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SHINING [NOR] - International Blackjazz Society (2015)
Par METALOMANE le 31 Janvier 2016          Consultée 1564 fois

SHINING n’en fini plus de monter, en témoigne leur tournée en tête d’affiche ainsi que leur clip vertigineux tourné sur le Trolltunga en Norvège. Le groupe est parvenu avec "Blackjazz" et "One One One" à faire le lien entre le Metal, le Rock plus ou moins grand public et le milieu hermétique, de niche, des musiques plus expérimentales.

Pour ce "International Blackjazz Society", le groupe a donc fait le choix de ne prendre aucun risque (ce qui est bien normal puisqu’ils en ont déjà tellement pris auparavant) en proposant une sorte de mélange des deux albums précédents. Cela donne un disque moins pêchu et plus ambiancé que "One One One" tout en étant plus facile d’accès que le foutraque "Blackjazz".

Pour ce qui est de la prod, le gros son SHINING est au rendez-vous, immédiatement reconnaissable. Jorgen Munkeby est toujours l’homme de la situation et excelle dans tous ses domaines, éructant ses refrains empreint d’une hystérie diaboliquement contagieuse (accrochez-vous sur "Burn It All" et "Last Day" !). Les titres s’avèrent plus alambiqués, mais paradoxalement plus creux que sur l’opus orange, avec pas mal de passages à vide et des plans bateau régulièrement parsemés de riffs mous, sur les couplets notamment (le peine à jouir "The Last Stand"). Autre exemple avec "Thousand Eyes" qui démarre au quart de tour en mode Thrash bien vénère avant de repasser sur une rythmique pataude qui s’étire en longueur. Frustrant. "House Of Warship" quant à elle est une instrumentale qui nous ramène à "Blackjazz" dans l’esprit Free Jazz complètement déstructuré. Intéressante, mais à moitié réussie seulement, car consistant en un long solo de saxophone aléatoire manquant de mélodies fortes et de riffs dominants. À noter que cette équation, "plus de sax/moins de riff", s’applique sur l’ensemble des titres. En revanche, le hit tonitruant "Last Day" aurait bien pu figurer sur l’album précédent, même si l’on frôle l’auto-pompage. La seule surprise viendra de "House Of Control", pseudo-balade où Jorgen s’exerce au chant clair avec un talent certain (quand je vous dis que c’est l’homme à tout faire !), mais s’étirant malheureusement trop en longueur par rapport au contenu, constat symptomatique de l’ensemble de l’album.

Un peu décevant donc, d’autant plus qu’il est très court avec seulement sept "vrais" titres (et pas particulièrement longs en plus), mais loin d’annoncer la fin de SHINING à mon sens, car ils sont parvenus à se rendre plus accessible, à s’ouvrir, tout en conservant leur personnalité. Je ne m’inquiète donc pas pour l’avenir des Norvégiens qui sauront à coup sûr rebondir sur leur prochain essai. D’ici là, rejoignez la Société Internationale du Jazz Noir et prêchez la parole du Saint Munkeby pour fédérer plus d’adeptes, on veut des thunes bordel !

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- Jorgen Munkeby (chant, guitare, saxophone)
- Even Helte Hermansen (guitare)
- Tor Egil Kreken (basse)
- Torstein Lofthus (batterie)
- Bernt Moen (claviers)


1. Admittance
2. The Last Stand
3. Burn It All
4. Last Day
5. Thousand Eyes
6. House Of Warship
7. House Of Control
8. Church Of Endurance
9. Need



             



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