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BRUTAL DEATH / HARDCORE  |  STUDIO

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SKINLESS - Foreshadowing Our Demise (2001)
Par DARK MORUE le 9 Août 2014          Consultée 2122 fois

Trois ans après un premier méfait vachement glucose, les affreux de SKINLESS nous reviennent avec "Foreshadowing Our Demise". Voilà. Aucun changement de rien du tout, entre temps on a juste eu droit à un Live et un split pour refourguer des démos, pas de changement au sein du groupe, rien. Le gang reste soudé, et va ici se contenter de faire ce qu'il sait faire le mieux. Tabasser. Grogner. Ramener dans un coupe-gorge et trancher vif juste pour le fun.
Des évolutions depuis "Progression Towards Evil" ? Nope, pas franchement. C'est plus ou moins le même album. Mais avec absolument tout en mieux, plus varié et plus catchy. Du coup je sens que je vais galérer et devoir bien me forcer la main pour pondre une chronique longue, mais bon, c'pas grave, j'ai déjà fait pire avec des albums moins intéressants.

Du coup, on reconnaît d'office le style de SKINLESS. Et là, magie, les samples miteux ont disparu ! Enfin, pas tant que ça, il y en a toujours, mais cette fois on verse du côté horreur d'un MORTICIAN et c'en est fini de l'humour de bac à sable. Et c'est raccourci. Du coup on est sauvé, c'en est fini de ces interruptions qui défoncent l'ambiance pour parler de futilités et on peut se concentrer sur la musique. Et la musique (enfin faut quand même rajouter des guillemets vu le genre pratiqué) ben ça reste ce putain de Death Brutal bien teinté de HardCore New-Yorkais qui fait mal et devrait être interdit à tout ce qui ne dispose pas d'un chromosome Y. Un pur copié/collé du précédent, toujours aussi bas du front et méchant, toujours la montagne antipathique qui te retourne et te viole avant que t'aies pu dire un mot, toujours ce sale type qui te fait changer de trottoir et te tue quand même après sans raisons apparentes. Mais en mieux, en mieux de partout, et du coup ça rend complètement fou et ça explose non-stop.

La production est grandement renforcée, maintenant on est dans le gras ultime, c'est énorme, massif, ça s'écoute avec les basses à fond et une batte à la main. Les moshparts sont en nombre, sur absolument tous les morceaux, et n'ont rien à envier à celles d'un DYING FETUS dont on est assez proche dans le style (allez "Merrie Melody", il y a des morts dans la fosse). Après c'est certes linéaire à en crever et les morceaux sont interchangeables et construits pareils, mais absolument TOUS contiennent leur riff, leur instant, le machin qui fait qu'on ne le zappe pas à l'écoute. On a bien un titre plus mid-tempo et des bons gros trémolos qui font MORBID ANGEL avec "Enslavement" mais sinon, ça bourre et ça harangue sans discontinuer. Et le grand Sherwood Webber a trouvé sa voix : ultra-guttural, surpuissant, monolithique, pratiquement aussi profond qu'un Will Rahmer mais en bien plus énervé et débitant ses lignes avec hargne et charisme. Un véritable modèle de growl à ranger parmi les disciples les plus talentueux de Joe Ptacek. Juste ce qu'il fallait pour transcender cette montagne de Brutal Death dopée aux hormones, et transformer le tout en référence de son milieu.

Non, SKINLESS fait pas dans la dentelle. On se base sur un schéma simple : on alterne les gros blasts avec une vitesse d’exécution augmentée de manière exponentielle par rapport au passé et les riffs lents qui se la jouent Hooligans, qui font ressentir la veine Hardcore, avec un côté dominateur toujours plus prononcé. C'est grand, c'est sale, ça déclenche des bastons de rues dans les squats, du genre celles qui finissent à la morgue sans qu'on puisse identifier personne. Rien que "The Optimist" qui s'ouvre sur un merveilleux "Life Sucks, And Then You Die!" avant de faire péter le gros pilonnage qui roule les mécaniques puis bourriner en apnée veut tout dire et résume parfaitement tout cet esprit. Pas trop de viscères, plutôt un enfer gris et poussiéreux où chacun est livré à lui-même et où on s'entretue à des fins cannibales en évitant de se faire gazer. Si Street Trash avait été Cyberpunk, "Foreshadowing Our Demise" en aurait été la bande-son. Puissant, groove, violence, guerre, sang, masques à gaz et poings américains. Ramasse tes dents et coupe-toi avec. Et que "Pool Of Stool" achève les survivants.

Sans faire trop évoluer la formule, SKINLESS a franchi un pallier. En conservant son style et tous ses acquis mais en en faisant juste beaucoup plus dans toutes les catégories, avec une meilleure mise en valeur de tout et une assise en titane, il a réussi à s'imposer tout seul comme un grand. C'est avec des albums comme celui-là que les grands groupes naissent et prennent le devant. C'est grâce à un pavé comme ça que SKINLESS reste toujours un poids lourd dans le paysage alors qu'il n'a pas sorti d'album depuis maintenant 8 ans. Parce que ça condense ce qu'on peut faire de mieux dans un créneau précis, c'est l'élite du Death qui frappe avec des pavés et regarde de haut en agrippant les cheveux. C'est au-dessus de toi, c'est plus fort que toi, tu peux pas test, tu succombes et tu suis les ordres à genoux.
Et vous savez quoi ? Le meilleur est encore à venir...

Couilles : un album ultra testostéroné, viril à en crever, qui se fait pas prier pour te mettre la raclée que tu mérites ou pas.

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   DARK MORUE

 
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- Sherwood Webber (chant)
- Noah Carpenter (guitares)
- Joe Keyser (basse)
- Bob Beaulac (batterie)


1. Foreshadowing Our Demise
2. Smothered
3. The Optimist
4. Salvage What's Left
5. Tug Of War Intestines
6. Affirmation Of Hatred
7. Enslavement
8. Merrie Melody
9. Pool Of Stool



             



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