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- Style + Membre : The Senseless

The BERZERKER - Animosity (2007)
Par METALOMANE le 18 Mai 2015          Consultée 1056 fois

THE BERZERKER. Le groupe d’australiens avec leurs masques qui font peur, le clip ultra cheap de "No One Wins", le groupe le plus rapide du monde, le plus violent, le plus jusqu’au-boutiste, l’extrême des extrêmes dans la sphère de la musique écoutable (aux limites de cette sphère certes, mais dedans quand même), tout ça… Et surtout le groupe avec sa grosse caisse au son remplacé par un beat techno aussi outrageant que jouissif (quand on est bien luné), justifié ici par le fait que ce soit bien une BAR contrairement à "Dissimulate" où c’était un vrai batteur. Ils sont ce que j’appelle le groupe du dernier recours. Genre à passer en soirée, pour bien faire chier tout le monde, qu'on te prenne pour un grand malade mental et foutre définitivement en l’air une playlist qui ne ressemblait déjà plus à grand-chose. Et surtout pour faire enfin fermer son clapet au gros relou qui met du DISTURBED en te criant dans les oreilles :
"-Wesh téma comment c’est violent gros !
-Alors de un, tu ne m’appelles pas "gros" et de deux, prends ça dans les gencives tocard (et cinq, y’a pas de cinq)."
Démarrer alors "Animosity" et laisser "Eye For An Eye" faire le travail avec son explosion Breakcore en plein milieu d’un torrent de Death/Grind hyper véloce. La réaction devrait être immédiate et sans appel. Si tu voulais mettre tout le monde dehors en un temps record, c’est un franc succès, par contre si tu comptes refaire une soirée chez toi avec plus de deux personnes, ça va être compliqué parce que tout le monde te prend pour un taré.

La vitesse de jeu est totalement indécente, les compos, d’une brutalité inouïe, vont droit au but et les breaks servent la dynamique des morceaux sans s’éterniser. D’ailleurs la moyenne de durée des titres se trouve en-dessous des trois minutes. Dix titres, 28 minutes 57 secondes soit deux secondes de moins qu’un "Reign In Blood". Oui madame. C’est peu. Mais plus, cela engendrerait des dommages irréversibles au cerveau et on est tous largement assez con comme ça, alors ça fera l’affaire.

La musique se fait tout de même accrocheuse, du moins assez pour ne pas pouvoir se retenir de gueuler les "we all die ! we all die" de "The Cancer" ou d’apprécier le riff sautillant de "Retribution" qui vous donnera envie de tout casser dans votre chambre de bonne (que vous n’avez de toute façon jamais réussi à décorer convenablement). Le groupe nous réserve aussi quelques riffs plus mélodiques comme celui du début de "The Cancer" ou de la fin de "Heavily Medicated" ce qui l’empêche ingénieusement de tomber dans le bruitisme typiquement Noise/Grind. Dans la même idée, "Lonely World" se fait un poil plus calme (mais vraiment un poil hein, genre celui que vous avez dans la main quand je vous dis de finir de lire la chronique) avec son ambiance de discothèque de fin du monde. Enfin, on a toujours droit aux vocaux complètement timbrés de Luke Kenny, oscillant entre un flow aigu à haut débit faisant penser à un gobelin cancéreux sous acides (ou à Travis Ryan, c’est selon) et un growl plus classique faisant penser à... bin à un growl classique de Death Metal hein, vous vous attendiez à quoi ? Je vais pas faire des métaphores pourries à tous les coins de phrase non plus!

Difficile de comparer THE BERZERKER à un autre groupe, c’est à la fois tous les groupes de Death/Grind mélangés et le groupe le plus à part, le plus fou-furieux du genre qui n’en a rien à foutre de rien (et surtout de son son de batterie/BAR qui en fera vomir plus d’un). Un gros plaisir régressif, mais pas débile pour autant, pour se décrasser la tête à la fin d’une rude journée. Les Australiens redressent donc la barre après un "World Of Lies" pas tout à fait au niveau et se place juste en-dessous de l’ultime "Dissimulate".

Bonus : si vous voulez en savoir plus sur la face cachée de THE BERZERKER, je ne peux que vous conseiller de dévorer le blog désopilant de Sam Bean (ex-bassiste et vocaliste de THE BERZERKER jusqu’à "World Of Lies", pigiste live pour MITHRAS pendant un temps et actuelle tête pensante de son projet quasi-solo THE SENSELESS), rempli d’anecdotes de tournée où il raconte, entre autres, comment il a failli mourir dans les rues de Glasgow, comment il a ruiné le tour bus d’Angus Young avec des stickers, comment les flics américains sont des enflures (du moins ceux avec qui il a eu affaire), comment les mecs de CULT OF LUNA sont des peureuses ou encore comment il a accidentellement enduit Devin Townsend de sa propre semence (oui, oui, littéralement). Bon celle-là est tellement énorme que je vous la mets direct, hop, cadeau:
https://thesenseless.wordpress.com/2012/06/
Et le lien principal est là, pouf: https://thesenseless.wordpress.com/

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   METALOMANE

 
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- Luke Kenny (chant, programmation)
- Jason V. (guitare, basse)


1. Eye For An Eye
2. Purgatory
3. False Hope
4. Evolution
5. No More Reasons
6. Retribution
7. The Cancer
8. Weapons Of War
9. Heavily Medicated
10. Lonely World



             



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