritals gravitent depuis maintenant un moment sur leurs bécanes clinquantes et super, super, super rapides... Puis on s’en fout, depuis "The Day Of Wrath" ‘85 les Italiens font de la repompe de motor-metal et ça leur réussit bien. Les roues d’acier cosmiques qui poinçonnent les bandes magnétiques se sont pas arrêtées de tourner entre temps, non non, elles gravent juste plus de merdouilles intercalées entre les albums indispensable.

Presque aussi rodés que leur parrain les BB, avec une non-évolution logique d’un album à l’autre, la recette est la même à la goûte de ketchup et au nombre de clous sur les brassards près. Je savais déjà tout ce que j’allais écrire avant même la première écoute, de fait après un nombre incalculable d’écoutes en un temps record j’ai pratiquement pas à bouger une virgule de ma chro à part le facteur surprise drolatique qu’on kiffe chez BB (ici le sample de "Whiskey Rocker" parce que pour une fois BB s’écarte un peu des films d’horreur, tout arrive). Ni plus ni moins MOTORHEADesque que d’habitude, BAPHOMET’S BLOOD prennent de l’avance et vous sortent le 25 janvier 2016 l’album que MOTÖRHEAD aurait dû sortir vers l’automne de cette même année, ou de n’importe quelle année d’ailleurs tant que Lemmy était toujours parmi nous et que la qualité de ses albums était (relativement) constante. Bref, aussi excellents que l’EP sur lequel on les avait laissés en 2011, mais j’en dis pas plus sinon ça va partir en chro dans la chro.

Et cette chro, comment en faire autre chose qu’une litanie de titres badass : "Hellbreaker" (gloups), "Command Of Inverted Cross" (eh), "Whiskey Rocker" (aaaargh!!) ou d’onomatopées de circonstance : EUUUUUUUH, poupoutchak-poupoutchak-poutchakpoutchakpoutchak pschhhhht  ? J’ai déjà décrit (deux fois s’il vous plait) un style qui ne devrait pas l’être et mon boulot se limite à confirmer que oui, Goatnecromancer, Angel Trosomaranus et Necrovomiterror mettent toujours de l’huile de coude à faire couler le flux de 666/satan/hell et autres blasphèmes mineurs. J’en peux rien, j’aime tous ces gimmicks si authentiques, j’aime le "Hey ! " au début de "Hellbreaker", j’aime "Eleeeeeg… eleeeeeg!!" au début de… "Eleg", j’aime ces types qui aiment le Heavy et le proclament assez fort pour assommer toute la ville. BB bulldozent la concurrence, les guitares qui partent en wheeling et vous laissent le cul par terre si vous choppez pas le démarrage, les 6 cordes chauffées à blanc le manche dégoulinant, du Metal équestre lancé au galop en une charge victorieuse, foudroyé par baphomet et obsédé par le blasphème comme si on était vraiment en 1983.

Tant pis si un riff ou tous sont déjà entendus et que les paroles sautent aux oreilles (j’ai cru entendre un "Don’t Break The Oath"), ce genre de musique est absolument irrésistible. Le groupe vous abreuve de perles absurdement jouissives qui remportent l’adhésion ataviquement ("We drink whiskey all night, we win the war against Jesus Christ" sur "Whiskey Rocker", titre le plus tonitruant) dans un joyeux bordel où les thèmes abordés semblent faire cohabiter Shub-Niggurath, les adaptations les plus outrancières de Stephen King ("Infernal Overdrive") et Jack Nicholson dans un sample éthylique approprié d’Easy Rider (ce qui rend la sauce deux fois plus bestial d’un coup quand on s’y attend pas) et où les six vont toujours par trois. Le genre de Metal sans lequel on tourne en rond toute la nuit !

Et en reprise, BB, qui nous a déjà habitués à explorer des territoires laissés en friche, met le paquet en s’attaquant à une des deux (!!! certes mais si, si) chansons sorties par FARAO, groupe de Heavy hongrois des années 1980… ça ne s’invente pas. "Eleg" est un énorme hymne au rock et au heavy qui ajoute un hit bienvenu à un album qui n’avait pas besoin de tant.

Bref, de la même manière qu’on va pas mater des critiques de l’uppercut avant de se prendre un poing dans la gueule, sortez vous en prendre une sans hésiter avec BB, des mecs qui gagnent leur guéguerre contre le Christ LP après LP et cannette après cannette. Allez, je veux pas être relou et tenir le crachoir toute la nuit non plus, faites-vous une faveur et écoutez cet album à la place de la dernière bouse d’un gros groupe de votre choix.

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- Necrovomiterror (basse, chant, guitare)
- S.v. Goat Necromancer (basse)
- Angel Trosomaranus (guitare)
- S.r. Bestial Hammer (batterie)


1. Command Of The Inverted Cross
2. In Satan We Trust
3. Hellbreaker
4. Underground Demons
5. Triple Six
6. Infernal Overdrive
7. Whiskey Rocker
8. Eleg



             



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