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Luca Turilli's RHAPSODY - Prometheus - Symphonia Ignis Divinus (2015)
Par JEFF KANJI le 18 Août 2015          Consultée 7374 fois

Il faut être courageux pour écouter du RHAPSODY en 2015. Le groupe, s'il a certes connu un succès triomphant (et amplement mérité), il a bien du mal à honorer son rang, surtout depuis que le duo Staropoli/Turilli s'est désagrégé. Si "Dark Wings Of Steel" revenait laborieusement à des préoccupations plus Heavy, dans la lignée de "Triumph Of Agony", Luca Turilli, lui, retrouvait toute la démesure entraperçue sur ses derniers opus solo conjuguée au Speed Symphonique avec "Ascending To Infinity" qui perpétuait la légende de fort belle façon.

Par contre, j'avoue que la grandiloquence affichée par "Prometheus", tant au niveau de sa conception pharaonique que de ses portées spirituelles pointues clamées haut et fort par Luca Turilli et la volonté de pleinement assumer le nouveau sobriquet de Cinematic Metal apposé par RHAPSODY m'a fait craindre pour le résultat. Le titre est classe bien qu'outrageusement pompeux – Symphonia Ignis Divinus – mais on parle de RHAPSO donc on va pas s'offusquer pour si peu. La pochette est quant à elle une franche réussite, mélangeant habilement un côté antique (ce musculeux Prométhée qui a tout d'un dieu grec), et un côté mécanique inspiré du film de Ridley Scott, où l'on voit la déshumanisation nous guetter. Peut-être est-ce chacun de nous que les Italiens ont souhaité personnifier ?

Niveau musique par contre c'est autre chose… Disons que si vous n'aimez déjà pas plus que ça RHAPSODY à la base, cet opus aura de quoi faire fuir les plus téméraires. Si les claviers et arrangements orchestraux sont somptueux ils écrasent les autres instruments. On a trouvé la limite à ce genre de superpositions avec le "Time I" de WINTERSUN. D'ailleurs ici, c'est presque pire, et on ne peut qu'être déçu de cette batterie, tellement réduite dans ses possibilités d'expression qu'on jurerait entendre une machine. Et les guitares sont loin mais alors très loin dans le mix ; si vous comprenez quelque chose au double solo du Speed "Il Cigno Nero", vous avez bien de la chance ! Si on sait que Luca Turilli passe désormais plus de temps sur ses claviers (le piano qu'il maîtrise admirablement est clairement l'instrument central) que sur son manche, Dominique Leurquin n'est pas un débutant (miraculeusement remis d'une grave blessure à la main) et Luca lui a offert un espace d'expression quasi égal au sien et les deux jouent autant de soli l'un que l'autre.

Cet album est au départ une déception musicale, car de splendides arrangements ne suffisent pas à faire de bonnes chansons (peu de mélodies marquantes). Exemple-type : "Rosenkreuz" (premier single) avec sa mélodie qui rappelle nombre d'anciens travaux du groupe. S'il y en a bien un qui n'est pas à la fête c'est Alessandro Conti, qui doit faire face à des lignes vocales ardues et demandant autant d'agilité que de puissance. On a l'impression que le groupe couvre bien souvent le vocaliste, qui doit faire sa place dans un mix étriqué où les chœurs viennent souvent lui disputer la place. Luca Turilli avoue lui-même en interview que les arrangements sont à la base de sa musique… Disons qu'il n'y a maintenant plus de doute possible.

En revanche, si vous êtes courageux, après une première moitié d'album qui manque singulièrement d'intérêt, "One Ring To Rule Them All" est plus encourageant et "Prometheus" est carrément un petit joyau au refrain épique où le talent de Luca Turilli refait surface, rehaussé d'un solo plein de feeling de Dominique Leurquin. Rarement le compositeur aura paru aussi omniprésent sur l'un de ses albums et ses excellents musiciens semblent vraiment confinés au rôle de simples exécutants. De plus, la suite de l'histoire de l'archange Michel et de la chute de Lucifer s'avère nettement plus enthousiasmante que sa première partie parue sur "Ascending To Infinity". En outre la complexité de "Prometheus – Symphonia Ignis Divinus" tient aussi à la manière dont Luca Turilli nous livre une pile incommensurable d'informations musicales et textuelles, si bien que le duo lyrique entre Émilie Ragni et lui-même sur "Notturno" est une véritable bouffée d'air frais (alors qu'il ne casse pas trois pattes à un canard au final, la mélodie originale de CHOPIN possédant davantage de caractère).

D'une manière générale, la seconde moitié d'album s'autorise plus de libertés sur le plan stylistique et c'est là que RHAPSODY marque des points, avec notamment un titre comme "King Solomon And The 72 Names Of God". Ça ne suffit pas à faire un bon album néanmoins, et difficile de savoir si Luca a cherché à éprouver notre patience d'auditeur, d'autant que les textes, rempli de messages codés et plutôt hermétiques, mélangeant plusieurs langues (comme ORPHANED LAND sait si bien le faire), font autant référence au divin qu'à l'ésotérique et sont liés parfois à d'anciens travaux de RHAPSODY ; le trio "Nova Genesis" – "Prometheus" – Codex Nemesis" est lié à plusieurs titres de "Ascending To Infinity", comme EPICA aime à le faire depuis ses débuts avec plus de clarté. Luca est malin et histoire de ne pas complètement nous décevoir et nous faire admirer son incroyable créativité, il nous laisse en compagnie d'une splendide fresque de dix-huit minutes qui surpasse quasi tout ce qu'il a écrit avant. Ce "Of Michael The Archangel And Lucifer's Fall Part II" sera avec "Prometheus", "King Solomon And the 72 Names Of God" et "Yggdrasil" (marquée d'un sceau RHAPSODY plus typique) un argument pour ressortir l'album du placard.

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   JEFF KANJI

 
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   (3 chroniques)



- Alessandro Conti (chant)
- Luca Turilli (guitare lead, claviers)
- Dominique Leurquin (guitare lead et rythmique)
- Patrice Guers (basse)
- Alex Landenburg (batterie)
- Ralph Scheepers (chant sur 10)
- David Readman (chant sur 8)
- Émilie Ragni (chant sur 7)
- Jasen Anthony (narration)
- Bridget Fole (chœurs)
- Previn Moore (chœurs)
- Matthias Stockinger (chœurs)
- Dan Lucas (chœurs)


1. Nova Genesis [ad Splendorem Angeli Triumphantis]
2. Il Cigno Nero
3. Rosenkreuz [the Rose And The Cross]
4. Anahata
5. Il Tempo Degli Dei
6. One Ring To Rule Them All
7. Notturno
8. Prometheus
9. King Solomon And The 72 Names Of God
10. Yggdrasil
11. Of Michael The Archangel And Lucifer’s Fall Part 2
- i. Codex Alpha Omega
- ii. Symphonia Ignis Divinus
- iii. The Astral Convergence
- iv. The Divine Fire Of The Archangel
- v. Of Psyche And Archetypes
12. Thundersteel [riot Cover]



             



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