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2012 Koi No Yokan
 

- Style : Devianz, The Mars Chronicles
 

 Deftnz.net (1015)

DEFTONES - Koi No Yokan (2012)
Par FENRYL le 13 Décembre 2014          Consultée 2953 fois

Non, vraiment je ne sais pas, je ne comprends pas…

Comment peut-on parler si tardivement de cet album, dans la section "archives" plus de 2 ans après sortie ? Comment ?…
Je ne vois que deux véritables raisons, en aucun cas une excuse pour tenter de justifier de façon ridicule notre absence de réactivité :
1- Le départ d'ALANKAZAME a laissé un grand vide, lui qui avait tant œuvré pour nous parler avec rigueur et talent de ce groupe si cher à ses oreilles. Difficile de prendre le relais ! Modestement, il est pourtant grand temps de se jeter à l'eau et de faire le point.
2- Entre 2008 et l'accident tragique de Chi Cheng (absence de ceinture de sécurité dans un véhicule en tant que passager dramatique à la suite d'un choc contre un chauffard, plongeant le bassiste dans un coma pendant plusieurs années) puis sa sortie en 2010, nous avions un peu de baume au cœur. Sergio Vega avait déjà repris la basse sur l'opus précédent et on se prenait à "rêver" pas forcément d'un retour mais en tout cas d'une vie plus "paisible". Et le 13 Avril 2013, quelques mois après la sortie de ce "Koi No Yokan", la mort aussi subite qu'inattendue de Chi Cheng aura eu lieu de nous clouer sur place…

18 mois plus tard, c'est donc pour vous parler de ce 7ème album de DEFTONES que nous nous retrouvons. Un peu perdu, légèrement dans le doute en ce qui me concerne après un "Diamond Eyes" en demi teinte…
Au fil du temps, la scène Nu Metal s'est totalement éteinte, détruite, délitée : les KoRN et autre LIMP BIZKIT sont totalement HS et ne peuvent depuis bien longtemps plus rivaliser avec les productions de DEFTONES qui, quoi qu'on en pense, œuvrent toujours dans la qualité, le sérieux et l'application. Une forme de respect noté et marqué.

"Koi No Yokan" est tout d'abord un concept difficilement traduisible du japonais au français. En résumé, c'est une expression qui évoque l'effet que peuvent ressentir deux personnes qui se rencontrent pour la première fois et qui savent qu'elles vont tomber amoureuses l'une de l'autre. Alors je vous vois venir en mettant en relation ma note finale déjà connue de tous et la lecture de cette chronique : "C'est forcément ce que tu as ressenti Fenryl non ?"…
Non, c'est tout le contraire même !
La découverte, la première série d'écoutes de "KNY" m'a laissé de marbre : j'ai du intégrer définitivement que DEFTONES avait quitté son territoire de prédilection (sans doute depuis plus longtemps que j'ai pu le réaliser) pour calmer le jeu en offrant désormais une sorte de Postprogcore mélodique, suave et habité.
Exit donc les moments de totale furie et rage éructée portés par un Chino Moreno dont la voix change certes, mais demeure toujours aussi époustouflante et habitée (sur "Entombed", il me fait encore une fois penser à Billy Corgan, leader et frontman de The SMASHING PUMPKINS – titre splendide). Il signe tous les textes ici évidemment, mis en valeur par un ensemble diaboliquement homogène, terriblement équilibré et sacrément jouissif ("Tempest", "Leathers" et ses envolées (refrains) sont juste magiques par exemple). Pour être tout à fait juste, on se prend parfois à rêver en retrouvant des relents de "Around The Fur" comme sur "Poltergeist" par exemple.

On est frappé par la justesse de l'ensemble. Cet album se révèle au fil des écoutes successives. Il faut l’enchaîner. Encore et encore… et la magie opère, de façon insidieuse. La voix de Moreno vous porte, vous fait fermer les yeux tandis que les riffs de guitares lourds et sombres comme à l’accoutumée font le nécessaire pour sublimer l'ambiance générale.
Chaque titre possède quasi systématiquement une personnalité forte et marquée. Le son, marqué par les samples plus "New Wave" globalement, donne cette tonalité si particulière à l'album.
"Gauze" fait dans le simple et efficace, "Swerve City" ouvre l'ensemble en donnant le ton sans réserve (quel putain de gros riff entêtant pour cette première claque en ouverture) et "Rosemary", pièce-maîtresse de la galette nous offre quasi 7 minutes de bonheur tantôt doux et posé, tantôt puissant et prenant… Quelle voix, encore une fois, mais quelle voix !

"Koi No Yokan" est une fantastique surprise, une évolution dans la continuité de ce que DEFTONES sait merveilleusement faire.
Aussi inattendu que jouissif, ce coup de cœur pour des retrouvailles marquées par la beauté de tous ces titres ne pourra que nous faire espérer encore de belles années en compagnie des Américains natifs de Sacramento, dernier des Mohicans, dans un rayon musical dévasté et bien vidé de sa substance.

Fermez les yeux et voyagez…

Merci DEFTONES.

Top : "Leathers", "Rosmary", "Swerve City", "Tempest", "Entombed".

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   FENRYL

 
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- Chino Moreno (chant, guitare)
- Stephen Carpenter (guitare)
- Abe Cunningham (batterie)
- Frank Delgado (samples)
- Sergio Vega (basse)


1. Swerve City
2. Romantic Dreams
3. Leathers
4. Poltergeist
5. Entombed 
6. Graphic Nature
7. Tempest
8. Gauze
9. Rosemary
10. Goon Squad
11. What Happened To You?



             



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