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VIVA - Apocalypse (1984)
Par DARK SCHNEIDER le 7 Avril 2015          Consultée 1695 fois

Si le Rock est avant tout censé être porteur d’un message de paix et de liberté, de tolérance et d’ouverture, il est toujours amusant (ou désespérant, au choix) de constater à quel point il peut être impitoyable pour les musiciens eux-mêmes. L’envers du décor est souvent fait de coup bas en tout genres. Cela n’a évidemment rien d’anormal qu’un groupe à succès connaisse des conflits d’ego entre musiciens avec le temps. Par contre, quand de tels conflits apparaissent très tôt, alors même que le groupe concerné venait tout juste de parvenir à s’extraire de la masse, les conséquences peuvent en être terribles, conduisant souvent à un split prématuré. Et vous l’aurez compris, c’est ce qui est arrivé à VIVA.

La voie royale leur était ouverte. "Dealers Of The Night" s’était vendu en quantité importante et le groupe était réclamé en live. On aurait donc pu croire qu’ils allaient occuper toute la scène Heavy pendant les 80’s. Mais c’était sans compter ces foutus conflits d’ego. En 1984 c’est donc un VIVA totalement renouvelé qui enregistre son 4ème album, au nom prémonitoire. "Apocalypse" : de quelle apocalypse est-il question ? Celle qui a conduit au départ des musiciens les plus charismatiques du groupe (Marco Paganini et Barbara Schenker) ou celle qui suivra de près la sortie de cet album, c'est-à-dire le split pur et simple ? En tout cas, il est évident que l’une découle de l’autre.
C’est le guitariste Andy Fach qui prend alors les rennes du groupe. Exit Paganini, trop inconstant sur scène, trop souvent malade selon le guitariste. Quant à la miss Schenker, elle voulait soi-disant passer à autre chose, et en réalité elle n’était que très peu impliquée dans le groupe musicalement. Ça c’est pour la version de Fach. Barbara Schenker tiendra quelques années plus tard des propos fort différents, expliquant qu’en gros Fach avait pris la grosse tête et voulait prendre le contrôle du groupe. Et puis quand l’on sait que Paganini allait ensuite mener une carrière solo avec un certain succès pendant plusieurs années, les propos du guitariste semblent d'autant peu crédibles.

Le résultat le voici, cet "Apocalypse" particulièrement attendu par la presse française, qui l’enfoncera aussitôt et ne parlera ensuite plus jamais du groupe. A juste titre. Andy Fach ayant mené son groupe tout droit au suicide, ça valait la peine de jouer au leader ! Première raison de cet échec : le nouveau chanteur, Chris Tow, fait vraiment de la peine à entendre. L’erreur de casting est manifeste. Tow sait brailler dans un micro, mais son chant glam, très commun pour l’époque, est totalement dénué de charisme et de chaleur, l’opposé évident de Marco Paganini. Sachant en plus que VIVA essayait de la jouer sexy, c’était très mal barré ! Le nouveau claviériste, Michael Lauer, n’en mène pas large non plus. Sans doute plus technique que Schenker, mais quasiment incapable de pondre la moindre ligne de clavier intéressante, introduisant parfois des bruitages plutôt agaçant. 2nde raison : le style pratiqué, un Hard Glam trop light, s’américanisant, mais sans le sens du tube indispensable pour ce genre et souffrant d’une production faiblarde.

"Apocalypse" est donc un gros navet qui a de quoi faire rager. Les guitares n’ont aucune puissance, et déjà qu’Andy Fach n’avait rien d’un tueur auparavant cela ne va pas en s’arrangeant ici. Les mélodies héroïques et porteuses d’espoirs des deux albums précédents ont totalement disparu. Les compositions s’enchainent platement, et l’album finit même par saouler à la longue. On sent que le tout est calibré pour plaire au plus grand monde mais cela n’a aucun sens lorsque l’on est incapable d’écrire un morceau de valable. Quel crédit accorder à cet album alors que plus tôt dans l’année était sorti le magistral "Love At First Sting" de SCORPIONS ? Que pouvait donc espérer les mecs de VIVA, qui aimaient évoquer leur amitié avec le groupe de Klaus Meine, avec leur "Apocalypse" de carnaval, dont même la pochette était ratée ? On n’en retiendra que le title track. Un morceau mid-tempo dépassant les 7 minutes, qui cherche à créer une ambiance pesante et stressante, et seul titre sur lequel l’apport de Lauer s’avère vraiment pertinent. Inutile de s’attarder plus sur les autres morceaux, qui au mieux sont corrects (allez, l'énergique "It's Not What I Mean" a de quoi faire remuer le popotin), mais totalement inoffensifs.

On n’a pas toujours le charisme d’un leader, et en voulant s’imposer chef de troupe, Andy Fach à mener les siens à leurs pertes. VIVA aurait pu mener une belle carrière, il n’en sera rien. Fin de l’histoire ? Comme dans certains blockbusters actuels, VIVA devait nous réserver une scène post-générique pour amuser la galerie : un ultime opus sorti dans l’indifférence totale en 1996, avec uniquement Andy Fach comme rescapé de la première époque, épaulé pour l’occasion par le bassiste Lars Ratz (METALIUM). Tout le monde a oublié ce disque épuisé depuis longtemps…

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   DARK SCHNEIDER

 
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- Chris Thow (chant)
- Andy Fach (guitares)
- Andreas Kawaldt (basse)
- Martin Pietschak (batterie)
- Michael Lauer (claviers)


1. Gambled And Lost
2. I Want It I Need It
3. Marianne
4. Apocalypse
5. It's Not What I Mean
6. Lady In Love
7. Nite Side
8. Don't Hold Back The Tears
9. Keep Rockin'
10. Love Me



             



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