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VIVA - Dealers Of The Night (1982)
Par DARK SCHNEIDER le 2 Avril 2015          Consultée 1947 fois

En 1982 VIVA est définitivement considéré comme la valeur montante du Hard allemand, dont la carrière se doit d’être suivie minutieusement. Il faut dire qu’à lui seul le nom de Schenker est un gage de qualité. Les SCORPIONS n’étaient certes pas encore des stars mondialement connues, mais s’en rapprochaient à grand pas (1982 est l’année de sortie de Blackout, tout de même), et MSG jouissait d’une grande réputation dans le monde du Metal, le cadet Michael étant une véritable référence guitaristique, le Guitar Héro en vogue du moment côté européen. La presse et les fans étaient au taquet : "Dealers Of The Night", troisième album de VIVA, se devait de fédérer tous les hardos et voire même un public plus large.

Et si on s’en tient aux chiffres de vente, on peut dire que VIVA a plutôt bien réussi son coup : l’album s’écoula par palettes entières, la plus belle performance du groupe en la matière. Mais personne ne fut dupe cependant : "Dealers Of The Night" est un album de moins bonne qualité que son prédécesseur. La magie n’a pas foutu le camp d’un coup, en un claquement de doigt. Mais quelques choix artistiques malheureux ont atténué la qualité de ce disque. On se gratte la tête afin de savoir qu’est ce qui a poussé le groupe à composer et inclure les morceaux suivants : "I Didn’t See It Coming", "Some Kind Of Wonderful" et "Spend The Night". Le premier est un boogie rock/hard plutôt pépère, pas désagréable mais anecdotique. Le second est une reprise d’un groupe de Rythm’n’Blues (SOUL BROTHERS SIX), un classique déjà repris de façon plus convaincante par GRAND FUNK RAILROAD, et qui n’apporte franchement pas grand-chose et dont le feeling bluesy tranche trop avec le reste. Enfin, le troisième, "Spend The Night", est une véritable horreur ! Une ballade d’une mièvrerie insondable, aux lignes de chants (façon crooner) et surtout de claviers insupportables. Ceux qui trouvent que JOURNEY est un groupe sirupeux réviseront rapidement leur jugement à l’écoute de cette daube, digne d’un générique de soap télé américain du début des 80’s. A fuir ! On se demande vraiment ce que vient foutre ce titre, surtout sur un album qui arbore une pochette fière et belliqueuse.

Fort heureusement, le reste de l’album nous ramène dans des contrées beaucoup plus propices à assouvir nos penchants métalliques. L’ouverture "Falling In Love" est un bon titre Hard bien balancé, agrémenté des chœurs très approximatifs de Barbara Schenker sur le refrain, lui donnant ce côté Rock décadent des plus affriolant. Mais c’est surtout "Ten Years Later" qui marque les esprits. Voilà un titre dans la droite continuité de ce que l’on trouvait de meilleur sur "What The Hell Is Going On !". Toute en grandiloquence avec ses claviers solennels, "Ten Years Later" brille par sa mélodie chatoyante qui préfigure bien des années avant ce qu’allait proposer AXXIS sur nombre de leurs morceaux. Harry Öllers, claviériste d’AXXIS, ne me fera pas croire qu’il n’a pas été influencé par la musique de VIVA, ça tombe sous le sens. Comme quoi, ce groupe a aussi laissé des traces.

Le groupe durcit également un peu le ton avec le morceau titre et marche sur les plates bandes d’un Heavy Metal véloce avec le caracolant "Take Me To The Doors". Excellent morceau s’il en est, un peu dans la veine de ce que devait proposer EUROPE avec son premier album. Oh, comme par hasard encore un groupe à clavier ! Y’a pas à dire, mais en jouant aux archéologues du Metal on en arrive à d’intéressantes conclusions. Comme celle qui nous permet d’affirmer que la scène métallique allemande se voulait très mélodique à l’origine, avec une prod’ qui respirait beaucoup plus que les combos de Metal choucroute actuel. Franchement, les groupes de Power teutons devraient un peu plus se pencher sur leurs origines, et pas que pour en retenir le côté militaire d’ACCEPT !

"Dealers Of The Night" demeure un bon disque, mais il agace tant il aurait pu être excellent si VIVA ne s’était pas tirer une balle dans le pied en voulant inclure des morceaux mainstream qui rappellent d’ailleurs quelque peu la démarche du premier album, qui n’avait pourtant pas vraiment convaincu. Il n’en reste pas moins que pour ses meilleurs moments ce disque vaut vraiment le coup. VIVA semblait en avoir encore sous le capot, le public les réclamait (et notamment en France !), qu’allaient-ils donc nous concocter ensuite ? Affaire à suivre…

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   DARK SCHNEIDER

 
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- Barbara Schenker (claviers)
- Marco Paganini (chant)
- Andreas Kawaldt (basse)
- Ralph Murthy (guitare)
- Martin Pietschak (batterie)
- Andy Fach (guitare)
- -
- Kai Reuter (guitare rythmique sur 1)


1. Falling In Love
2. Ten Years Later
3. I Didn't See It Coming
4. Dealers Of The Night
5. Some Kind Of Wonderful
6. Take Me To The Doors
7. Spend The Night
8. Looking For An Answer



             



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